‹ Manuel complet de médecine légaleChapitre 24 sur 97 · EXAMEN CADAVÉRIQUE MÉDICO-LÉGAL · texte numérisé non relu

EXAMEN CADAVÉRIQUE MÉDICO-LÉGAL

Le médecin légiste est souvent appelé à procéder à l'examen d'un cadavre , pour reconnaître quelle a été la cause de la mort, le temps qui s'est écoulé depuis qu'elle a eu lieu , l'âge de l'individu ; questions qui se rattachent à l'infanticide , et aux dilFérens genres de morts , tels que par l'asphyxie par submersion, par strangulation, l'empoisonnement, l'homicide par coups ou blessures. Il est donc nécessaire que ses recherches soient faites avec méthode , pour que rien n'échappe à son attention : car on a vu de simples négligences donner lieu à de longues procédures , qui entravaient la marche de la justice , et compromettaient la réputation et la fortune de ceux qui les avaient commises. Dans tous les cas, le médecin doit être accompagné par un officier civil.

Examen juridique du cadavre d'un adulte. Précautions nécessaires dans Les exhumations.

Comme les corps que l'on est chargé d'examiner peuvent avoir éprouvé un degré de putréfaction plus ou moins avancé , l'homme de l'art doit toujours employer les précautions qui sont nécessaires pour préserver sa santé et celle des personnes qui lui prêtent assistance , car il arrive quelquefois que la putréfaction' est si grande, que les miasmes qui s'exhalent continuellement du corps lorsque l'on procède à l'exhumation , pourraient devenir fatals si l'on n'avait le soin de les détruire et de paralyser leur action. C'est ainsi que M. Orfila recommande d'avoir un nombre d'hommes suffisant pour que l'exhumation soit faite promptement ; d'arroser plusieurs fois la terre avec une solution de chlorure dé

chaux , dans la proportion d'une once sur une livre d'eau ; les ouvriers doivent se servir de bêches , qui permettent d'avoir la tête plus éloignée du sol , et l'on peut encore leur conseiller de s'entourer la bouche et le nez d'un mouchoir mouillé avec du vinaigre. Si le cercueil est intact, on l'enlève entier , autrement l'on verse par les fentes une assez grande quantité de la liqueur pour que le cadavre en soit pénétré. On détruit ainsi toute odeur, et il suffit d'exposer le corps à un léger courant d'air, pour être à l'abri de tout danger.

Circonstances accessoires dont on doit faire mention.

Avant de procéder à l'ouverture du cadavre, on doit noter le lieu qu'il occupe, quels sont les vêtemens qui le couvrent, s'il existe des armes aux environs ; quelle est leur situation par rapport à lui ; si elles sont dans la main , quel est le degré de contraction des doigts ; on suitles traces de sang ; la terre ou l'herbe ont pu être foulées. On indiquera la position du corps , qui peut éclairer, sur la cause de la mort et sur les circonstances qui l'ont précédée , ainsi que sur plusieurs phénomènes organiques , qui sont le résultat d'une congestion sanguine toute physique , dans, les parties les plus déclives.

Examen de l'extérieur du corps.

On enlève ensuite les vêtemens avec soin , et l'on mesure exactement, et sans s'en rapporter à une approximation souvent trompeuse, la longueur totale du corps : On indique son degré de maigreur ou d'embonpoint, la coloration de la peau, celle des cheveux, les cicatrices, les signes naturels, l'état des dents, afin que la question d'identité ne puisse rester obscure , si elle venait à être agitée : les plaies doivent être soigneusement observées, on a en note la situation , la direction et la profondeur ; on remarque les moindres contusions , les ecchymoses, et on les fait distinguer des taches qui annoncent un commencement de putréfaction. Il est presque inutile de dire que l'on doit laver la peau, si elle était couverte de boue, de poussière, ou de toute

