‹ Manuel complet de la bonne compagnie, ou Guide de la politesse et de la bienseance dedie a la jeunesse de deux sexesChapitre 8 sur 35 · J III · texte numérisé non relu

J III

Politesse des hommes de loi et de leurs cliens,

La politesse est chose assez difficile pour celte classe respectable qui voit sans cesse passer sous ses yenï des gens constamment

aniinëi d’un senliment qui rend très peu aimable , l’intérêt. De plus , habitues à réfuter leurs adversaires , obligés de le faire prom-

S tement, ils acquièrent , en général , une sorte e brusquerie , un ton tranchant , un besoin de contradiction , dont Us doivent bien se défier dans le monde , et même dans leur cabinet.

La familiarité des informations ordinaires de la santé n’est point d’usage entre les avoués , les avocats et leurs cliens , à moins qu’ils ne connaissent ceux-ci d’ailleurs. Cependant ils sont obligés à garder des bienséances inconnues aux gens de bureau.. Ils saluent en se levant , font asseoir , reconduisent les gens, ils observent ce qui est dû. au sexe, au rang , à l’âge.

Quant aux cliens , ils doivent se conformer aux règles ordinaires de la civilité y ils doivent , en outre , ne donner aucunes marques d’impatience quand ils attendent le moment où l’on pourra les recevoir. Ils feront attention à être clairs et précis dans la narration de leurs aâaires , à ne pas im.portuner par de vaines répétitions , par des déclamations

Î iassionnées , le juriscoinulte qui les écoute. Is considéreront aussi que ses momens sont précieux , et se retireront aussitôt qu’ils l’auront suf^sammeut instruit de leurs interets.

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