‹ Manuel complet du baccalauréat ès-sciences physiques et mathématiquesChapitre 202 sur 234 · PEUT ATTRIBUER AUX DIVERSES PROPRIÉTÉS DES MINERAUX · texte numérisé non relu

PEUT ATTRIBUER AUX DIVERSES PROPRIÉTÉS DES MINERAUX

Les classifications minéralogiques reposent, comme les classificatioiis zoologiques ou botaniques, sur la subordination des caractères ; il est donc essentiel d’établir nettement quels sont les degrés d’importance relative des diverses propriétés des minéraux. Dans la zoologie les propriétés dominantes sont tirées de la forme ; on ne peut plus les invoquer en premier ordre dans la minéralogie, car des espèces qui ont entre elles la plus grande affinité, peuvent différer entre elles par la forme; ainsi rien ne se ressemble moins pour la forme que |e cristal de roche , le carbonate de chaux et la craie , et cepi ndant on ne peut les séparer. Les propriétés les plus importantes sont fournies par l’analyse chimique, qui nous indique quelles sont la nature et la proportion des éléments qui entrent dans un minéral, l a forme cnstalüne est la propriété qui vient eu second lieu, parce qu’eÜe est liée à la constitution intime des minéraux, et qu’elle montre comment les éléments sont groupés pour constituer un solide déterminé. I^e caractère tiré de la réfraction est, comme nous l’avons vu, inti-

mement lié avec la forme cristalline; le caractère qu’il fournit a donc également une grande importance. Voilà les propriétés vraiment dominantes, et qui peuvent servir à déterminer les espèces. Le.s autres propriétés physiques viennent en deuxième ligne: parmi ces propriétés, il en est cependant qui sont remarquables par leur constance, et qui sont liées à la nature du minéral : parmi ces caractères, vient en première ligne la densité, dont les minéralogistes ne doivent jamais négliger l’appréciation, La dureté, ia couleur propre, sont encore des propriétés essentielles qu’il ne faut jamais oublier.

12® QUET.TÆS SONT CELLES DE CES PROPRIÉTÉS Qü’ON PEUT PLUS PARTICULIÈREMENT EMPLOYER COMME CARACTERES.^

Les caractères devant-èlre tirés des propriétés les plus importantes , il suit de ce qui précède , qu’on devra d’abord avoir recours à ceux que fournit l’analyse chimique, puis vient en deuxième ligne la forme cristalline et les autres propriétés physiques, d’après leur importance relative, Pour qu’une espèce minéralogique soit nettement connue, il faut qu’il ne reste plus aucune incertitude sur son analyse quantitative, et que l’on puisse la rapporter avec précision à l’un des types cristallins que nous avons fait connaître précédemment.

DÉFINITION DE l’eSPÈcE MINÉRALE.

La définition de l’individu ou de l’espèce diffère en minéralogie de la même définition en zoologie ou en botanique. Les substances minérales pourraient être divisées indéfiniment, sans être détruites. Pour arriver à définir l’individu , on doit arriver jiDqu'à la molécule intégrante, qui ne peut être décomposée qu’en éléments hétérogènes. On appelle espèce, en minéralogie, une collection identique par la nature, les proportions et l’arrangement de leurs molécules, quelle que soit la forme sous laquelle ils se présentent. Cependant, on admet généralement que les minéraux de la même espèce doivent s’accorder par la composition chimique , et pour la forme .cristalline. Toutes les autres propriétés ne sont plus regardées que comme secondaires, et ne doivent point faire établir une nouvelle espèce. Ainsi, par exemple, le sulfate de chaux, ou la combinaison de l’acide sulfurique avec la chaux et avec Peau , constitue toujours une

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espèce minérale, soit qu’il soit régulièrement cristallisé , et parfaitement transparent comme le verre; soit qu’il forme des niasses informes, comme la pierre à plâtre. Ces variations de propriétés physiques constituent les variétés qu’ou peut définir rigoureusement àes collections d individus identiques par la nature de leurs éléments et leur forme primitive, mais différant par leurs autres propriétés. |

