VI
Politesse des militaires.
La bienséance militaire a, comme on sait, quelques caractères particuliers. Officiers et
soldats ne se découvrent point en entrant à l’église , lorsqu’ils sont sous les armes ; seulement , pendant le temps de l’élévation, ils portent la main droite au devant de leur casque , bonnet , ou schako. Ce mouvement est leur salut ordinaire. Quand les soldats s’entretiennent avec un supérieur , ils tiennent aussi constamment le bord de la main sur le front.
£n entrant dans un salon, un officier dé-
E oso son sabre ou son épée. 11 n’^est pas de on ton qu’uu homme se présente chez des dames en uniforme de garde national, à moins que quelque circonstance n’excuse ou n’auto-* rise cette liberté. En habit bourgeois, les officiers peuvent porter la cravate noire.
Lorsqu’on est lié avec des militaires , en leur adressant la parole, on les nomme seulement général, capitaine : mais il serait désobligeant de leur donner le titre d’un grade inférieur , ainsi l’on ne dit point lieutenant.