‹ Manuel complet de la maitresse de maison et de la parfaite ménagère, ou Guide pratique pour la gestion d'une maison à la ville et à la campagne, contenant les moyens d'y maintenir le bon ordre et d'y établir l'abondance. Par Mme Gacon-Dufour. Seconde édition, mise dans un nouvel ordre et très augmentéeChapitre 13 sur 28 · ET D · texte numérisé non relu

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botière d’étain ou de fer-blanc, et une cuiller de buis à long manche, le cuilleron coupé en travers, pour ja rendre coupante.

On prend une livre de glace , autant de sel de cuisine, et deux poignées de charbon en poudre grossière, On pile la glace, quise vend Mes les glaciers. On la mêle avec le sel et le charbon dans le seau à glacier. Le seau est étroit , et il a plus de profondeur que la serbotière; car elle doit être embrassée par la glace, qui n’occupe autour d'elle qu'une épaisseur d’un pouce et demi à deux pouces.

On verse son sorbet dans la serbotière , dont le couvercle est garni d’une main. Il ne s’agit plus que de tourner la serbotière dans la glace,

et cela sans discontinuer, pour éviter qu’il ne se forme des glacons isolés, car le mérite de la glace est d’être glacée uniformément. On ouvre par intervalles la serbotière pour détacher la portion qui se condense sur les parois , et la ramener au centre. La masse égnlement prise, on la laisse dans la serbotière j jusqu'e au moment de la servir.

Les sorbets qu'on met encore tièdes dans la serbotière se glacent plus promptement que froids. Ne glacez pas trop fortement; ce qui a lieu dans les glaces en tablettes. Beaucoup de gens préfèrent même des sorbets neigeux. Rien n’émousse le goût comme un froid excessif, et alors une glace, outre-passant son effet tonique; nuit souvent à la digestion.

C laces économiques à la neige.

En hiver, par les temps de neige, mettez de la neige dans un sirop quelconque, frappez légèrement de glace, et vous aurez des glaces excellentes.

Glacière économique de M. Belanger, architecte.

Prenez une tonne à mettre de l'huile, cerclée avec des cerceaux de fer ; défoncez.la par le haut ; par le bas, pratiquez, au milieu, un trou de louverture d’un bouchon de liége. Mettez dans cette tonne une tinette de la forme à peu près de celle qui sert à battre le beurre, si ce west qu’elle est d’un tiers plus large et plus haute. Gette tinette doit être posée sur deux pièces de bois qui empêchent que son fond ne touche celui de la tonne.

Quand elle est bien établie, on fait remplir les intervalles , de la tinette à la tonne, de charbon pilé ou écrasé. Coïffez la tinette d’un couvercle qui se lève au moyen d’une poignée, et que ce couvercle contienne, en dessous, un ou plusieurs crochets pour attacher les bouteilles ou autres vases que l’on voudra faire rafraîchir.

Sur le couvercle repose un sac de deux pieds carrés , également rempli de poussière de charbon , et par-dessus tout un second couvercle qui ferme l’orifice de la tonne.

À l’époque des dernières gelées, remplissez la tinétte de glace pilée ou de neige bien foulée (la première est préférable); placez la tonne dans une cave ou cellier bien frais, de manière àêtre enfoncée des quatre cinquièmes de sa hauteur. Les terrains humides, ou qui pourraient être baïgnés par l’eau , ne sont pas convenables pour conserver cette glacière ; les terrains sablonneux conviennent beaucoup mieux.

Chaque fois que l’on veut avoir du liquide à la glace, on lève le couversle de latonne, le sac rem- Pli de charbon et le couvercle de la tinette ; on suspend par un cordon sa bouteille au crochet du

couvercle, et on referme exactement le tout pendant une demi-heure : ce temps est suffisant pour obtenir le plus grand degré de froid. On peut mettre quatre ou cinq bouteilles, pourvu qu’on ait soin de ne point négliger de fermer exactement toute communication de l'air extérieur avec la glace.

Une soupape, pratiquée au fond de la tinette (soupape de Parcieux), sert à laisser écouler l’eau de la glace qui se fond, sans laisser d’accès à l’air extérieur.

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