1^0 que nOIT-ON ENTf-NDRE PAR GENRE EN TVIINERAEOGIE i

En minéralogie, de même que dans les autres branches de riiistoire i^aUirelle, en groupant les espèces on a formé des genres. On peut, dans l’état actuel de la science minéralogique, définir ainsi le genre : un groupe formé d'espèces qui ont entre elles une grande analogie dans la composition chimique et dans les caractères extérieurs. Pour qu’il y ait analogie dans la Composition et dans les caractères extérieurs, il faut que les espèces réunies aient au moins un principe commun, choisi parmi ceux que l’on appelle en chimie buses ou acides^ ou plus généralement principes électro-positifs, et principes électro-iiégalils.

Nous exposerons plus loin les principes des nomenclatures^ minéralogiques les plus importantes, ce que civique classificâjj^ teur comprend dans le groupe qu’il nomme genre. ^

l50 TEUT-ON FORMER. QUELQUES AUTRES GROUPES NATURELS DÉ|

minéraux.^ :

Après avoir formé des genres tous les auteurs de dassificalions raiuéralogiques ont cherché à établir des familles, puis il» ont enfin groupé les familles en un petit nombre de classes pour constituer une niélhode minéralogique. Le.s classifications minéralogiques peuvent être rapportées à quatre ordres. 1° elles sont uniquement londées sur les caractères extérieurs, a^elles reposent à la fois sur les caractères extérieurs et sur la composition cliimique ; cette dernière enfin leur sert uniquement de base; 4^ ils n’empruiiteiit leurs caractères principaux que de la forme cristalline.

Classifications fondées sur les caractères extérieurs, Croiisted et Ihainner ont fondé leurs systèmes uniquement sur les caractères extérieurs; ils sont complètement abandonnes

MlNFiRALOGlE.

aujourd’hui. Le premier divisait les minéraux en terres, sels, bitumes et métaux; chacune de ces classes était ensuite partagée en ordres d’après les caractères de la texture.

Classificatioîis fondées d'après les formes cristallines. -—Si tous les minéraux connus étaient cristallisés régulièrement et qu’on voulut les diviser d’après leurs formes, il y aurait six grandes divisions à établir dans leur ensemble. On pourrait ensuite subdiviser chacune de ces classes en tenant compte des angles ; ainsi , pour 1.* classe du rhomboèdre , telle espèce aurait un rhomboïde fondamental de telle mesure, et telle autre d’une mesure différente; mais toutes les substances du système cubique échappent à ce moyeu de spécification , car toutes les formes de ce système ne peuvent pas varier dans la mesure des angles, et il est aussi beaucoup d’espèces qui n’offrent aucun indice de cristallisation régulière et qu’on ne pourrait classer avec certitude.

Classification de moJis. — Cet auteur n’emploie, pour classer les minéraux , que des caractères tirés des propriétés actuelles des corps, de celles qu’ils manifestent dans leur état naturel, avant toute altération de leur véritable nature, c’est-à-dire uniquement des caractères de formes, de couleur, de tissu, etc.

Tous les minéraux dans ce système sont subdivisés en trois classes, celles-ci en ordres, les ordres en genres, espèces, etc. Première classe, pesanteur spécifique au-dessous de 3,8, point d'odeur bitumineuse, saveur quand ils sont solubles. Seconde classe, pesanteur spécifique au-dessus de i,8 insipide. Troisième classe, pesanteur au-dessous de i,8, odeur bitumineuse quand ils sont liquides.

Classifications fondées sur les caractères extérieurs et la composition chimique. — La plus répandue de ces méthodes est celle de l’illustre géologue Verner; il divise les fossiles en 4 classes: terreux, salius , 3'^ inflammables, 40 métalliques.

Pour montrer combien cette classification était artificielle, il suffit de dire qu'il plaçait le diamant, qui n’est que du carbone, et qui devrait appartenir à la troisième classe , à côté de la zircone dans la première classe.

