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ZOOLO(^. 0^7
se nomme cardia; l’orifice de sortre, du côté des intestins, est le pylore. Ou remarque quelques rides dans son intérieur, et vers le pylore une valvule qui sert à létrécir œl orifice et à retenir les aliments. C’est dans cet organe que s’exécute la première digestion, qui consiste dans la conversion en chyme des substances alimentaires. On nomme ainsi une sorte de bouillie homogène et grisâtre, dans laquelle elles se réduisent, après avoir été pénétrées par les sucs gastriques.
La seconde digestion ou la conversion en chyle (sorte de liqueur émulsive) , se fait dans une autre partie du canal intestinal, appelée duodénum,, au moyen de deux fluides d’une nature particulière, la bile et le suc pancréatique, sécrétés par deux glandes considérables, appelées le/oz> et le pancréas. Le duodénum est la première partie des intestins proprement dits : on lui donne ce nom, parce que sa longueur est estimée à douze travers de doigt; elle présente trois courbures dans ce court espace, et forme une espèce de demi-cercle circonscrivant le pancréas, et fixé contre le dos, derrière l’estomac. Le foie,, qui produit la bile , est une glande très volumineuse, de couleur brune, formant une masse divisée en lobes, qui occupe le haut de l’abdomen vers la droite, et s’appuie contre l’estomac. C’est le plus gros des viscères de la cavité abdominale ; il est essentiellement composé de deux parties, l’une droite et l’autre gauche , séparées par un sillon longitudinal. Le canal excréteur qui en sort, après s’être dilaté en une vésicule de dépôt , appelée 'vésicule biliaire ^ va se terminer près du pylore dans le dnodénum , sons le nom de canal cholédoque. Le pancréas est une autre glande blanchâtre, oblongue, placée transversalement dans un repli du duodénum , au-devant de la colonne vertébrale , et se terminant par un conduit unique, dans le canal cholédoque ou dans le duodénum. Il sécrète le liquide pancréatique, qui a beaucoup d’analogie avec la salive. C’est dans la cavité duodénale que s’opère le départ des fèces,, et que commence l’absorption du chyle.
À la suite du duodénum vient V intestin grêle , qu’on divise en deux parties : le jéjunum et l’iléum ; il est circonscrit dans toute sou étendue par le gros intestin, avec lequel il est uni par une espèce de fond aveugle nommé cæcum,, qui a un appendice grêle nommé appendice vermifornte. Le gros intestin se divise en cæcum, colon, et rectum, dernière partie du canal intestinal qui sc termine à l’anus.
L’intestin grêle est très étroit et forme environ les trois quarts
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de la leijj^ueur tot.de des inte.stins; sa surface extérieure est lisse, les fibres musculaires qui reutoureiit sont serrées les unes contre les autres, et la membrane muqueuse qui en tapisse rintérieur présente à sa surface une foule de petits Jollicules et de petits appendices saillants nommés On y remarque aussi un ^raiid nombre de plis transversaux nommés 'imhiiles conniventes. Les follicules sécrètent continuellement une humeur visqueuse, dont la quantité est très considérable. Les villosités paraissent servir spécialement à l’absorption des produits de la digestion, et les valvules connivenles à retarder la marche du chyme.
Les agents principaux de la digestion sont les divers liquides dont les aliments sont baignés, dans les différentes parties du canal intestinal. Par une admirable prévoyance, ces sucs jouissent alternativement de propriétés opposées. Ainsi, le premier liquide est la salive qui est toujours alcaline ; le second est le suc gastrique qui est toujours acide , il doit son acidité aux acides bydroclilorique et lactique; le troisième et le quatrième liquide sont la bile et le suc pancréatique qui sont alcalins.
FONCTIONS DE RELATION. SYSTEME SENSORIAt.
Les phénomènes variés à l’aide desquels les animaux se mettent en relation avec les objets qui les envimnnent peuvent être rapportés à six facultés principales : i® la sensibilité ; 2» la coutracliÜté; 3o la volonté; 4® l’instinct; 5» l’intelligence; 6'^ l’expression. Les quatre premiers existent chez tous les animaux, les deux derniers seulement chez un petit nombre.
On nomme système nerveux l’appareil essentiel des fonctions de relation. Le système nerveux est formé par une substance particulière molle et pulpeuse, d’une couleur blanche ou cendrée; tantôt elle forme des masses plus ou moins considérables qu’on nomme centres nerveux ou ganglions, et d’autres foi.s elle constitue des cordons allongés et ramifiés qu onappelle nerfs, Danslbomme et dans les animaux qui en sont voisins, l’appareil nerveux se compose de deux parties appelées système nerveux de la vie organique ou ganglionnaire, et système nerveux de la vie animale ou cérébro-spinal. On désigne ce dernier sous le nom d encéphale, et il se compose du cerveau, du cervelet et de la moelle épinière; il est logé dans une gaine osseuse formée par le crâne et la colonne vertébrale ou épine du dos.
ZOOLOGUE
Oii nomme sens les appareils qui servent à faire connaître l’existence des objets, à recevoir l’impression de certaines qualités des corps, et à la transmettre par les nerfs au cerveau. Ils ont pour caractères rommiins d’olTrir une structure ou une disposition de parties déterminées d’après l’espèce d’impression qu'ils doivent recevoir , un développement sen^ible dans le tissu nerveux , qui se rend à ces organes pour y être le siège de la sensation; et une liaison intime et directe, établie par des nerfs plus ou moins distincts et spéciaux , entre l’organe sensitif externe et l’organe central de la sensibilité. Il existe dans les animaux cinq organes des sens , un pour le sens général du toucher^ et quatre pour les sens spéciaux du goût, de X odorat^ de la 0)110 et de Vouïe.
Nous ne décrivons en particulier dans le système sensorial que les appareils de la vision et de l’audition et leurs fonctions.