ANIMAUX VIVANS. 25D
datent pas soustraits aux conditions hygiéniques ; a" si lessuliianccs vénéneuses pouvaient seules déterminer des aceidens , et N étaient jamais décomposées , rcjelées ou absorbées. Mais il n'en ii.t pas ainsi, et nous allons exposer les circonstances qui em- }ehent souvent d'en tirer des conclusions certaines :
i° Diverses précautions sont nécessaires pour que les expériences ne soient pas frappées de nullité. Il faut que les matières que on porte dans l'estomac des animaux ne puissent être rejetées, t qu'elles ne soient pas mélangées à des substances étrangères, .uelquefois susceptibles de les décomposer, et d'en altérer les affets délétères sur l'économie.
Pour satisfaire à ces conditions , on met à découvert , à la réi ion cervicale , l'œsophage d'un chien sur lequel on opère , et qui ■ oit être choisi vif , bien portant , et à jeun depuis huit ou dix eures ; les nerfs et les vaisseaux voisins seront ménagés . afin de •e pas aggraver l'opération. On passe ensuite une ligature autour ce ce conduit, afin de l'attirer hors de la plaie ; et, l'incisant i ans une petite étendue, on y introduit le bec d'un entonnoir en erre dans lequel on verse les liquides que l'on croit empoisonnés; i les matières sont solides , on peut les introduire de la même manière , après les avoir divisées , et les avoir mêlées à de l'eau disillée si elles étaient en poudre; ou bien , comme le conseillent [uelques auteurs , les envelopper dans de petits cornets de papier rès-miuce, et les pousser par la plaie dans l'intérieur de l'œsoihage : on lie ensuite ce conduit au-dessous de la plaie , et l'on Abandonne l'animal , certain que les substances portées dans l'esomac y resteront sans aucun mélange.
Des expériences directes ont appris qu'aucun accident grave ne •uit immédiatement cette opération ; les animaux sont seulement tbattus; ils exécutent quelques mouvemens de déglutition, comme à un corps étranger leur était resté dans la gorge. Mais ils ne présentent pas ordinairement de nausées , ni aucun effort de vomislement , circonstances nécessaires à connaître pour distinguer les iccidens de l'opération de ceux du poison.
3° Il est quelques maladies dans lesquelles les tissus et les liquides acquièrent des qualités délétères, et peuvent devenir de véritables poisons. Le charbon, les diverses espèces de typhus,