Classifications fondées uniquement sur la composition chimique. Les méthodes purement chimiques sont maintenant généralement adoptées ; elles présentent la base la plus solide pour l’arrangement méthodique des minéraux. C’est Karsten qui éta-

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blit la première classification de ce genre. Haüy, dans les deux éditions d^ son grand ouvrage, p< sa les bases d’une classification chimique. MM. Brongniarl, Beudant et Berzélius établissent les divisions parmi les minéraux en {>cirlanl du meme principe.

On a pris deux points de départ opposés, pour classer chimiquement les minéraux. Les divisions peuvent être établies en prenant pour base l’élément électro-positif ou l’élément électro-négatif. Haüy a suivi le premier ordre. MM. Brongniart et Berzélius et tous les minéralogistes l’avaient imité ; mais les belles découvertes de Mstscherlich sur l’isomorphisme ont rendu nécessaire un changement complet dans la classification, et maintenant tous les minéralogistes , à l’exemple de M. Beudant, prennent pour point de départ de leur clas.'iifîcation le principe électro-négatif. Cependant on regrettera toujours dans les applications de la minéralogie la classification d’après J élément élecîro-positif, chaque métal y formait une larnille qui embrassait toutes ses combiiiaisonq il faut renoncer à cet avantage dans la classification d’après le principe éleclro négatif. Il répugne à plus d’un minéralogiste de chercher les composés de fer, de cuivre, d’argent, etc., dans plusieurs familles où ils se trouvent dispersés.

Classijication de Haüy^ 1822. — Il divise les substances minérales eu quatre classes. Première classe, acides libres. 2^ métaux hétéropsides ; 3^^ métaux autopsides ; 4® substances combustibles non métalliques; 5® substances phy togènes. Il cona prenait sous le nom de métaux hétéropsides ceux qûi ne se présentent jamais sous la forme commune et avec l'éclat particulier des métaux proprement dits auxquels il donnait le nom d’autopsides.

Classification de M. Beudant. — La méthode minéralogique de M. Beudant diffère complètement de celle de Hai’iy pour la réunion des espèces en genres. Au lieu de prendre les hases pour point de »lépart, il choisit les corps minéralisateiirs. Cet exemple a été suivi par M. Berzélius dans la nouvelle classification minéralogique qu’il a publiée en 1825.

Dans les classifications par les bases , on est obligé de réunir en un même genre toutes les combinaisons possibles de cette base. Ainsi, dans le genre chaux se trouvent réunies les espèces : chaux carbonatée J chaux sulfatée, chaux nitratée, chaux fluatée, arseniafée, etc. Or, à l’exception de la base qui est commune, il n’y a quelquefois, il faut en convenir, que bien peu de rapports entre ces différentes espèces. Si , au contraire, les corps

AllMiKALOGIli.

ininéralisateiirs fournissent les caractères des genres, on aura des groupes dont les espèces auroîit beaucoup plus d’analogie entre elles. Ainsi dans le genre carbonate^ par exemple, nous aurons non seulement un ininéralisaleur commun, l’acidc carbonique, mais une analogie frappante dans la forme, la structure, la manière d’ètre générale. En effet, les carbonates de chaux, de zinc, de fer, de manganèse, etc., ont tous leurs formes cristallines appartenant au système rliomboédrique : par le clivage, ils donnent tous les rhomboèdres presque identiques ; leurs formes irrégulières se présentent sous les mêmes aspects; en un mot, il y a des rapporls évidents qui les réunissent ensemble. Nous pourrions eu dire autant des autres genres, tels que les nitrates, les sulfates, etc.

