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niaque, cl au coiilrdire dcii'ê(i\ï plus spontanément inflammables si l’on se sert d’eau pure, d’acide chlorhydrique onde potasse liquide, sont autant de preuves sur lesquelles repose la manière de voir de. M . Rose.
M. Leverrier, au contraire, admet que le i^az spontanément intlamniable ne doit celte piopriété qu’à la présence d’une petite quantité d'un phosphure particulier P H- ([ui s'y trouve mélangé.
Art. il — - DUS COMBINAISONS T)U C-IRBONE.
Le carboue se conihine avec I hydrogène, le soufre , le chlore et l’azote. Parmi ces combinaisous, une seule est importante: c’est la combinaison du carbone et de Tazote; nous allons dire un mot seulement des autres combinaisons. On a désigné ces sortes de combinaisons sous le nom de i^arhures ^ ce qui n’est pas conforme à la nomenclature, pansqne, par exemple, dans ie carbure de chlore^ e’e>t le cblore qui est le plus éleciro-négatif. Dans ce cas, il vaut donc mieux dire chlorure de carbone. Nous devons faire remarquer ici qu’il n’est point indifférent dedéhigner ce corps par ces deux manièri-s, quand on emploie les mots proto on deulo. Phi effet, si nou.> voulons employer ces deux dénominations pour les elilornres de carbone, ïîous sommes forcés de dire pro.lo-chlorure de carbone ou deuto-tarbure de chlore pour désigner le meme corps. On conçoit de suite, par cet exemple, quelle confusion jette dans le langage chimique une semblable liberté.
Combinaison du soufre et du carbone.
On ne connaît bien encore qu'une seule combinaison de soufre et de carbone.
SUI.l’lUir: DE CAllBüIV’E.— Découvert par Lampadiiis; il est liquide , transparent , li es volatil , d’une odeur très désagréable, et d’unesaveiir acre et caustique; sa pesanteur spécifique = i,a63. Il boula 45 degrés; biùlé à l’air, il s’enflamme en formant de l’acide sulfureux et de l’acide carbonique.
T! Cil forme, d'après MM. Rerzélius et Marcel, d’un atonie de soufre et d’un atome di; carbone; d’où la forniuie C S.
i\>nr l’oblenir, on fait passer du soufre en vapeur sur du charbon calciné, contenu dans un tube de porc'elaiue ijicandcscenî.
Il est inusité et n’cxisle pas dan.s la nature.
CHÏMIR.
Combinaisons du chlore et du carbone.
Le chlore SC combine en deux proportions avec le carbone; c’est à M. Faraday qu’on doit la découverte de ces deux chlorures.
PROTO-CHLOllUilE DE CARBONE. — Il estliquide, incolore et limpide. On l’obtient assez facilement en décomposant par la chaleur le scsqui-chlorure de carbone, ce qui se fait en le faisant traverser lentement par distillation un tube de porcelaine incandescent.
Il est composé d’un atome de chlore et d'un atome de carbone — C Ch.
SESQUI-CIILORURE DE CARBONE. — Ce corps est solide, cristallin, très friable, transparent, incolore, presque insipide, d’une odeur analogue à celle du camphre. Il fond à i6o degrés, et bout à 182. Il est volatil.
On l’obtient en exposant an soleil un mélange de chlore et de chlorhydrate, de quadri-carbure d’hydrogène. Bientôt la décomposition a lieu : une partie du chlore se combine à l’hydrogène du (juadri-carbure, forme de l’acide chlorhydrique, et le chlore se combine avec le carbone à l’état naissant. On le purifie en prenant les cristaux qui se forment, les pressant entre des feuilles de papier, et les sublimant.
Il est composé de trois atomes de chlore, et de deux atomes de carbone == C^ Ch^.
Combinaison de Vazole et du carbone,
La seule combinaison bien définie que forment l’azote et le carbone est le cyanogène.
AZOTURE DE CARBONE. [Carhure d'azote^ cyanogène.) — Découvert par M. Gay-Lussac. Il est gazeux, inflammable, d’une odeur très vive et pénétrante. Sa densité = 1,8064. Il rougit la teinture de tournesol.
Comprimé et refroidi en même temps , il se liquéfie. M. Bussy non seulement l’a liquéfié, mais encore solidifié par le froid seul. Le cyanogène ne se décompose pas à une très forte température. Il a très peu d’affinité pour l’oxigène; il ne s’unit qu’autant que les deux gaz se trouvent sous l’influence des alcalis. L’hydrogène
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ne s’y combine également qu’à l’état naissant ; de là de l’acide cyanhydrique.
