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S*’ EN QUOI CONSISTENT LES STRUCTURES IRRÉGVMÈRKS

Toutes les substances minérales ne se présentent point avec des formes cristallines régulières; très souvent, au contraire, çllei sont en masses amorphes. C’est ainsi que la craie et les diff^Jenti calcaires ne ressemblent en rien extérieurement aux beat cristaux de spath d’Islande; et cependant ces trois sub^anc presque identiques pour la composition chimique, appartiepnenf à la même espèee. Nous allons faire connaître les formes irrégulières les plus constantes que présentent les minéraux.

On appelle dendrite ou arborisation, des réunions de petit#

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cristaux irréguliers disposés de manière à représenter en queîqut* sorte un petit arbre ramifié, et cette disposition se reiiconirl dans les agates. I

On nomme stalactite une des formes irrégulières que pré'' sentent les minéraux, et en particulier le carbonate de chaux ce sont des espèces d'aiguilles ou de cônes renversés. ;

Les grottes d Aiitiparos dans le Levant, celles qui environnent la cascade de Terni dans les États romains, la grotte d’Arcy ej^ France, offrent des exemples de sialadites de toutes les foi me«:

stalagmites diffèrent des stalactites en ce quelles s! développent sur la surface de la terre au lieu de se produir' aux vojites, et quelles prennent alors une apparence ma melonnée.

Les oohthes sont des pierres composées de couches coni centriques superposées. On appelle géodes les substances cris^ tallines arrondies qui présentent une concavité inleine. Le Diinéraux offrent souvent des formes qu’ils ont empruntées i d’autres substances; ou les matières de ces liquides se sont in troduites dans un moüle laissé vide par la destruction d’uj

corps organique, ou ces résultats se sont produits par pétri! fication. * r r j

Structure irrégulière, i

Quand la cristallisation est confuse, la structure devient irréj gulière: on la désigne souvent alors sous le nom de texture; s ôn n aperçoit plus aucun indice de cristallisation comme dan les masses terreuses, la structurée t à\\e. compacte; û lasubstanc est brillante, translucide comme du verre, la structure est dit 'vitreuse. Si on rencontre encore quelque indice de cristallisatior on 1 indique par des épithètes variées, structure lamellaire , etc'

QUELLES SONT LES AUTRES rROPRlÉxÉS DES MINERAUX?

^Poids spécifique, — Le poids spécifique ou densité d’un corp es||^ rajtport de son poids à son volume. On prend l’eau di'i ^^j^illeeà son maximum de densité, comme point do comparaisor donné d’eau pesant i , le même volume d pèsera ii,352, le même volume d’or 19,257. Toutes h ^^-r^i^stances minérales ont une den^ilé qui leur est propre dans chaque espèce et varie pour chacune d’elle; Ou emploie pour prendre la densité des corps, un instrumen

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nnii sous le nom de balance de Nicholson (voyez page 257). ais le procédé le plus simple et le pins exact est le suivant, n prend un fl iron bien bouché à Témei i et rempli d’eau stillée, ou le place avec le corps dont on veut connaître le )ids spécifujue et qii’oii a pesé préalablement dans le plateau une balance, et on pèse le tout. On met ensuite te corps dans flacon, il en fait sortir un. volume d’eau exactement égal au en. Le flacon bien essuyé et contenant le corps est pesé de ouveau. La différence en moins de ce dernier poids au premier, iprime le poids de l’eau déplacée. Il devient alors très facile ’établir le rapport du poids de l’eau à celui du corps eu 'ipéiience.

Caractères optiques des minéraux.

Transparence. — On dit qu’un minéral est transparent lorsu’il se laisse assez facilement traverser par les rayons Inmiueu;^ lour permettre d’apercevoir nu corps placé derrière lui; exemple : le spath calcaire, le cristal de roche, etc. Lorsqu’on ne •eut (li. tingiier les objets que confusément en regardant à tracrs un corps, on dit qu’il est dend-transparent ; exemple ; :ertaines agates. Si le minéral laisse seulement traverser la uiniere sans permettre de distinguer les objets placés derrière ui, on dit (ju’il est translucide ; exemple : les cornalines. Enfin in d t qu’un corps est lorsqu’il ne se laisse point traverser

)ar la lum'ère. Les métaux sont tous opaques.

Réfraction. — On donne le nom de réfraction à cette propriété dont jouissent seulement les corps transparents de dévier es rayons lumineux qui les traversent. Voici la loi de cette iéviatiou. Lorsqu’il!! rayon lumineux passe obliquement d’un milieu dans nu autre de densité différente, il éprouve, à partir de son point d’immersion, une déviation pins ou moins grande, qui varie siiixaiit la nature du milieu. S’il passe de l’air dans un corps solide ou liquide, le rayon se rapproche de la perpendicnlaire élevée au point d’immersion ; si, au contraire, le milieu est moins dense il s’en écarte.

Cette propriété de réfraction simple est propre à toi minéraux appartenant au système cubique et se rencontre, da

un grand nombre d’autres corps; mais plusieurs corps qui apparlienuenl aux autres systèmes ci islallins , jouissent de la propriété remarquable de diviser en deux faisceaux le rayon lumineux. Un corps placé derrière une semblable substance se

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,’voit double^ ôû dit alors que cette substance jouit de la double réfraction. On peut observer cette belle propriété dans le spatb d'Islande, dans le soufre, dans le cristal de. roche, etc. Tantôt cette propriété se fait voir à travers deux faces parallèles d’un cristal , comme dans le spath calcaire ; tantôt entre des faces non parallèles , comme dans le cristal de roche.