Cette méthode d’établir les genres est certainement la plus heureuse qu’on pourrait choisir, mais il n’est pas aussi facile de les grouper ensemble pour en composer des familles naturelles. Pour arriver à ce but, M. Beudant prend pour base de chaque famille un élément chimique qui doit être tel qu’il présente la plus gi'ande analogie entre les genres qu’il réunit ; ainsi le soufre forme le type de plusieurs genres distincts ; combiné avec les métaux ; il constitue le “genre sulfures , avec l’oxigène, les acides sulfureux et sulfurique, puis le genre sulfates; tous ces genres qui ont un principe commun forment une famille à laquelle il donne le nom de snlfides. On est forcé de convenir que si les corps ainsi groupés présentent Eanalogie d’un même principe important, ils diffèrent cependant par des propriétés essentielles ; ainsi les séléniures ressemblent plus aux sulfiires que les sulfures ne ressemblent à l’acide sulfurique , et les sulfates devraient plutôt être rapprochés des séléniates et des autres sels que des sulfures, etc. Pour grouper les familles ensemble, les difûcnltés s’accroissent encore, et on doit dire qu’en minéralogie, pas plus que dans les autr.es branches de l’histoire naturelle, la série linéaire qu’on est obligé de suivre dans un ouvrage didactique ne donne des résultats satisfaisants. M. Beudant a suivi, pour grouper les familles, la classificaiion de M. Ampère; il divise les corps en trois groupes : les gazolites; les leucoliles et les chroï olites ; nous verrons plus tard comment sont rangées les familles, eu donnant la liste des minéraux d’après la méthode de M. Beudant. (Voyez page 699,)

l6o QUELS SONT LES PRINCirAUX MINERAUX QUI COMPOSENT

formations cristallines du globe et ceux qui se trouvent DANS LES FORMATIONS SEDIMENTAIRES.

Nous verrons bientôt dans le précis de géologie ce qu’on doit entendre par formations cristallines et formations secondaires. Nous allons étudier maintenant les principaux minéraux qui les composent.

Lequartzje feldspath, le mica, le talc, l’amphibole et le pyroxène, voilà les principaux minéraux des tormations cristallines.

Les calcaires, le gypse, composent les plus grandes masses parmi les formations sédimentaires. On rencontre encore dans ces formations le diamant, les divers combustibles charbonneux, le sel gemme, etc.

Le quartz est un minéral lorsqu’il est pur ; composé uniquement de silice, il est assez dur pour rayer le verre et donner des étincelles avec le briquet, chauffé seul au chalumeau, il est infusible. On eu distingue plusieurs variétés : le quartz hyalin ou le cristal de roche qui est souvent parfaitement transparent et incolore, et cristallisé en prismes , à six pans terminés par des pyramides à six faces; 2® [*a§^ate est compacte, demi-transparente, à cassure écailleuse ouconGhoïdale: elle se présente sous forme de rognons, 3^ Le jaspe est tout-à-fait opaque, a une cassure terne et des couleurs foncées. opale renterme toujouis une certaine quaotité d’eau, elle est résineuse et ressemble a uii mortier gélatineux qui se serait consolidé en se desséchant.

Le feldspath est un silicate d’alumine et d’une base alcaline , variable; soude, potasse, quelquefois chaux, ou de petites proportions d’autres bases isomorphes. On a donné au feldspath différents noms suivant la nature de ses bases; ainsi on nomme celui qui est à base de soude, orthose, celui qui est à base de potasse ; c’est lui qu’on renconlre dans les granités; labrador ^ celui qui est à base de soude et de chaux : toutes ces espèces sont presque aussi dures que le quartz , elles fondent au chalumeau en un émail blanc. On nomme pétrosilex le leldspath compacte; quand il est en partie décomposé et qu’il a perdu une portion de sa base alcaline et de silice, ou lui donne le nom de kaolin ou terre à porcelaine.

Les micas sont des silicates d’alumine et de potasse, dans lesquels cet.ij base alcaline peut être remplacée par ses isomorphes

et parlicuUèremeut par Toxide de fer, l’oxide de manganèse. Les micas se présentent sous forme de petites masses lamellaires en fenillols minces ou en paillettes divisibles, en lamelles d une grande ténuité, brillantes, flexibles et élastiques. Leur couleur est lies variable; les teintes varient du brun au vert, au noirâtre, au jaune, au blanc; ils ont souvent un éclat métallique; les belles variétés jaunes sont vendues sous le nom de poudre d*or. Le talc dilïère peu des micas, la base alcaline est de la magnésie ; comme le mica , il se présente sous la forme de feuillets minces et flexibles, mais ces feuillets sont mous et élastiques; il est d’ailleurs beaucoup plus tendre et sa poussière est onctueuse.