iutrc matière qui pût mettre obstacle à ces observations; lorsqu'il existe plusieurs blessures; on cherche à reconnaître, d'après eux position , leur nombre, etc., si elles démontrent que l'inmdu ait opposé de la résistance. Lorsque les chairs sont trop 'Itérées pour fournir quelque indice , on examine les os qui pouront être fracturés ou profondément entamés ; dans les cas où le orps ne pourrait être étudié en place , on le ferait envelopper ans un linceul ou une couverture , sur laquelle l'officier civil pposerait son sceau , afin de bien constater que rien n'a pu être aangé , et le transport devrait avoir lieu sur une civière, ou, à on défaut, dans une voiture, en ayant soin de bien clore les armes et la bouche , afin qu'aucun fluide ne pût s'en échapper, : l'on préserverait la tête et les autres parties du corps , de l'eft des cahots qui pourraient causer quelques lésions,.

Détails particuliers sur l'examen du fœtus.

i L'examen du corps d'un fœtus mérite des détails particu- :rs. Ainsi, la couleur de la peau , qui est ou n'est pas recourte d'un enduit sébacé; l'état de répiderm.e et du cordon :ibihcal qui a été coupé ou rompu plus ou moins près de l'ab- [•men ; son insertion plus ou moins élevée, sont des considérais importantes. Il en est de même du poids total de l'individu, degré de développement de ses organes, et de tous les signes i indiquent son âge , sa viabilité, le temps qu'il a vécu , celui (>uis lequel il est mort. (Voy. Viahilitè , Age , Putréfaction.)

ne peut mettre trop d'attention à l'examen des lésions extétures, telles que les contusions, les piqûres , les enfoncemens les fractures du crâne; les traces de strangulation avec un et, les doigts; la suffocation par des corps étrangers introduits lis la bouche ou les narines ; enfin , à bien faire distinguer les ^rations qui démontrent l'assassinat , de celles qui dépendent causes naturelles , ou de violences exercées après la mort. (Voy. ifanticide.)

Manière de procéder aux autopsies.

'Les règles générales sont d'examiner successivement les trois,

grandes cavités dn tronc , la tête , la poitrine et l'abdomen ; car c'est là que se rencontrent le plus fréquemment les lésions graves; i les membres étant rarement le siège de blessures capables de faire perdre la vie. Alors même que l'on trouverait dans ses premières recherches des altérations suffisantes pour expliquer la. mort, on ne devrait pas, pour cela , se croire dispensé de terminer l'autopsie ; car l'examen des autres cavités pourrait être encore d'une très-grande valeur; c'est ainsi que deux blessures ayant été faites à la poitrine et a l'abdomen par des individus différens* il peut devenir nécessaire de savoir laquelle des deux était la plus promptement mortelle ; iin homme peut avoir été empoisonné et frappé ensuite J des causes apparentes de la mort n'excuseraient pas une négligence qui peut avoir de graves conséquences : on ai vu des scélérats mettre le feu à une maison après avoir assassinai plusieurs personnes , afin de mieux cacher leur crime ; les corptf profondément brûlés , ayant été examinés par le chirurgien chargé» du rapport, il déclara que la mort avait été causée par l'actioil du feu ; heureusement que plusieurs circonstances vinrent éclai I rer la justice ; on avait retrouvé un des cadavres à une centain I de pas du lieu de l'incendie ; on avait reconnu des traces dcbleil sures; l'exhumation ayant été ordonnée , une nouvelle enquêt m ne laissa aucun doute sur la vérité , et l'on découvrit le coupable! Les hommes de l'art ne doivent pas non plus se permettre danii aucun cas de relater des faits qu'ils n'auraient pas observés; ca»I, malgré le jugement que nous allons rapporter, de pareilles actioKÉt passeront toujours aux yeux de la société pour une négligeneli et une légèreté blâmables , alors même que la loi ne les punirai, pas. « En 1826 , dit 31. Briant, les sieurs D. et J. sont appel*!,', pour faire l'examen juridique du cadavre de N. , meunier dans I commune de P. , lequel avait été trouvé debout , la figure oj|i| puyêo contre la pente très-douce de la chaussée de son êtan 'A les Iras étendus , le chapeau sur la tête , et seulement recom^ vert de deux oti trois pouces d'eau ; les pieds étaient c/ifonam . de sis pouces dans la vase. Ces experts omettent d'ouvrir Jy.. crâne , et rapportent cependant qu'ils ont trouvé le cerveau cil., gorgé. Une contre-visite ayant été ordonnée, il fut constaté q'I , l'ouverture de crâne n'avait pas été faite. Les premiers rappdf (,