Couleurs» — Les substances minérales peuvent être incolores ou diversement colorées. La coloration peut être accidentelle, alors ce caractère est de peu de valeur; il en a une beaucoup plus grande quand elle est constante; ainsi le sulfure de mercure «toujours une nuance rouge, le molybdate de plomb une jaune.

Phosphorescence, On donne ce nom à la propriété qu’ont certains minéraux de devenir lumineux dans Tobscurlté dans des conditions données.

Le moyen le plus efficace pour rendre les minéraux phosphorescents, est de les chauffer assez fortement; cette propriété se remarque dans le spath calcaire, le phosphate de chau\, !e chlorure d'argent, mais surtout dans une variété de fluorure de chaux connue sous le nom de chlorophane. Lorsqu'une substance phosphorescente a été chauffée à plusieurs reprises, elle perd cette propriété, mais on peut la lui rendre comme l’a montré Perseal en les soumettant à une décharge continue d’étincelles électriques; souvent la simple chaleur du soleil suffit pour rendre les corps phosphorescents; on observe cette propriété dans cette variété de sulfate de baryte connue sous le nom de phosphore de Bologne.

Véclat est la manière dont un corps réfléchit la lumière. On emploie diverses expressions pour caractériser cette propriété dans les minéraux; ainsi on dit : éclat métallique, résineux , nacré, gras, etc.

Électricité et magnétisme, — Les substances minérales peuvent être classées par rapport à l’électricité en deux grands groupes : les corps conducteurs ou ceux qui conduisent facilement l’électricité, les métaux viennent au premier rang dans ce^fi,^;î||ffie ; les corps isolants, ceux qui ne conduisent pas félecft&ité , mais qui s’électrisent avec la plus grande facilité. Les» moyens qu’on emploie pour développer l’électricité dans les ininéraux sont le frottement et la chaleur; la topaze et le spath dTslande s’électrisent par le seul frottement. Parmi les minéraux , il est qui , en s’électrisant , ^jouissent de la propriété de préienter les deux pôles. Le plus remarquable de tous c’est la

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tourmaline; le développement de réîectricité dans ce minéral se fait selon les lois suivantes : la tension électrique va croissant comme la chaleur : dès que la température devient stationnaire , l’électricité disparaît complélemenî; dès que la température décroît, l’électriciié reparaît; mais ce qui est fort singulier, les pôles ont changé; rextrémilé du cristal qui manifestait réîectricité positive offre réîectricité négative, et 'vice 'versà. Le magnétisme est considéré aujourd’hui comme une modification de l’électricité. Il n’y a qu’un petit nombre de corps qui jouissent de la propriété d’agir sur l’aiguille aimantée; tels sont le Ihr, le nikel et le cobalt, mais seulement dans certains états déterminés. ,

Du degré de résistance aux actions mécaniques^

On donne le nom déélasticité à la propriété qu’ont plusieurs substances minérales de céder à l’effort que l’on fait pour les courber et de revenir fortement à leur position primitive quand cet effort cesse. Le mica, qui ressemble tant au talc, en diffère par son élasticité dont l’autre manque.

La dureté ^ considérée sous le point de vue minéralogique, exprime la résistance à se laisser rayer ou entamer par un autre corps. .Pour que la dureté pût devenir un caractère dans les minéraux on a en quelque sorte dressé une table qui sert de point de comparaison. Ainsi entre le talc qui est la substance la plus tendre, et le diamant qui est la plus dure ,on a placé huit autres substances dont la dureté va en croissant. Voici ces subs* lances : talc, gypse, calcaire, spath Ibior, phosphate de chaux, feldspath, quartz, topaze , corindon , diamant. Si l’on veut exprimer le degré de dureté d’un corps qui ne soit pas compris dans la table précédente, on l’essaie par les corps qui forment cette table, et l’on arrive à un point où le corps qu’on essaie cesse d’etre rayé. On dit alors que tel corps est rayé par tel des corps de la table et raie tel autre de la meme table.

Ténacité, — On appelle ainsi la résistance que les corps opposent aux chocs. La ductilité, la malléabilité et la llexibilité, sont des propriétés qui appartiennent particulièrement aux métaux. !

Tous les corps solubles sont sapides , un grand nombre d’entre eux peuvent se caractériser par leur saveur, exemple : le sel marin, l’alun, le sulfate de magnésie, etc. Les odeurs peuvent être distinguées eu propres ou accidentelles; ainsi l’odeur suffo-

WISTOIRE NATURELLE.

cante du chlore, de l’acide sulfureux , sont des odeurs propres; i ainsi plusieurs bois bitumineux ont une très forte odeur bitumineuse qui est accidentelle.

Propriétés chimiques des minéraux.

Si les propriétés physiques que nous avons étudiées précé- , demment fournissent d’excellents caractères pour distinguer les minéraux, cependant elles peuvent rarement servir seules ài bien caractériser les espèces : il faut avoir recours aux propriétés chimiques.

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