‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 155 sur 234 · i.or,lK · texte numérisé non relu

i.or,lK

1 • P Im «iriH'liive de l’appareil circulatoire est à

Dans les poissons, la d’èlre placé sur le

peu près la meme ; seuieu noi lioii du cercle circu-

trajet du saug pour se rendre, des diverses

latoire parcouru U vLpiraliou. C’est ce que l’on

parties J" Z | animaux ont un cœur pulmonaire,

exprime en disant que c .

taudis que la grande ar^tère du corps que

est aortique ou appaittiiaut a t,

l’on appelle aorte. veineux

Dans tous ces animaux , se transforme en saug arté-

traverse l’organe de la respna i , ajCféienles partie s du corps; riel avant que de retourner entier d!ns

les vaisseaux de la est double; mais dans les

ceux de la petite, et la i elle est plus sim-

.renouilles , les serpents f ^le L'action de la grande , et le

pie; la petite circulation . artériel , mais

Sr ^arL'aS -vient de l appareil respiratoire ,

KT‘'"LtÏhommec>t''to"s’ies autres animaux désignés par

r^meridLrè' ot irsa’nl; a'ux ^

conséquent, les mêmes «sages que le cœur pulmonaire

’*“‘Freffet le sang qui arrive des différentes parties du corps

il passe ensuite dans le venlricule du meme rote et e rend d là aux poumons par l’artère p„l,„o-

l’organe respiratoire, il revient au cœur pai '‘f '

„air"es qui s’oi.vrent dans l’oreillette ganclie ; enfin de > « - 'le e trniirhp le san- descend dans le ventncule gauche, et celle mi ?d re « dtr ’êiivoie dans les artères destinées à le porter dans du corps d’où il revient , comme nous 1 avons

déjà dit, dans l’oreillette droite, du cœur.

HISTüIHE XAirKELLü;.

On volt donc que chez ces animaiix le sang , en parcourant le cercle circulatoire, traverse deux lois le cœur: à lelat de sang veineux dans le côté droit, et à l’état de sang artériel dans le côté gauche de cet organe; néanmoins la circulation est complète, car les cavités pulmonaires et les cavités aortiques du cœur ne s’ouvrent pas Tune dans l’antre, et le sang veineux traverse tout entier l’appareil respiratoire pour se transformer en sang arlérieh

Mécanisme de la circulation, — Les cavités du COeur s’agrandissent et se resserrent alternativement et poussent le sang dans les canaux avec lesquels elles sont en communication; les deux ventricules se contractent en même temps, et, pendant que leurs parois se relâchent, les oreillettes se contractent à leur tour. Les mouvements de contraction se nomment systole. On appelle diastole le mouvement contraire. On nomme pouls le mouvement occasionné par la pression du sang sur les parois des artères.

Chaque fois que le cœur se contracte , les parois des artères ont également une influence très sensible sur le mouvement du sang. Le sang ne circule point avec la même vitesse dans toutes les parties du corps; la distance qui le sépare du cœur, la courbure et la division des artères agissent eu retardant ce mouvement. Le sang coule dans les veines avec beaucoup moins de rapidité que dans les artères. Ce sont encore les contractions du ventricule gauche du cœur et le resserrement des parois artérielles qui contribuent le plus au cuiirs du sang dans les veines; il est aussi d’autres circonstances qui contribuent à en accélérer la marche, parmi lesquelles on peut citer la dilatation de la poitrine produite par les mouvements respiratoires; mais la cause principale dépend d’une disposition particulière des veines.

Voici comment s’opère le mouvement du sang dans le cœur: L’oreillfetie gauche qui reçoit le sang venant des poumons communicjue avec les veines pulmonaiies d une part et avec le ventricule gauche de l’autre; lorsqu’elle se conliacte , elle expulse de sa cavité la majeure partie du sang qui s’y trouvait, et il est évident que ce liquide doit tendre à s’échapper par ces deux voies ; c’est en eflét ce qui a lieu ; mais comme le ventricule se dilate en même temps, c’est dans son intérieur que la majeure partie du sang pénètre^ et très peu retourne dans les veines pulmonaires.

Bientôt après, le ventricule .se contracte à son tour, et chasse

/OOLOCilK.

le sang qu’il vient de recevoir; or, il existe autour des bords dè l’ouvt'rtiire qui tait cornitiiiiiiquer le ventricule avec 1 oreilltlle placée au-dessus, uii grand repli membraneux ; disposé de manière à s atfaisser lorsqu’il est pousse de haut en bas, et a se relever et à fermer l’ouverture loisqu il est pousse én sens contraire; i! en résulte que, pendant la contraction du ventricule, le sang ne peut retourner dans l’oreillette, et qu il est poussé dans Tarière aorte.