tours furent traduits devant la Cour d'assises d'IUe-et-Villaine , accusés d'avoir constaté comme vrai un fait faux, dans un proecsvcrbal qu'ils rédigeaient en qualité d'officiers publics, parce qu'ils I avaient déclaré qu'ouverture faite du cadavre , ils avaient donné I une attention particulière aux viscères et organes de la tête, . ainsi qu'au cerveau, qu'ils avaient trouve engorgé. ( Extrait de l'acte d'accusation. ) Ils furent acquittés, par la raison que les | gens de l'art n'étant pas des officiers publics , mais de simples u arbitres, on ne pouvait leur appliquer la disposition de l'article ; i46 du Code pénal. Mais une longue détention, des débats toui jours pénibles , une procédure dispendieuse , furent le résultat de l'oubli du principe le plus simple de la médecine judiciaire.

Jamais on ne doit faire aucune incision inutile , parce qu'elles i déforment les parties, jettent du désordre dans l'examen, et » s'opposent à ce qu'une contre-visite soit facile. Pendant la dis-

i section et à l'ouverture de ebaque cavité , on asperge le corps

ii avec du chlorure de chaux ou de soude , des liqueurs alcoholi- <ques, etc. S'il était nécessaire de séparer quelque organe, on ! l'envelopperait dans une serviette qui serait scellée par l'officier l civil, ou bien on le déposerait dans un vase vide, ou rempli d'alircohol qui porterait également le sceau, afin qu'il soit constant çque rien n'a pu être changé. On ne confie les pièces qu'à des personnes sûres; car on a des exemples de soustractions, qui peuvent entraîner de graves conséquences ; M. Chaussier s'est jnstel ment élevé contre l'usage de remplir les cavités splanchniques de s son , de sciure de bois , de cendres , de chaux vive, car ces poucdres changent tellement l'aspect des parties, que l'on aurait 1 beaucoup de peine à reconnaître les faits annoncés dans un preimicr rapport ; si l'on était obligé de faire de nouvelles recherches. ( (Voyez la Thèse de M. Renard. )

Les instrumens nécessaires sont des ciseaux et des bistouris ; iodes sondes, des érygnes, une pince à disséquer, un entérotome, uun rachitome, un marteau à masse pesante, des stylets, une Mcic, un compas, etc., et une table assez longue pour que le corps y puisse être étendu.

Ouverture du crâne. Après avoir rasé les cheveux et s'Être i assuré de l'état des tégumens qui peuvent offrir des traces de con-

tiision , des ecchymoses , des bosses sanguines , de la tuméfaction, des abcès, des plaies, etc., on fait deux incisions cruciales, dont l'une s'étend depuis l'épine nasale jusqu'à la protubérance occipitale externe, et l'autre depuis la région auriculaire supérieure, jusqu'à celle du coté opposé , en passant par le sommet de la téte. On détache les quatre lambeaux , et on les renverse sur leur base, en ayant soinderuginer le péricràne si on le juge convenable. On peut alors constater les diverses altérations subies parles qs, et l'on ouvre le crâne au moyen de la scie ou du marteau.

Chacun de ces moyens a des avantages et des inconvéniens 5 le premier, qui est généralement employé, doit être préféré toutes les fois qu'on soupçonne des fractures des os. On trace alors une ligne circulaire qui, partant de l'épine nasale, passe au-dessus"des apophyses zygomatiques, mastoïdes, et vient se terminer à la protubérance occipitale ; et en la suivant avec la scie , on détache toute la voûte du crâne. Il faut de grandes précautions pour ne pas endommager la dure-mère et le cerveau; car la scie étant droite et agissant sur une surface courbe et d'inégale épaisseur , il est fort difficile d'éviter cet accident.

