‹ Manuel complet de la bonne compagnie, ou Guide de la politesse et de la bienseance dedie a la jeunesse de deux sexesChapitre 28 sur 35 · S III · texte numérisé non relu

S III

Petüs Jeux de société.

Ces jeux, appelés innocens, plaisent en géïiéral beaucoup aux jeunes personnes des deux sexes , parce qu’ils donnent du mouvement, qu’ils exigent de l’activité et de la mémoire, et qu’ils exercent l’esprit. 11 y faut cependant apporter , comme dans toute chose , de l’attention, de la délicatesse et de la bienséance. On ne doit point chercher à s’y faire remarquer par trop de vivacité ou par trop de liberté. Il faut se contenter d’y avoir de l’esprit h son tour , *H||||^ndre part au plaisir commun, sans prétention comme sans cmpiç^-

spment. On doit tViter surtout de lancer de»

traits mordans , de faire des complimens déplaces , et d’ imposer des pcniiences mortifiantes.

Un jeune homme ne doit point prendre une demoiselle par la taille , ni s’emparer d’un ruban ou d’un bouquet , ni s’attacher exclusivement à la même personne. 11 doit être aimable et gai envers toutes.

Le choix des divers jeux appartient aux dames. Celle qui reçoit doit veiller à les varier j dès qu’elle s’aperçoit qu’un jeu perd de son intérêt elle doit en proposer un autre.

11 y a presque toujours dans la société des personnes qui veulent dominer et donner le ton ; c’est un travers ou un défaut de bienséance qu’il faut éviter. On peut modestement proposer un jeu, ouvrir un avis ; mais il ne faut jamais prétendre à faire la loi, ni même insister pour faire adopter sa proposition. Dès qu’ell^ jae plaît pas généralement, il faut savoir s'e taire et se résigner de bonne grâce , aux décisions de la majorité.

Dans les jeux de société , les pénitences qu’on impose à celui qui doit retirer un gage, consistent assez souvent à embrasser une ou plusieurs dames de la compagnie: comme on ne peut vous refuser, puisque vous suivez la loi du jeu, metlez-y une décence telle, que la pudeur ne puisse s’ en alarmer.

Si 1’ ou vous ordo|B^«de faire aux dames ou demoiselles des cOTfiaences à voix basse, fai xs-les fort courtes , pour qu’on ne sou^-

«onne pas que vous dites autre chose que des complimeus.

N’ ordonnez point de pe'nitence qui puisse blesser quelqu’une des personnes de la conapagnie;

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