Le passage du sang à travers les cavités du côté droit du cœur s’opère par un mécanisme analogue.

DE LA RESriRATION.

La respiration est la fonction par laquelle le fluide nourricier d’un animal est mis en contact avec l air qui le revivifie. La respiration consiste: dans l’absorption de i’oxigène de Pair, dans sa combinaison avec une portion du carlioue et de Thydrogène dn Üuide nourricier et en production d’acide carbonique et d’eau; 2*^ dans l’absorption et l’exhalation simultanée d’une petite quaufité d’azote.

Appareil de la respiration, — Dans les animaux dont l’organisation est la plus simple il n’y a point d’organe spécial pour la respiration : elle s’effectue dans toutes les parties qui sont en contact avec l’élément dans lequel ces êtres puisent 1 oxigène ; la peau e t également chez l’homme le siège d’une respiration plus ou moins active.

La struclure des organes res|;>iratoires varie dans les animaux, suivant qu’ils sont destinés à vivre dans l’air ou dans l’eau. Chez les animaux qui respirent dans Teau, on les nomme branchies; chez les animaux à respiration aérienne , l’organe respiratoire prend les nouis de trachées et de poumons.

Les branchies ne consistent dans plusieurs animaux que dans quelques tubercules qui ont une texture plus molle que le reste de la peau, qui prend part alors dans son entier à l’acte delà respiration. Cette structure se rencontre dans plusieurs vers marins; mais lorsque les branchies doivent être le siège d une respii*aiiou active, ils prennent, comme dans les crahes, lesecrevisses , la forme de filaments membraneux, ou comme dans les poissons, la forme de lamelles minces, plus ou moins nombreuses.

Les branchies sont uniquement destinées aux animaux qui vi-

histoire naturelle ,

vent dans l’eau, elles servent à absorber l’oxigène de Pair (jui est toujours en dissolutiou dans ce liquide.

Les trachées sont des vaisseaux qui communiquent avec Texlérieur par des ouvertures nommées stigmates ^ et se ramifient dans la profondeur des divers organes. Iis y portent ainsi l air, et c’est par conséquent dans toutes les parties dir corps que s’effectue la respiration. Ce mode de structure est particulier aux insectes et à quelques arachnides.

Les poumons sont des poches plus ou moins subdivisées en cellules qui reçoivent également l’air dans leur intérieur, et dont les parois sont traversées par les vaisseaux contenant le sang qui doit être soumis à l’influence vivifiante de l’oxigène. L’air pénètre dans les poumons par un canal unique, qui s’ouvre dans le gosier à la racine de la langue. Ce canal, à son commencement, forme le larynx , et se continue par la trachée-artère, tube membraneux soutenu de distance en distance par des anneaux solides non fermés. Il descend le long du cou, au-devant de l’œsophage, et, pénétrant dans la poitrine, se divise en deux branches <{u’on nomme bronches, et qui se rendent aux deux poumons, en .se ramifiant de plus en plu.s.

Les ponmon.s sont des organes spongieux contenus dans la cavité thoracique , et formés par la réunion d’un grand nombre de cellules qui communiquent toutes les unes avec les autres. C’est dans ces cellules que pénètre l’air extérieur; il y arrive et en sort alternativement par les mouvements contraires de l’inspiration et de rexpiration. Le sang de.^^on côté arrive dans l’épaisseur des parois de ces cellules, il en sort ]>ar des vai^seaux capillaires (artères et veines pulmonaires). Le sang qui arrive est du .sang noir ou veineux, mêlé de chyle, qui vient du cœur par le.s subdivisions de l’artère pulmonaire. Il .se produit au contact de l’air une absorption et une exhalation qui le changent instantanément en sang artériel ou rouge; ce sang rouge retourne au cœur par les troncs appelés veines pulmonaires.

Dans l’acte de la re.spiration , le sang ab.sorbe de l’oxigène et exhale avec de la vapeur d’eau du gaz carbonique. Ces produits exhalés viciant l’air des poumons, il faut que celui-ci .soit renouvelé sans ce.sse par les mouvements alternatifs de l’expiration. Dans l’inspiration, la cavité de la poitrine s’agrandit, et, par suite, les poumons.se dilatent, parce que leur surface , étant appliquée exactement contre le.s parois de la poitrine, est forcée d’en suivre tous les mouvements. Alors l’air, pressé par le poids

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