‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 180 sur 234 · C. Du stigmate · texte numérisé non relu

C. Du stigmate

Le Stigmate est cette partie qui est placée au sommet du style et destinée à recevoir la matière fécondante. Il paraît être "de nature glandulaire, et sa surface est en général plus ou moins inégale et visqueuse. Le nombre des stigmates est toujours aussi grand que celui des styles ou des divisions du style. Lui -même peut être divisé en un nombre plus ou moins grand de parties. II présente aussi une foule de différences, soit dans son insertion, soit dans sa forme, dans la substance dont il est composé, dans sa direction et enfin dans sa superficie.

Telles sont, en général, les différents organes de la floraison. Il en est d’autres, pourtant, dont la présence n’est pas nécessaire à l’existence de la fleur, et qui manquent par conséquent assez souvent : ce sont les nectaires et le disque.

Les nectaires sont des organes qui ne sont pas bien définis. Linnee appelait ainsi toutes les parties de la fleur qui, en raison d’une conformation particulière , ne paraissaient appartenir [à aucuns des. organes précédents. Aussi a-t-il confondu sous ce nom des organes bien différents les uns des autres , et qui pouvaient être considérés comme des parties mêmes de la fleur. Aujourd’hui on s'accorde à ne donner le nom de nectaires qu’à des amas de glandes situées dans la fleur, et qui sont destinées à sécréter un liquide mielleux et souvent sucré.

Le disque est une protubérance plus ou moins charnue, de nature glanduleuse , ordinairement jaunâtre , quelquefois verte, placée soit sous l’ovaire, soit sur cet organe , soit sur la paroi interne du calice; ce qui l’a fait distinguer en hrpogyne ^ péri-

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l>i: L.V FÉCONDATION.

La fécondalloii est nu des phénomènes les plus intércssanîs de la vie végétale, et qui n’a lieu qu’autant que le pistil a reru rinfliience du pollen.. A un certain moment, les loges des anthères s’ouvrent et laissent échapper cette poussière fécondante qui vient se fixer sur le stipiatc. Celui-ci, ordinairement humide, agit sur le pollen qui se gonfle, s’ouvre, et répand une liqueur séminale, qui, absorbée par les pores du stigmate, est transmise par des vaisseaux conducteurs jusqu aux ovules qui reçoivent ainsi les principes ci’uiie nouvelle vie. M. Bi ougniart, qui a fait des observations fort curieuses sur la généraliou des végétaux, admet que ce n’est que par les espaces interceiiulaires du stigmate que le trajet des granules a lieu. Ainsi, dans le potiron, il a vu que les granules spermatiques n’étaient tiansportés par aiiciîii vaisseau particulier.

Les fleurs hcrmaphrodlîes sont, à n’cn pas douter, celles dans lesquelles les cii constances sont les plus favorables à la fécondation. Dans les plantes uniscxuelles , pour lesquelles le rapprochement des organes ne saurait avoir lieu, les vents et l’air peuvent servir de véhicule au pollen écliappé des anlhcrc.^-, et les transporter sur des fleurs femelles. Les insectes mêmes et les papillons, en volant de fleurs en fleurs, concourent souvent à la transmission du pollen.

Il eu est des végétaux comme des animaux ; quelquefois il arrive (pie des especes, appartenant au même genre et à la même famille, sont fécondées Tune par raiitrc. Le produit de ces alliances est nommé hybride.

Les organes sexueh d’un grand nombre de plantes exéculent des mouvements très sensibles peudaiit l’émission du pollen. Ainsi, dans la//(e, les étamines se redia'sseut alteriialivement, pour venir déposer leur pollen sur le stigmate, et elles se déjeltent ensuite eu dehors. Beaucoup de plantes aquatiques élèvent peu a peu, à la surtace de i’eaii, leurs fleurs, qui reut.‘Sceiideiit dès ([u’clles sont fécondées. Le (contact immédiat eulrc les grains polhniques et le stigmate ii’cst pas toujours liccessairc pour que la lécoudatiou ail lieu. C’est pour e\])liquer une partie de ces phéiioinèues que plusieurs botanistes ont admis que la lécondaliou jiouvail qucdquefois s’opérer, nu moyeu seulemcuî

HISTOIRE NATURELLE

d’une émanation particulière nommée aura poUinaris , et douée des mêmes propriétés que le pollen , d’où elle s’échappe.

Lorsque la fécondation est accomplie, la fleur ne tarde pas à perdre son éclat ; la corolle se fane , ses pétales se dessèchent et tombent de même que les étamines, le stigmate et le style pour toujours devenus inutiles; l’ovaire seul persiste, prend de l'accroissement, et finit ainsi par arriver à l’étàt de fruit, que le calice persistant accompagne quelquefois jusqu’à sa maturité.

Art. II. — DU FRUIT ou des organes de la fructification.

Le fruit n’est autre chose que l’ovaire fécondé et parvenu à son plus grand degré de développement. Il se compose de deux parties essentielles ; le péricarpe et la graine.

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