V amphibole est un genre qui comprend trois espèces principales de minéraux: ce sont des silicates de cliaux, de fer, de manganèse, ou de bases isomorphes qui ont pour caractère commun d'avuir des formes cristallines qui dérivent d un prisme oblique, à base rliombe, et de présenter deux clivages très éclatants et d'une grande netteté; ils fondent facilement au chalumeau et oflVent des verres diversement colorés. Les espèces d’amphiboles sont la trémolite o\\ gramatite ; elle est blanche ou légèrement verdâtre ; on la trouve en cristaux prismatiques ou èU masses composées de fibres soyeuses ; c est à celte espèce qu’on rapporte les espèces filamenteuses connues sous le nom d’asbeste ou d amiante. 2» Vactinote est d’un vert plus ou moins foncé, en baguettes ou en aiguilles allongéesqui vont en rayonnant autour d’un centre. 3® La hornblende est d’un vert presque noii âtrc et s’offre souvent en masses lamellaires.

Le genre pyroxène comprend encore plusieurs espèces de silicates quj ressemblent beaucoup par leur composition à ceux du genre ampbibole; on distingue les pyroxènes des amphiboles par leur éclat moins vif, leur aspect vitreux et surtout par leur clivage qui a lieu parallèlement aux faces d’un prisme oblique à base rbombe dont les pans font entre eux un angle aigu au lieu de l angle ouvert des amphiboles. Yoici les espèces principales du genre amphibole : diopside, qui est blanc ou grisâtre; la satilite qui est verte; /Ve, qui est en cristaux presque noirs qui se trouve surtout dans les rochers volcaniques. Les diallages peuvent encore être rapportés au genre pyroxène, ce sont des minéraux tendres en masses lamellaires et brillantes.

Voilà les minerais qui, par leur réunion, forment la partie essentielle dcîs masses cristallines du globe; on y rencontre en outre, disséminés dans les liions ou dans les veines, une toule

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d’autres substances minérales parmi lesquelles nous citerons : le corindon , l’émeri, le spinelle, les rubis, la topaze, les émeraudes, la tourmaline, les grenats, le spath fluor, plusieurs minerais de fer, de plomb , de cuivre , d’étain, de zinc , d’argent , d’or, etc.

Nous allons maintenant étudier le calcaire et le gypse qui forment les masses principales des formations sédimentaires.

Le calcaire, ou carb(U]ate de chaux rhomboédrique, ordinairement désigné sous le nom de pierre à chaux , est très facile à distinguer par ses pro{)riétés chimiques; il jouit de la propriété de se dissoudre avec effervescence dans les acides, et de se réduire en chaux anhydre par le feu. On peut ajouter encore comme caractère physique qu’il se laissera rayer par une pointe d’acier. Il se présente dans la nature sous une foule de variétés cristallisées. Il est facilement clivable en rhomboèdre, qui est sa forme primitive, et dont le grand angle est de io5o,5; il porte sous cette forme le nom de spath d'Islande, et jouit entre autres propriétés d’une double réfraction très prononcée. Cette espèce est, sans contredit, celle dont les variétés de formes cristallines sont les plus nombreuses. Voici les variétés non cristallisées qui exi^nt assez abondamment dans la nature pour former les roches : ^calcaire saccharoïde \ c’est le marbre blanc statuaire de Carare et des Pyrénées ; il est en masses grenues et brillantes , et d’un beau blanc; 20 le calcaire compacte fin; il est diversement coloré, et constitue tous nos marbres calcaires; \e. calcaire oolithique , formant des- masses composées de globules compactes, et à couches concentriques; 40 la craie, matière terreuse, compacte, friable, tachant en blanc; calcaire

grossier, pierre à chaux , ou pierre à bâtir, jaunâtre, assez tendre, à grain grossier, non susceptible d’être poli, contenant souvent un très grand nombre de coquilles fossiles; 6^ le calcaire sili^ ceux, plus dur que le calcaire commun, et laissant un résidu de silice quand oa le traite par l’acide nitrique;. 70 le calcaire argileux o\\ \di marne calcaire , mélange terreux, c’est-à-dire de silice, d’alumine et de calcaire.

