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l’alTiuitédu sel pour Toau est plus grande. On peut donc mesurer celte affinité en plongeant un thermomètre dans la dissolution bouillante. Tous les sels dont la base est la soude , la potasse ou Tammoniaque, sont solubles, à moins qu’ils ne soient avec excès A'ncidc insoluble. Également tous les sels avec excès à'acide soluble, sont eux -mêmes solubles. En général, ceux qui sont avec excès de base sont insolubles ou peu solubles, à moins que la base ne soit soluble.
En général les sels sont plus solubles à chaud qu’à froid, d’où il suit eue, parle refroidissement, la dissolution doit abandonner une portion du sel ; mais comme cette séparation ne se fait que progressivement, les particules du sel se réunissent par les faces (j ni se conviennent le mieux, d’où résulte un agrégat de* particules salines, affectant la forme d’un cristal. L’eau qui reste après que les cristaux se sont formés, prend le nom i^eau^ mère.
Quand l’eau ne peut plus dissoudre d’un sel, on dit qu’elle est saturée , mais souvent elle peut dissoudre un autre sel , et quelquefois même l’autre sel lui donne la propriété de dissoudre du premier. La dissolution d’un sel dans l’eau se fait toujours avec absorption de calorique, et d’autant plus que le sel est plus soluble.
Si l’on njêle de la glace avec un sel soluble , tous deux se liquéfieront, ce qui n’aura lieu qu’en empruntant beaucoup de calorique aux corps environnants. La production de froid est d’autant plus grande que la combinaison est [dus prompte et la disparition des deux corps plus complète. C’est au moyen de ces mélanges qu’on nommo mélanges Jrigorifiques , que l’on se procure d»-s froids artificiels liés intenses.
Exposés à l’action de l’air, les uns attirent l’humidité que ce fluide conlieiit , et se résolvent en liqueur; on les nomme sels déliquescents ; les autres, au contraire, perdent de leur eau et leur transparence , et tombent en poussière , ils sont dits cjjtorescents. licmorquons pourtant que, dans un air saturé d’iuimidilé,tüu.s les sels .solubles sont déliquescents. Quant aux sels insolubles, rarement ils .s’altèrent.
Les sels formé.® par quelques acides et quelques oxides d’un degré inférieur d’oxidation peuvent absorber l’oxigène, les sulfites, les jibo.sphltes , par leur acide qui se transforme en acide plus oxigêué ; les sels de protoxide de fer clctain par leur oxide.
CHIMIF.
Il faut, pour que cette absorption se fasse bien, que le sel soit dissous ou humecté.
Le potassium et le sodium, à une chaleur élevée et à sec , décomposent presque tous les sels; tantôt ils ne décomposent que l’acide du sel, d’autres fois ils décomposent l’acide et l’oxide en réduisant le métal.
Si le sel est en dissolution , les métaux de la première section décomposent Teau de préférence au sel , s’oxident et s’unissant à l’acide du sel en précipitent la base: quand le métal appartient à l’une des quatre dernières sections , alors il n’a plus d’action sur les sels des deux premières , mais iis peuvent agir sur une dissolution de sels des mêmes sections que le métal, en se .substituant à la place du métal qui contenait le sel, pourvu que le métal décomposant ait plus d’affinité pour l’oxigène et l’acide, que celui de la dissolution. Ainsi, le fer précipite le cuivre, le zinc précipite le plomb, le cuivre précipite le mercure , etc.
Ce qu’il y a de remarquable dans celte décomposition , c’est que la quantité de métal précipité et celle du métal qui se substitue, sont toujours constantes et proportionnelles ; c’est-à-dire que si l’oii prend la quantité du métal précipité et celle du métal précipitant, on trouve que, bien que ces quantités soient différentes , elles s’équivalent. Il résulte de cela que si le sel de la dissolution est neutre, le nouveau sel sera neutre lui-même. Si l’on cherche à réduire en chiffres les quantités des deux métaux, on verra, par exemple, pour le cuivre et le fer, que 791,39 du premier sont remplacés, dans le sel, par 339.21 de fer. Or, ces quantités étant celles qui absorbent 100 d’oxigène, il en résulte que les deux sels doivent être au même état de saturation, si nous nous rappelons ce que nous avons dit de la composition des sels. Il en ré.sulte encore que ces quantités, 791,39 et 339,21, représentent la proportion, ou X équivalent chimique de ces métaux.
Il arrive pourtant, si la dissolution reste en contact avec le métal précipitant , que le métal précipité est en plus grande quantité qu il ne devait l’être; mais c’est que le métal, en se déposant, enveloppede toutes paris le métal précipitant , et lui ôte tout contact avec la dissolution saline, d’où résulte un élément de la pile qui continue la décomposition ; c’est ce qui arrive dans les cristallisations nommées Arbre de Diane et Arbre de Saturne,
Les oxides de la première section, la magnésie et l’ammo-
CHIMIE
niaque décomposent tous les sels en s’emparant de leur acide , en tout on partie. Dans le premier cas , l’oxide se précipite; dans le second, il se forme un sel double , c^wi se précipite on reste en dissolution. Si la quantité d’oxide ajouté n’est pas assez grande , il peut le plus souvent se former un précipité de sous^ sel , ou sel avec excès de base.
Quand on verse un acide dans une dissolution saline, le plus souvent il ne paraît rien se passer; cependant, si l’acide que l’on ajoute a plus d’affinité pour l’oxide que l’acide du sel , celuici est éliminé , et comme le plus souvent les acides sont solubles, ceux-ci restent en dissolution, et, par leur présence , contrebalancent souvent l’effet de l’acide ajouté. Si Tacide mis à nu était ou volatil, ou insoluble, il se volatiliserait ou se précipiterait, Souvent aussi le nouveau sel formé est insoluble, alors il se précipite.
Quelques acides qui seraient éliminés par d’autres, parce qu’à une basse température ils sont peu énergiques, deviennent au contraire capables de chasser les plus forts acides quand 1^ température est rouge; c’est ce qui arrive aux acides borique, phospborique, etc. , qui sont fixes, ou supportent une haute température sans se volatiliser.
Les oxides qui paraissent avoir le plus d’affinité pour les acides , sont ceux de la première section , la magnésie et l’ammoniaque; mais leur affinité dépend en général de l’acide, comme l’affinité de l’acide pour les bases dépend de la nature de la base.
Parmi les acides , ceux qui sont les plus énergiques sont les acides sulfurique, pbospborique , azotique, chlorhydrique, chlorique, etc., et à une température élevée, les acides borique, phosphorique , silicique , etc.
L’ordre de la tendance à se combiner des acides et des bases paraît être le suivant :
Acide sulfurique
baryte , stroutiane; potasse et soude; chaux ;
ammoniaque et magnésie.