J.a propriété la plus remarquable du cyanogène consiste dans la manière dont il se combine aux métaux ; en effet , il s’y combine sans décomposition et touî-à-fait de la môme manière que le ferait le chlore, le brome, l’iode, etc., et forme des combinaisons analogues aux chlorures , indurés, etc., que l’on nomme cyanures. /
L’eau en dissout à peu près quatre fois et demie son \olume.
Le cyanogène n’existe pas dans la nature.
On l’obtient en chauffant dans une cornue du cyanure de mercure bien sec et cristallisé. Bientôt le gaz se sépare du mercure, et vient se dégager dans des éprouvettes placées sur la cuve à mercure. Il est essentiel d’employer du cyanure sec, autrement, au lieu de cyanogène, on n’obtiendrait que de l’acide cyanhydrique, de l’acide caibonique et de l’ammoniaque.
Le cyanogène est formé d’un atome d’azote et de deux atomes de carbone = Az.
Art. IIÏ. — des combitiaisoîcs du phosphore.
Le phosphore se combine avec l’hydrogène, le soufre , le sélénium, l’iode et le chlore. La première combinaison a été traitée plus haut; quant aux autres, elles sont à peu près inusitées. Nous ne traiterons ici que des combinaisons du soufre, de l’iode et du chlore.
Combinaisons du soufre et du phosphore.
Le phosphore et le soufre se combinent en plusieurs proportions; mais ces combinaisons ne sont pas bien définies. Il en résulte qu’elles varient beaucoup. Le sulfure^de phosphore est toujours jaunâtre, quelquefois liquide; ce qui dépend de la quantité de phosphore ; en effet , si le sulhire est formé de 7 parties de phosphore et de 6 de soufre, il est toujours liquide, môme sous zéro , et toujours plus pesant que l’eau. Il est volatil. Exposé à la chaleur, au contact de l’air, ou de l’oxigène, il s’enflamme et donne lieu à de l’acide sulfureux et de l’acide phosphorique.
On l’obtient en faisant fondre du phosphore dans un tube fermé par un bout et y ajoutant peu à peu du soufre divisé en
CHIMIE
âso
fraj^ments. Ou attend, pour ajouter d’autre soufre, que le petit bruit occasioimé par la combinaison soit passé.
Ce corps, dont on doit la découverte à Margraff, a été étudié récemment par M. Faraday. Ce chimiste a vu que le sulfure de phosphore , formé de 7 parties de phosphore et 5 de soufre’, conservé sous l’eau pendant quelque temps, avait abandonné des cristaux de soufre pur, en même temps qu’il avait perdu de sa fusibilité, et cju’alors , exposé quelques heures à une température de 3 à 4 degrés , il s’était pris en une masse cristalline qui paraissait formée de i de soufre et de 2 de phospore = S P'^,
Combinaison de Viode et du phosphore.
Le phosphore et l’iode se combinent en diverses proportions et toujours avec dégagement de calorique et de lumière. La seule combinaison qui soit quelquefois employée est celle qui résulte de I de phosphore et de 8 d’iode.
ÏODLIVE DE PHOSIIOLE. — Il est rouge-orangé^brun j fusible à loo*’; volatil. Mis en contact avec l'eau , il la décompose eu donnant lieu à de l’acide iodliydrique, de l’acide phosphoreux et du phosphure d’hydrogène. Il eat employé pour faire l’acide iodliydrique.
On l’obtient en fondant ensemble le phosphore et Tiode dans un petit tube de verre placé au-dessus de quelques charbons incandescents; seulement il faut choisir des matières bien sèches.
Combinaisons du chlore et du phosphore.
Le chlore et le phosphore se combinent ensemble , même à la température ordinaire, avec dégagement de calorique et de lumière ; de cette combinaison résulte, selon les proportions de chlore, deux composés bien déterminés. Ils sont sans usages.
pnOTO-CHLORLïlE DE PHOSPHORE. — Découvert par Gay-Liissac et 1 bénard , ce chlorure est liquide, incolore, transparent, plus pesant que l’eau, très fumant et très caustique, rougissant le tournesol sans rougir le papier bien sec; de là le nom d’acide chloro-phosphoreux qu’on a, à lort, proposé de lui donner; car on a vu qu’il ne rougissait la teinture lie lournesol qu’après avoir décomposé l’eau et formé des acides
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phosphoreux et chlorhydrique qui seuls oui de l’action sur la teinlure.