Afin d'enlever le cervelet , on conseille deux nouveaux traits de scie qui, partant des apophyses mastoïdes, vont tomber sur le trou occipital. Avec un peu d'habitude, on se passe très-bien de ces secondes coupes , que l'on peut d'ailleurs éviter en portant la première au-dessous de la protubérance occipitale. La boîte osseuse s'enlève le plus souvent avec facilité , mais quelquefois elle est très-adhérente àla dure-mère , et il faut passer le manche d'un scalpel au-dessus de cette membrane pour la détacher. On aperçoit alors les méninges à nu; on fait deux petites ouvertures à la dure-mère sur le côté , à un demi-pouce environ de la grande faux cérébrale , et au moyen des ciseaux ou du bistouri , on l'incise de chaque côté et d'avant en arrière dans tonte sa longueur. Un nouveau coup de ciseaux divise la dure-mère transversalement, et l'on forme ainsi quatre lambeaux qui correspondent aux lambeaux tégumentaircs , et que l'on renverse comme eux. Il suffit alors d'inciser la faux cérébrale dans sa partie moyenne , et d'en rapporter les deux moitiés, l'une en avant, l'autre

arrière, pour qu'il soit facile de soulever le cerveau en couoant successivement tous ses nerfs, et après avoir ouvert la .ente du cervelet, en suivant les bords postérieurs du rocher, dé létacher complètement tout l'encéphale- par l'incision transersale de la moelle, à moins que l'on n'aime mieux l'examiner n place.

Lorsque l'on se sert du marteau de préférence à la scie, on K'btientde grands avantages; l'opération est extrêmement rapide i facile, tandis que l'action de la scie, est toujours longue et énible j jamais on n'ouvre la durc-mère ; et pour peu que l'on m d'habitude, on ne fracture que la partie de l'os sur laquelle orte le bord tranchant de l'instrument. Depuis que je m'en sers , ilne mYst jamais arrivé d'opérer dé fracturés qui sé prolongeas- *nt à la base du crâne : toutefois ; j'avoue qu'il est plus prudent 'employer la scie lorsque l'on soupçonne de pareilles lésions.

Lorsque l'on procède à l'ouverture du crâne d'un fœtus où 'un enfant peu éloigné du moment de sa naissance , on se sert de «seaux pour séparer les os les uns des autres ; les fontanelles .nt encore assez larges et les lames cartilagineuses des Sutures Mez flexibles pour rendre cette opération facile; on commence vxr détacher un des pariétaux , et ensuite les autres os. êuverturè durachis. On n'examine ordinairement le canal

■ ■chidien qu'après la poitrine ét l'abdomen , dans la crainte que *s secousses violentes que l'on imprime quelquefois , ne déran-

Mit des rapports importans; mais, pour l'ordre dé la description, i u cru devoir placer cette opération après l'ouverture de la te.

Le cadavre étant étendu et touché sur le ventre , on fait une l cis.on transversale de l'une des apophyses mastoïdes à l'autre, . passant au niveau du grand trou occipital; et à partir de ce ' «nt , on en pratiqué une seconde , longitudinale , qui passe aussus de toutes les apophyses épineuses, et qui s'arrête aux m.eres sacrées. On renverse le lambeau cutané à droite et à i ttche , ainsi que la masse musculaire qui remplit les gouttière» trtébrales jusqu'à l'articulation des côtes; et au moyen du ra-

■ Home , on ouvre les lames transversales des vertèbres. IleSt l trémement difficile d'appliquer la scie ordinaire à cette opéra-

lion , et le meilleur instrument est une double scie , à surface convexe , qui agit en même temps des deux côtés , et n'a besoin que d'être promenée sans beaucoup de force , parce qu'elle agit par son propre poids. (Cet instrument a été inventé par Rapport, infirmier, chargé de l'amphithéâtre du Yal-de-Grâcc.) On incise ensuite la dure-mère rachidienne sur la ligne moyenne, et l'on aperçoit à découvert la moelle et les origines des nerfs.

