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trait atteinte d'une affection catarrhale à laquelle on pourrait II peut-être attribuer ces divers symptômes.
Nous penchons d'autant plus en faveur de cette dernière opi- Il
nion, que la saison et la constitution atmosphérique prédispo- [1
sent à ce genre de maladie ; que chaque année on apporte à nos ||
consultations des petites filles qui présentent tous les symptômes 11 énumérés ci-dessus , et indépendans de toute violence.
Nous ajouterons : i° que la rupture de l'hymen , soit qu'elle I paraisse récente , soit qu'elle paraisse ancienne , peut être produite par un grand nombre de causes différentes, sans qu'on [I puisse déterminer à laquelle de ces causes on peut l'attribuer; il 2° que la phlogose des grandes et des petites lèvres étant un effet, Il une suite de toutes les inflammations des parties génitales ex- I ternes , on ne saurait la regarder comme une preuve de violence; I 3° que l'ecchymose est elle-même très-fréquemment un résultat 1 1 de l'inflammation dans les tissus éminemment yasculaires, comme { I l'est celui de la vulve ; 4° qu'un écoulement jaunâtre , verdàtre i ou sanguinolent , indique plutôt un degré de l'inflammation , que j I la cause de cette inflammation; 5° que la dilatation de l'orifice I vaginal peut être un effet du relâchement des parties , aussi bien j que celui d'un effort , fait pour introduire un corps étranger || dans ce canal.
D'après toutes ces considérations , nous dirons que rien se ■
prouve qu'il y ait eu viol ni défloration; que , selon toute appa- Il
rence , cette petite fille n'est affectée que d'un catarrhe , qui j pourra céder à un traitement rationnel.
En foi de quoi nous avons dressé le présent rapport , que nous 11 certifions conforme à la vérité et aux principes de l'art. A Paris, ce a juin i8i5.
IXe RAPPORT.
Asphyxie par submersion.
Nous, soussigné , etc. , etc. , sur la réquisition de, etc. , etc. , nous sommes transporté aujourd'hui , 8 octobre 1 829 , à 8 heures
•natin, ù la Morgue , à l'effet de visiter le corps d'unindii ijui y avait été déposé depuis, etc. , etc. A notre arrivée, on ;s apprit que le corps avait été trouvé dans la rivière, engagé
■ t un train de bois au-delà du pont royal , et l'on ne put nous ncr aucun renseignement sur l'époque et les causes de la
M t de cet individu, que personne n'avait réclamé, rocédant sur-le-champ à l'examen dont nous étions chargé , •s avons fait les remarques suivantes :
. . Le corps , de cinq pieds trois pouces et demi de hauteur , ;entait peu d'embonpoint , mais était fort et bien musclé ; le t est large et élevé jles cheveux courts et châtains ; le nez t et aquilin ; la peau offre sa coloration naturelle dans
■ te son étendue, à l'exception delà paroi abdominale, où elle «ente une légère teinte verdâtre. A la paroi thoracique laté-
du côté gauche, on aperçoit une plaie contuse très-superfi- ! le , entourée de tuméfaction et de quelques points contus et ibymosés; une large cicatrice, presque transversale et déjà ienne, existe sur la face dorsale de l'avant-bras droit , et est ni te d'une blessure par instrument tranchant. Du sable et de i ase se voient dans le creux des mains , et entre les ongles 1a peau des doigts.
I [. Les dents , au nombre de trente-deux , sont belles et sans :une trace de carie ; la barbe est rare et de la couleur des cheix; les favoris commencent seulement àparaître. II. A l'ouverture du crâne , il s'écoule du sang noir et fluide j vaisseaux du cerveau sont injectés , les plexus choroïdes ges et saillans ; les ventricules latéraux distendus par une ite quantité de sérosité sanguinolente.
V. Les poumons sont volumineux et engorgés, adhérons aux ois costales par quelques brides celluleuses d'ancienne forma- S. La trachée artère et les dernières divisions bronchiques
tiennent une écume très-fine et sanguinolente, que l'on apert aussi très-bien en incisant>les différens lobes pulmonaires. 1 cavités droites du cœnr et les gros vaisseaux veineux renfernt un sang noir , abondant et fluide ; le ventricule gauche est îs un état de vacuité presque complet.