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renient rouge et bouffie , la pupille dilatée , la langue j «aillante derrière les lèvres , et une mousse écumeuse ! sort de la bouche ci des narines, la peau du tronc et : des membres est pale ; la trachée-artère contient une écume aqueuse et sanguinolente , comme le prouvent les expériences de MM. Or/ila, Berger et Louis. Cette écume ne se forme dans les voies aériennes que pendant la vie, car elle manque sur les cadavres que l'on soumet à l’immersion. M. Piorry a prouvé qu'elle ne se rencontrait pas non plus lorsque l’individu n'était pas venu respirer à la surface de l’eau et qu’il avait été constamment recouvert par ce liquide. Quant à l’introduction de l’eau dans l’œsophage , elle a lieu pendant la vie comme après la mort , et l’estomac en contient tou- i jours une certaine quantité.
Quels sont les signes qui indiquent que l’individu a été submergé vivant.
Les principaux sont l’introduction de l'eau dans l'estomac et dans les dernières ramifications bronchiques , et la présence d’une écume sanguinolente dans la trachée-artère et les bronches, quoique ccs signes ne puis- I sent être considérés comme certains. D’après ce que I nous avons dit précédemment, l’introduction du liquide dans les dernières ramifications bronchiques est certainement le moins douteux. Le médecin chargé de décider cette question devra examiner s’il n’existe pas d’autres indices de mort violente , tels que des frac-
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ures du crâne, des marques de strangulation, etc.; ar il se pourrait que des assassins , pour cacher leur rime, aient jeté dans l’eau un homme déjà mortelleaent frappé. On aura égard dans ces circonstances à outes les règles établies à l’histoire des blessures. YVoy. Blessures. )
U quels signes reconnaître que l’immersion a été volontaire j accidentelle ou criminelle ?
C'est en vain que l’on voudrait chercher dans l’état e la physionomie et dans celui des voies aériennes, la Solution d’une pareille question. On doit examiner avec i plus scrupuleuse attention la surface du corps, pour découvrir quelques sévices, car il est impossible qu’un idividu soit immergé sans résistance et sans avoir été auvent affaibli par des coups violens sur la tête , etc.
faudra donc s'assurer qu’il n’y a pas d’ecchymoses , ee plaies , etc. ; et si quelques lésions étaient aperçues , faudrait encore décider si elles ont eu lieu avant, "’endanl ou après l’immersion. (Yoy. Blessures.) Ou Il écrira la situation du cadavre et les circonstances loales, on notera la hauteur de l’eau, on constatera si î fond est en pente ou à pic , et si le lieu où l’on trouve ; cadavre est plus ou moins éloigné du rivage, quoique •es détails soient frappés de nullité, lorsque le corps a té entraîné par une eau courante. Le médecin légiste | evra donc alors remettre aux débats judiciaires le soin || l’établir quelles ont été les causes de l’immersion. Mais