Le gypse , pierre à plâtre, sulfate de chaux hydraté, est une substance très tendre qui se laisse facilement rayer par l’ongle, et qui se divise en lames minces dans un seul sens quand elle est cristallisée. Sa cristallisation se rapporte au système du prisme oblique à base rectangle. Si l’on chauffe ces lames , elles se divisent d’elles-mémes en une multitude de feuillets qui décrépilent

et blanchis'sfiit, ce qui tient à ce que la pierre abandonne alors l’eau qui fait partie de ses éléments, et se convertit en plaire qui est employé en architecture et pour amender les prairies. C’est à cette substance qu’appartient 1 albâtre employé pour faire des ornements Le gypse est quelquefois en cristaux incolores ou jauoâtres; le plus souvent il est en masses amorphes, c’est sous cet étal qu’on le rencontre le plus souvent. La montagne de Montmartre, près P^aris, en est presque enlièren)ent formée.

Voilà les minerais qui composent en grande partie les différentes couches dn globe ; nous verrons, plus loin dans la géologie, comment elles sont associées pour former les roches, et comment ces roches sont superposées; il nous reste, pour compléter celle esquisse de minéralogie, à présenter le tablean des espèces minérales qui sont le plus utiles à l’homme; nous allons le faire en donnant le tableau complet des espèces minérales , d’après M. Beudant, en nous arrêtant aux espèces les plus importantes par leur utilité.

Tableau méthodique des espèces minérales, disposées suivant la méthode de M. Beudant,

PREMIÈRE CLASSE. — GAZOLITES.

Suhotances rcuferraant comme principe électro-négatif, des corps gazeux , liquides ou solides , susceptibles de former des combinaisons gazeuses permanentes avec l’oxigèue, avec l’iiydrogène ou avec le phtore.

Première famille: silicides. — Corps composés de silice seule ou combinée avec divers oxides.

Premier genre : Silice, — Quartz anhydre. - — • Opale ou quartz hydraté.

Deuxième genre : Silicates.

§ 1. Silicates d’alumine ou de ses isomorphes. — Staiirotide ou croisette. — Distliène. — Sillimanite, — Euclase. — Collyrite iyilumine hydratée, aliiminite^, — Pliolcrite. — Triklasite. — Allophanc, — Halloysite. — Emeraude [hérd, aigue -manne), — Gehlenite. — Andaloiîsite [niacle).

Sons-genre: Grenats. — Grossiilaire. — Ahnandine [escarhoucle, grenat syrien), — Mélate. — Spessartine. — Scolexerose {scolexHe anhydre), — Scolezite {zéolithe en aiguilles, radiée), — Mésotype.

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■ — Prelmlte. — Cérine (cérium oxidé siliceux noir). — Idocrase (Fésuvienne),

Sous-genre : Epidote, • — ’Zoïzite (épidote blanc).- — Tliallite (épidote ou schorl ojcrt). — Melonite (Jiyacinthe blanche de la Somma).

— Wernerite. — ■ Népliéline [sommité, schorl blanc). — Cordiérite [dichrdùe, saphir d’eau). — Tiiompsonite [mèsotype). — Carpholite [pierre de paille). — > Anorthite. — Pinite [pinite d’Auvergne). — Triphane [scolite de Suède). — Chabasie [eabdite, zéolite cubique),

— Amphigène [leucolite , grenat blanc du Vésuve). — • Analcime [zéolite dure, cubicite). — Laimionite [zéolite de Bretagne), — Hydrolite [gmélinite, sarcolite).- — Harmotoine [pierre de croix).

