‹ Manuel complet de la bonne compagnie, ou Guide de la politesse et de la bienseance dedie a la jeunesse de deux sexesChapitre 12 sur 35 · VII · texte numérisé non relu

VII

Politesse des ecclésiastiques et religieuses ; égards qui leur sont dus.

Le prêtre doit être considéré sous deux rap-

Ï torts. Lorsqu’il exerce son saint ministère ; orsqu’il prend part aux relations de la société. Dans le premier cas, il est l’objet d’au respect spécial^ et même le titre à lui don^ ner , les paroles à lui adresser , l’attitude à

prendre en lui parlant , sont régle'es par la liturgie.

Mais , quoique recclésiastîque ne soit plus dans le monde l’objet d’une vénération religieuse , le représentant de Dieu ; comme ministre des autels , il a droit à beaucoup de respect et de déférence. Une conversation trop enjouée , des danses, des chants d’amour seraient déplacés 'en leur présence.

Les prêtres ont deux écueils à éviter dans la société. L’habitude de prêcher une morale austère et sacrée , de catéchiser , de reprendre avec autorité les pénitens , leur donne parfois un ton dogmatique et sévère, pédantisme de morale lout-à-fait contraire à l’amabilité sociale. Parfois aussi , pour prévenir ce résultat qu’ils sentent presque inévitable , d’autres ecclesiastiques, surtout les plus âgés, te livrent à d’inconvenantes plaisanteries que n’oseraient se permettre les hommes du monde. Une gravité douce , une gaîté tempérée , une urbanité noble et touchante, tels senties caractères qui doivent distinguer l’ecclésiastique dans le monde.

Nous avons dit qu’on donne ordinairement le nom de Monsieur aux prêtres : on y ajoute leur titre s’ils sont curés , car si l’on dit, eu leur parlant , monsieur le curé , on dit rarement monsieur le vicaire, et encore moius monsieur V habitué de paroisse. Nous en avons indiqué le motif en* apprenant qu’on donne seulement aux militaires les titres de grades supérieurs. Dans l’intimité, on peut dire curé tout court , comme ou dit capitaine:

Voici les titres adoptés pour différentes personnes religieuses.

Les frères des écoles chrétienne ou de tout autre ordre , reçoivent le nom de frères.

Les religieuses et filles de la charité doivent êtres appelées sœurs. Les lettres qu’on leur adresse portent cette suscription:

^ ma sœur , ma très chère sœur N.

Si l’on n’est point du tout familier avec elles , et qu’on éprouve de l’embarras à les nommer ma sœur , on peut les appeler madame mais mademoiselle , jamais ! cela paraîtrait peu respectueux.

P£ LA BIENSÉANCE RELATIVEMENT AUX relaxions SOQALES.

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