Ou l’obtient en faisant arriver im courant de chlore bien sec sur des frajjments de phosphore bien desséchés , jusqu’à ce que la liqueur qui se produit coinnieuce à se froul)ler. On laisse déposer du denlo-chlorure qui s’e^t formé , et l’on redistille le proto-chlorure. Il est formé de 3 al. de chlore et de i at. de phosphore ~ P Oh h - /
DEUTO-CIIhOUUKi: DE PHOSPHOIIE. — Découvert par Davy. II est solide, d’un blanc de neige, très volatil, niais moins que le proto-chlorure. Sa vapeur rougit le pa|)ier de tournesol, même bien sec, d’où lui est venu le nom d’acide chloro^ phosphoriquti proposé par quelques chimistes.
(Chauffé avec lùixigène a travers uu tube incandescent, il est décomposé en chlore et en acide pliosphoi ique qui se forme.
L’eau le décompose instantanément avec chaienr et formation d’acide chlorhydrique et d'acide phospliorique. Si l’eau est en grande quantité et le chrorure en poudre, il se forme de plus une combinaison d’eau et de chlorure. (Duioiig. )
Ce composé s’obtient de la meme manière que le proto-clilorure, si ce n’est que l’on continue le courant de chlore jusqu’à ce que le phosphore soit converti en une masse blanche qui est le d uto-chloriire à l’état de pureté.
Il est formé, d’après M. Delong, de 5 at. de chlore et i at. de phosphore = P Ch^.
Art. IV. DES COMEINArSONS DU SOUFRE.
Le .soufre se combine à riiydrogèiie, an carbone, au phosphore, au sélénium, au l’iode et au chlore. La première combinaison sera traitée plus lard ; les deux suivantes ayant été examinées, il ne nous reste pins qu’à parler des deux dernières, les seules qui méritent quelque attention.
Combinaison de l’iode et du soufre.
L’iode se combine facilement au soufre , et il en résulte un iodure rayonné et brillant comme celui d’antimoine. Il est très
CHIMIE
peu stable. Exposé à une température un peu élevée , Tiode s’en sépare; on Toblient en chauffant légèrement l'iode et le soufre dans un tube de verre.
On a proposé de l'employer en médecine ; mais Tinstabilité de ses éléments le rend d’un emploi peu sûr.
Combinaisons du chloi'e et du soufre.
Le chlore s’unit en a proportions avec le soufre; de là un prolo-chlorure el un bi-chlorure. Ce dernier correspond à l’acide hypo-sulfureux. Ils sont inusités.
PROTO-CHLORURE DE SOUFRE —Il est liquide, jaune, légèrement visqueux; il bout à i38®; sa densité = 1,687.
L’eau et l’alcool le décomposent en acide chlorhydrique et dépôt de soufre.
Il est composé de i at. de chlore el i at. de soufre = S Ch. On l’obtient en faisant arriver un courant de chlore au fond d’une éprouvette contenant de la fleur de soufre, jusqu’à ce qu’iî n’y ait plus qu’un léger excès de soufre , et l’on distille pour le séparer d’un peu de soufre.
BI-CHLORURE DE SOUFRE. — Découvert par Tompson. Liquide, rouge-grenat foncé ; très volatil à la température ordinaire; d’une odeur piquante et très désagréable , d’une saveur très forte. Il rougit la teinture de tournesol, ce qui lui a valu', par quelques chimistes, le nom d’acide chloro-suf urique. Mais c’est à tort, parce que le changement de couleur n’est probablement dû qu a la formation d’acide chlorhydrique ou sulfureux. Sa pesanteur spécifique = 1,620.
Il bout à 64° ; à l’air, il répand des vapeurs très épaisses.
L’eau le décompose en se décomposant elle-même; de là résulte de l’acide chlorhydrique, de l’acide sulfureux et un peu d’acide sulfurique.
On obtient ce chlorure de la même manière que le précédent; mais alors il faut continuer le courant de chlore jusqu’à ce que le soufre ait disparu et que la liqueur ail pris une teinte rougebrun foncé. On n’a plus qu’à le distiller pour le séparer d’un peu de protochlorure.