Sous-genre: Feldspath, — Orthose [feldspath adulaire).^ Albite [feldspath blanc). — Pétalite [lerzelite). — Stilbite [zéolite nacrée et feuilletée), — Épistilbite. — • Hypostilbite. — Spiiérostilbite. — ■ Heulandite [stilbite accélérée). — Brewstcrite.- — Adinole [pétrosilex agatoïde, feldspath compacte).

§ II. Silicio-Aluminates. — Saphyrine, — Ciiaraoisite, — Bertliierine.

§ IIL Silicates non alumineux. — Zircon [hyacinthe, jargon), — > Eudiaiite. — Tliorite. — Gadolinite. — Cérerite [cérium oxidé silicifère rougeè),- — 'Ilvaïte [yénite , liévrite ^ fer calcaréo-siliceux) . — ■ Montronite. — Achinite. — Rbedonite [manganèse oxidé siUcifère rose). — Opsim#se [hydrosilicate de manganèse), — Marceline [manganèse du Piémont., silicate tnmanganésien). — Calamine [zinc oxidé hydraté siliceux , pierre calaminaire) , — Cbrysocole [cuivre hydro-siliceux) .

§ IV. Silicates magnésiens. — Péridot [chrysolite des ojolcans, olivine). — Marmolife [serpentine, talc). — Serpentine [ophite ,, néphîite). Diallage. — Talc. - — Stéatite [craie de Briançon), — Magnésite [écume de mer, magnésie carbonatée siUcifère).

§ V, Silicates calcaires, — Edelforse [trémolite) . — Wollastonite [spath en table, grammite),

§ VL Silicates doubles.

Sous-genre : Pyroxène, — Diopside (pyroxène blanc), — Hedenbergite [pyroxène Jioir). — Pyrodmalite [fermuriaté), — Hyperstène [paulite).

Sous-genre : Amphibole . — Trémolite ( grammatite , asbeste et amiante^. — Actinote [hornblende). — Apophyllite,

Deuxième famille : Borides. — Corps composés d’acide borique seul ou combiné.

Premier genre : Boroxyde. — Sassoline [aeide borique hydraté).

L’acide borique existe en dissolution dans les eaux de certains lacs de Toscane, il fait aussi partie de certains produits volcaniques; il est employé pour préparer le borax.

MIiNÉHALOGIE.

Second genre : Borates^ — Borax [tinkal, soude horatée).

Le borax existe en abondance dissous dans les eaux de plusieurs lacs de l’Inde et île la Perse; il cristallise dans le système prismatique, oblique à base rectangulaire; il est employé par les orfèvres et les bijoutiers pour leurs soudures.

Boracite {borate de magnésie).

Troisième ^cnre i Boro-Silicates, — Datholithe {chaux horatée siliceuse'^, Botriolithe {chaux horatée siliccusê concrétionnéé).

Troisième famille : Carbonides. — Corps composés de carbone pur ou combiné avec d’autres corps.

Premier genre : Carhone, — Diamant.

Le diamant est employé dans les arts , soit pour percer et polir les pierres fines, soit pour couper le verre, soit pour servir de pivot dans les montres ; c’est l’article le plus recherché de la joaillerie; il cristallise ordinairement en octaèdres allongés; il raie tous les corps , n’est rayé par aucun ; sa densité est de 5,5 a , c’est du carbone chimiquement pur, il est ordinairement incolore, mais il peut être coloré en jaune, en rouge, en hyacinthe, en noir, etc.

Le diamant s» trouve dans les terrains de transport, disséminé, au milieu de cailloux roulés , d’oxide de fer en grains , liés ensemble par une argile rougeâtre et ferrugineuse. Nous donnerons à l’article Géologie le gisement des divers combustibles suivants que nous citons.

Appendice. — Graphite {plo77ihagine), — Anthracite, — Houille (charhoTi de terre), — Stipite {houille sèche ou Lignite

{Lois hitu77imeux), — Bois altérés, — Terre de Cologne {ter7'e d*o77ihre). — Tourhe, — Terreau,

Deuxième genre: Carbures, — Grizou {proto-carhure dhydrogène), — Naphthe.

