MENT LA DIFFÉRENCE QUE LES CORPS PRÉSENTENT
L’analyse subit dans le plus grand nombre des cas, pour établir nettement les ditférences que présentent les espèces minérales ; il est cependant des cas où ce moyen , qui au premier abord’ semble si facile, peut se trouver en défaut: en effet il ne nous fait connaître que la nature et les proportions relatives des corps simples qui entrent dans la composition des minéraux ; il arrive quelquefois que des substances minérales, formées des memes éléments, en mêmes proportions, diffèrent cependant assez entre elles, pour qu’il soit indispensable de les séparer. La théorie atomique explique très heureusement ces différences, en montrant qu’elles résultent de variations dans les groupes atomiques, qui constituent la forme de corps. Nous allons rendre ce fait plus clair par des exemples. Ainsi, il existe deux carbonates de chaux , qui donnent exactement les mêmes résultats à l’analyse, et qui cependant diffèrent notablement entre eux par l’ensemble de leurs caractères physiques. L’un ( le calcaire commun) cristallise et se clive avec la plus grande facilité en rhomlioèdres , ne possède, quand il est transparent , qu’un seul axe de réfraction double, est plus tendre, et spécifiquement plus lé^er, etc. T/aulre (l’aragonite) cristallise en prismes très différents’du rhomboèdre, est d'un clivage très difficile, a deux axes de double réfraction, etc. Il en est de même des deux especes de sulfure de fer ( la pyrite commune et la sperkise).
lO® lorsqu’elle NE SUFFIT PAS, COMMENT Y SUPPLEE-T-ON
Lorsque l’analyse ne montre point de diflereiice entre des minéraux qui présentent cependant des caractères essentiels dissemblables , alors pour établir ces différences il faut avoir
HISTOIRE NATURELLE
recours aux propriétés physiques les plus iniporlantes, et il n’en est aucune de préférable, après la iiaiure et la proportion relative des atonies, que leur groupement. Ce caractère appartient à la nature intime du corps, il nous est révélé par l’examen des formes cristallines. Quand deux corps de même composition cristallisent dans deux systèmes, les différences qui en résultent tiennent à la manière dont sont groupés les atomes, et sont trop importantes pour ne pas être prisesen considération; il en résulte souvent des différences très notables dans toutes les autres propriétés physiques. Ainsi quand l’analyse ne suflit point pour établir des difterences, il faut d abord avoir recours à la forme cristalline, puis aux autres propriétés physiques secondaires.
Des classifications minéralogiques.
Il existe plusieurs classifications minéralogiques qui tour à tour ont joui d’une certaine célébrité. Nous allons montrer sur quelles bases reposent les principales; mais avant d’eijtrer dans ce détail, nous pensons qu’il est utile d'exposer, en suivantl’orclre du programme, les bases générales de ces classifications.
IlO QUELS SONT LES DEGRES d’iMPORTANCE RELATIVE Qü’oN