Ouverture du thorax. Je sépare cette opération de l'ouverture de l'abdomen , parce qu'en suivant le procédé des auteurs, qui veulent que l'on réunisse ces deux cavités parla même incision , on ne pourrait étudier séparément les épanchemens qui se rencontrent simultanément , et qui se confondraient lors de la section du diaphragme. Pour examiner le pharynx et les voies aériennes dans toute leur longueur, on porte le bistouri sur la ligne médiane, au-devant du bord inférieur de la mâchoire, etl on conduit l'incision jusqu'au bord supérieur du sternum. Ces de ce point que l'on en fait partir deux autres , qui passent su les parties latérales de la poitrine , et s'étendent sur l'abdomen , où elles ne comprennent que la peau, et se terminent au pubis On désarticule le sternum avec la clavicule j et après avoir sci< les côtes, on enlève la paroi thoracique antérieure, que l'on reu verse. Tous les organes contenus sont alors à découvert , et L péricarde est intact. Pour mettre à nu la trachée-artère , le laryn: et l'arrière-bouche , on peut suivre deux procédés ; ou bien l'oi renverse la peau sur les côtés, et l'on détache les muscles de 1 face postérieure de la mâchoire , de sorte qu'il suffit de couper le piliers du Palais, et tout-à-fait en arrière, la paroi pharyngienne pour dégager la langue et découvrir l'arrière-bouche , que l'o peut dès lors observer aussi complètement que possible, et l'o peut enlever l'appareil hyoïdien , le larynx et une portion d pharynx avec les poumons et le cœur , en exerçant une légci traction sur ces parties , et en détruisant les adhérences de trachée et de l'œsophage dans la région cervicale ainsi que celU du péricarde avec le diaphragme} ou bien, lorsque l'on ne vei pas qu'un organe soit déplacé, on incise la lèvre inférieure, J l'on scie la mâchoire sur la ligne médiane , de manière à va toute l'arrière-bouche en déprimant la laDgue, et divisant 1"

iLtilicrs du voile du plais. En exécutant ces diverses coupes , il I Laut avoir soin d'observer , s'il ne se rencontre aucun indice de [Lésions; car celles-ci étant l'objet des recherches, elles doivent jktre étudiées dans tous leuis détails, dès qu'elles se présentent.

■ Abdomen. Pour mettre à nu les viscères abdominaux , on IL-épare les attaches du diaphragme aux côtes , et l'on coupe les

Lnuscles en suivant la section déjà faite à la peau. Quelques précautions doivent être prises dans l'examen du tube digestif, i. Lorsque l'on soupçonne la présence du poison ; nous les indiquerions plus tard. (Voy. Empoisonnement)

Bassin. Un trait de scie appliqué sur la branche transversale 1 Itlu pubis et de l'ischium, et répondant à la partie moyenne du trou llibturateur , permet de renverser la paroi antérieure du bassin, jllprès avoir divisé les muscles qui la recouvrent, l'on peut étu- . S. lier les organes contenus dans sa profondeur, il Membres. Lorsque la difformité , la mobilité ou la coloration :p l'un membre annoncent quelque altération, on doit la rechercher JLbt en décrire tous les caractères ; autrement l'on se borne à faire jk<(uelques grandes et profondes incisions pour s'assurér de l'état . pies muscles car il se pourrait qu'il y eût de vastes épanchemens

■ kj.anguins et des lésions très-grandes que la seule inspection de I lia peau ne ferait pas soupçonner.

j Lorsque l'examen cadavérique est. terminé, toutes les parties .llloivent être remises dans leur situation naturelle; les incisions J [redousues à grands points, elle corps nettoyé. On ne le dépose J U lans le cercueil qu'après l'avoir fait mettre dans un drap qui est jk.'ousu , et ensuite scellé par le commissaire. Si l'estomac, une I kinse d'intestin, ou toute autre partie , avait été enlevée , il fauj udrait le constater dans le procès-Verbal.

PUTRÉFACTION

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