Il est formé de 2 atomes de chlore et de i atome de soufre = S Ch^
CHIMIE
Art. V. — DES combinaisons de l’iode.
L’iode forme des combinaisons avec l’hydrogène , le soufre , le chlore et l’azote. La première sera étudiée plus tard , la seconde l’a été , celles du chlore et de l’azote doivent ne nous occuper qu’un moment.
Combinaisons du chlore et de Viode,
On connaît deux combinaisons de chlore et d’iode : le protochlorure et le perchlorure d’iode. On les obtient directement en projetant de l’iode dans un flacon plein de chlore ; les deux corps se combinent avec dégagement de chaleur. Le premier produit est liquide et constitue le proto-chlorure. Mais quand le chlore est en excès , on obtient un produit solide qui est le perchlorure d’iode.
PUOTOCHLORÜRE D’IODE. — Liquide rouge-brun , plus pesant que l’eau ; ayant l’aspect et les propriétés physiques du brome. Il se dissout dans l’eau sans altération.
Sa composition n’est pas connue.
PERCHLORURE D’iODE. — Solide, cristallin, blanc-jaunâtre, très volatil, d’une odeur irritante ; il excite les larmes , et suffo(|ue quand on le respire.
Quand on le dissout dans une petite quantité d’eau , il s’altère peu; mais quand l’eau est en plus grande quantité, elle est décomposée, et le perchlorure se trouve converti en acide chlorhydrique et iodique. Il est composé, d’après Soubeiran, de 3 atomes de chlore et de i atome d’iode.
Ces chlorures sont sans usages.
Combinaisons de Viode et de V azote.
lODURE D’AZOTE. — L’iode et l’azote ne se combinent qu’en une seule proportion , ét cette combinaison se fait entre 3 atomes d’iode et i atome d’azote, d’où la formule Az I^.
L’affinité de l’iode pour l’azote est très faible, aussi ces deux corps ne s’unissent-ils qu’autant que l’azote est à l’état de gaz naissant. Pour l’obtenir, on met de l’iode en contact avec un excès d’ammoniaque liquide à la température ordinaire; bientôt
ÜHJMIE.
il se forme un précipité noirâtre d'iocliire d’azote. C’est que 1 ammoniaque s’est décomposée eu azote, (jui s’est combiné avec l’iode pour former le produit; et en hydrogène, qui , combiné avec de l’iode, forme de l’acide iodliydriqiie leque! à son tour s’unit à de l’ammoniaque non décomposée. Ou recueille l’iodure sur un filtre et on le lave légèrement , autrement il sc décomposerait spontanément.
Il est pulvérulent , iioir.atre , et fulmine forlement ; lorsqu’il est sec , la détoimation est spontanée, aussi faut* il de grandes précautions pour le toucher.
Art. YI. — des combinaisons du brome.
L'hydrogène, le silicium , le carbone , le phosphore , le soufre, l’iode et le chlore forment des combinaisons avec le brome; mais ces combinaisons sont si peu employées et sont du reste si peu étudiées , que nous les passerons sous silence.
Art. VII. — DES combinaisons du chlore.
Nous avons étudié précédemment presque toutes les combinaisons que le chlore forme avec les métalloïdes ; il ne nous reste plus qu’à parler de celles qu’il forme avec l'hydrogeue et l’azote; nous ne traiterons ici que de la dernière,^ la première devant être étudiée avec les hydracides.
Combinaison du chlore et de Vazote,
CKLOUUIIE D’azote. — On ne connaît qu’une seule combinaison de chlore et d’azote ; elle fut découverte en j8ii par M. Dulong.
Ce chlorure est liquide , comme oléagineux , d’une couleur fauve, d’une odeur très piquante et Insupportable. Sa saveur n'est pas connue. Sa pesanteur spécifique est plus grande que celle de l’eau. Chauffé , il se volatilise en formant une vapeur suffoquante. Exposé à 3o®, il d( tonne toiit-à-coup avec violence en se décomposant. Le phosphore , le soufre et quelques métaux le décomposent.
On l’obtient eu faisant passer un courant de chlore dans une dissolution de chlorhydrate d’ammoniaque. C’est un corps très dangereux à préparer.
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Art. VIII. — PES combinaisons de l’azote.
Toutes les combinaisons de Tazote avec les métalloïdes ont été étudiées, à l’exception de celle qui a lieu avec l’hydrogène. Cette combinaison constitue l’ammoniaque et nous en parlerons eu un autre endroit.