SOPHISTICATION DES MATIERES ALIMENTAIRES
cule est plus considérable; si le lait a été soumis à l'ébullition précipité est bleu.
Sophistication par Voxide de zinc. Pour donner au lait us d'épaisseur, on a quelquefois ajouté assez d'oxidc de zinc iur en rendre l'usage dangereux; il suffit d'y verser de l'acide lfurique et de filtrer le coagulum pour obtenir du petit lait, .ns lequel les alcalis et les hydrosulfates font naître un précité blanc ; on le calcine avec de la potasse caustique et de la •udre de charbon , et il reste au fond du creuset un petit culot zinc métallique.
Sophistication par le sous-carbonate de potasse . Cette fraude, iployée pour empêcher la coagulation , se démontre par les opriétés alcalines de la liqueur , qui fait effervescence avec les ides, et qui précipiterait en jaune-serin par l'hydrochlorate
• platine.
Du vin.
'Sophistication par la potasse oit la chaux. On verse quelqucs de la potasse, de la chaux ou de la craie dans le vin , pour èter sa fermentation acide; il se forme alors de l'acétate de tasse ou de chaux; après avoir fait évaporer la liqueur, on ite le résidu parl'alcohol , qui s'empare de ces sels calcaires ; ydrochlorate de platine y fait naître un précipité jaune-serin , 'on a employé la potasse; et l'acide oxalique, un précipité
Énc insoluble dans un excès d'acide, si l'on s'est servi de iux. Pour constater la présence de l'acide acétique , on fait
; iporer une partie de la solution alcoliolique , et en versant dques gouttes d'acide sulfurique sur le résidu , il se dégage ••sitôt des vapeurs d'acide acétique (vinaigre) , reconnaissable >n odeur. Tous les vins contiennent naturellement de l'acétate potasse et de chaux, mais en si petite quantité, que cette cir-
■îstance ne pourrait cacher la fraude.
* Sophistication par Voxide de plomb , la cèruse , et quelques 'rcs préparations saturnines. M est facile de démontrer dans in la présence d'un sel de plomb. Il suffit de le décolorer par lilore,ctde l'essayer successivement par l'acide sulfurique
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(précipité blanc de sulfata de plomb), l'acide hydrosulfurigue (précipité noir de sulfure de plomb ) , l'acide chromique ou un chromate soluble (précipité jaune-serin de chromate de plomb.) Si l'on n'avait pas de chlore à sa disposition . on verserait dans le vin que l'on essaie, un excès d'acide bydrosulfurique, on ferait dessécher le dépôt, et en le calcinant avec de la potasse caustique , on obtiendrait un culot do plomb métallique.
Sophistication par des matières colorantes. Les marchands qui font des vins de toute pièce, avec de l'eau, de l'alcohol et de la crème de tartre, se servent de matières colorantes pour simuler leur teinte naturelle; ils emploient aussi ce moyen pour redonner de la couleur aux vins décolorés ; mais il n'est pas difficile de découvrir la fraude, au moyen des dissolutions d'alun (sulfate d'alumine et de potasse) , et de proto et deuto-hydrochlorates d'étain. Il faut que les dissolutions soient faites dans les proportions suivantes :
Alun 1. eau distillée. 7
Proto-hydrochlorate d'étain 1 . j a
Deuto-hydrochlorate d'étain 1. 2 4
On verse une partie de chacune de ces liqueurs dans six parties du vin que l'on essaie , et l'on précipite , par quelques gouttes d'ammoniaque, l'alumine et l'étain qui entraînent les matières colorantes. Le tableau suivant, que nous empruntons à M. Orfila, indique les caractères des précipités que donnent les substances colorantes que l'on emploie.