EXPERIENCES
certaines affections arec adynamie en «ont des exemples. On a observé également d'autres maladies , dites spontanées , dans lesquelles les fluides, et principalement la bile, devenaient des substances extrêmement vénéneuses. Dés lors, il faudra s'assurer avant tout, que la personne que l'on croit empoisonnée n'a pat succombé à un de ces états morbides.
3° Dans un assez grand nombre de oas , le poison peut être décomposé; ainsi , le sublimé corrosif sera passé à l'état de protocblorure, l'émétique aura perdu ses propriétés par son mélange avec une infusion amère contenant du tannin, et l'on sait que le quinquina paralyse complètement son action , en décomposant ce sel; le beurre ou chlorure d'antimoine sera transformé en oxide de ce métal ; et beaucoup d'autres préparations appartenant au règne minéral pourront, après avoir causé la mort, être altéiées par les matières alimentaires contenues dans l'estomac, et devenir des corps inertes sans aucune action nuisible sur les animaux que l'on soumet aux expériences.
Nous avons dit qu'il était aussi des substances vénéneuses qui étaient absorbées facilement, et qui allaient porter leur action funeste sur le système nerveux, sans qu'il fût possible d'en découvrir de trace dans aucun des organes. 11 se peut, dans ce cas, que les liquides, que l'on porte dans l'estomac des animaux n'en contiennent pas un atome, et qu'ils ne déterminent aucun accident.
Enfin, les vomissemens et les déjections alvines sont de» symptômes si fiéquens, et ces évacuations sont quelquefois si abondantes et si répétées , qu'il peut arriver que le poison ait été entièrement rejeté , et que les liquides que l'on trouve dans le tube digestif n'en contiennent pas lapins petite parcelle.
Il semblerait résulter de ces remarques que l'on n'oblmidrait, des expériences sur les animaux , que des résultats insignifians; mais i\ n'en est pas ainsi; quoiqu'elles ne puissent donner ordinairement de certitudes absolues, elles permettent cependant d'établir de très-fortes probabilités , et sont fréquemment les seules épreuves auxquelles il soit possible de recourir. Car, malgré Içs immenses progrès que M. Orfila a fait faire à la toxicologie, et les travaux d'une foule de savans sur