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meme, sera inlimide, s’il sait que vous exposez une somme considérable sur la foi de son. habileté ou de sa fortune; celui contre lequel vous pariez peut , de son côté, être humilié de cette espèce de défi.
Quand la maîtresse dé la maison a fait dresser les tables de jeu ^ elle prend autant de caries que chaque jeu démande de joueurs,, et les présente aux personnes de la société , cil commençant par celle qu’èlle veut honorer. Accepter une carte , c’est prendre l’engagement de- jouer. L’assortiment d'es joueurs, réclame tous les soins d^une maîtresse dé maison, car il est des gens dont personne ne se soucie pour partner. Ce sont , outre les.
mauvais joueurs, ceux qui , peu habitués au jeu , s’arrêtent long-temps à réfléchir , fredonnent entre leurs dents, frappent des pieds sous la table, tambourinent avec leurs doigts., sur le tapis , qui prétendent que le voisinage de telle personne leur porte malheur ,.
demandent à mêler les cartes hors leur tour afin de faire, tourner la chance , etc.
Les maîtresses de maison éprouvent, outre l’embarras de placer ces joueurs malencontreux J assez d’ ennui pour éviter de placer ensemble à la meme table de jeu , dés gens, séparés par des antipathies. Il ne lui faut pas oublier non plus de ne pas réunir au jeu des membres d’une même famille , qui nécessailenienl ne gagnerai ent p as avec plaisir l’argent l’un de l’àutrelP*^
Quand on- commence la pallie , on salué
par une inclination de tête les personnes avec qui l’on joue , en leur distribuant les caries pour la première fois. Les messieurs ont soin de ramasser les cartes à la fin des parties , de les rajuster, et de les présenter à la danie qui doit faire.
On peut sans incivilité demander à quelqu’un s’il pratique tel jeu, meme s’il le joue bien ; on peut interroger les invités sur le» partners qu’il désirent. La partie la plus liojiorable^ celle de la maîtresse de la maison, ne peut jamais se refuser, à moins que l’ou ne sache pas manier les cartes.
Dans les maisons où il est d’usage de payer les cartes, chaque joueur, en finissant la partie, place en silence sa rétribution sous le flambeau.