DE LA CIRCULATION
Chez les animaux dont la structure est la plus simple, le liquide nourricier est répandu uniformément dans toutes les parties du corps ; mais lorsqu’on examine les individus moins éloignés de l’bomme, on voit que chez eux le sang se meut dans une dirciction constante, et qu’il existe un organe particulier destiné à lui donner ce mouvement, auquel on a donné le nom de cœur.
HISTOIRE NATfJRFXTÆ.
C’est une espèce de poche contractile qui reçoit le sang dans son intérieur, et qui en se resserrant îe pousse dans une direction déterminée; les canaux dans lesquelsil circule se nomment vaisseaux sanguins, qui avec le cœur constituent \ appareil de la circulation.
On donne le nom à'artères aux canaux centrifuges qui portent le sang du cœur dans toutes les parties du corps, et celui de 'veines aux canaux centripètes qui rapportent ce liquide de ces organes vers le cœur. Les artères ayant à distribuer dans toutes les parties du corps le sang qui sort du cœur, doivent se subdiviser, se ramifier de plus en plus, à mesure qu’elles s’éloignent de cet organe. Les veines, au contraire, doivent présenter une disposition inverse; elles doivent être d’abord très nombreuses, et se réunir peu à peu entre elles, de façon à se terminer au cœur par un ou deux gros troncs. On donne le nom àe. 'vaisseaux ca» pillaires aux canaux étroits qui lient entre eux les artères et les veines. Il résulte de ces faits que l’appareil vasculaire forme un cercle complet dans lequel le sang se meut pour revenir sans cesse à son point de départ; c’est en raison de la nature de ce mouvement qu’on l’appelle circulation. Dans les animaux où la respiration se fait dans un organe spécial tel que le poumon, les vaisseaux sanguins se ramifient, non seulement dans les tissus qu’ils doivent nourrir, mais aussi dans l’orgMue où le sang doit subir l’action de l’air , et ce liquide traverse deux ordres de vaisseaux capillaires, l’un servant à la nutrition, l’autre à la respiration ; la circulation qui se fait dans l’appareil respiratoire est appelée la petite circulation , et celle qui se fait dans le reste du corps la grande circulation.
Nous allons maintenant exposer, d’après M. Milne Edwards , les différences que les animaux présentent sous le point de vue de la circulation.
Dans les crabes et les écrevisses le cœur ne consiste qu’en une seule poche contractile, qui envoie le sang dans toutes les parties du corps, d’où ce liquide passe dans le système veineux pour revenir au cœur, en traversant l’organe de la respiration. Dans les limaces , les huîtres, etc. , le sang suit la même route, mais il y a division du travail quant aux fonctions du cœur; cet organe présente une structure plus compliquée , et se compose d’uiie cavité appelée 'ventricule.^ qui sert à mettre le sang en mouvement, et d’une on de deux poches nommées oreillettes reçoivent ce liquide des veines et qiii servent de réservoir ponr alimenter le ventricule.
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