Appendice. — Hatchetine (adypocire 7nuiéral), — Elaterite {hita77ie élastique), — Dusodyle {houille papyracée), — ^ Malte {hitiune glutineux , poix 7nitierale), — Asphalte {hitiune de Judee), — — Reti^ 7iasphalte, —— Résine de Jiighgate {copal Jossile), — Succin {harahej a7nhre jaïuie).

Troisième genre: Mellate, — Meîlite {7nellate d’aliunine, succin cristallisé).

Quatrième genre : Urate, — Guano.

Cinquième genre : Carhonite ou Oxalate, — Humboltite {77iellate de J’er).

Sixième genre : Carhonoxide, — Acide carbonique.

J Septième genre : Carhonates, — Natron {sous-carhonate de soude).

Le natron est assez répandu, il forme des efflorescences blanches dans plusieurs plaines basses et humides au bord de la mer; il cris-

mstOIRE NATURELLE.

talUse en octaèdre« , à base rhoinbe ; il est très employé pour la fabrication du savon et du verre.

Urao {sesqui’^carbonate de soude). — Gay-Lussite,

Carbonate de chaux. — Calcaire.

Cristaux v >riés donnant par le clivage des rhomboèdres de lo50 5' et 74*^ 55' dans les variétés les plus pures, densité 3,7. Cette espèce fourni les marbres , les pierres à chaux, les pierres à bâtir, etc,

Aragpnite *

Cristaux en prismes rhomboïdaux de 1 et 63®,55, plus dur que le calcaire à cassure vitreuse, densité a, 9.

Dolomie {chaux carhonatée magnésijëré), — Gioberite {magnésie earhonatée) . — Sidérose {fer carhonaté). "

Cristaux donnant par le clivage un rhomboèdre de 107®, densité 3,6 ; employé comme minerai de fer.

Diallogite {carbonate de manganèse). — Carbocéiine {carbonate de cérium)* — Smithsonite {zinc carbonate). — Zinconise {calamine terreuse , fleurs de zinc.) — Witherite {baryte carbonatée). — - Barytoçalcîte. — Sirontianite {carbonate de strontiane). — Céruse {plomb carbonate). — Leadhilite {plomb carbonatée rhomboédrique). — • Lanarkite {suif o- carbonate de plomb), — Calédonite. — Mysorine {carbonate de cuivre anhydre). — Malachite ( carbonate de cuivre a)ert)^ — Kzuriie {carbonate de cuivre bleu).

Ces deux dernières espèces sont remarquables par la beauté de leurs couleurs, la malachite concrétionnée est employée comme pierre d’ornement.

Troisième famille : Hydrogénides. — Corps gazeux , liquides ou solides dont l’hydrogène est un des éléments constituants.

Premier genre : Hydrogène.

Deuxième genre : Eau,

Troisième genre : Hydrates.

Quatrième famille : Ni-trides. — Corps gazeux , liquides ou solides, dont l’azote est un des éléments constituants.

Corps gazeux ou solide dégageant alors du gaz nitreux par l’action de l’acide sulfurique , sur leur mélange avec la limaille de cuivre.

Premier genre : Azote.

Appendice: Air atmosphérique. '

Deuxième genre: Nitrates. — Salpêtre {nitre, nitrate dépotasse). Cristaux dérivant d’un prisme droit rhomhoïdal d’environ 60® et

120®; à la surface des murailles, dans les lieux habités; employé pour faire la poudre et l’acide iJi"rir£ue.

Nitrate de soude.

Cristaux dérivant d’uu rliomboèdre obtus d’environ ïo6° 0174®, se trouve en Amérique , en petites couches; employé pour préparer l’acide nitrique.

Nitrate de chaux. — Nitrate de magnésie.

Cinquième famille : Sulfuridus. — Corps solides , liquides ou gazeux dont le soufre est une des parties constituantes.

Premier genre: Soufre. c • t

Deuxième genre : Sulfures, — Hydrogène sulfure (acide hydro-

sulfurique).

Existe dans plusieurs sources d’eaux minérales qui jouissent de propriétés médicales très énergiques, telles que les eaux de Barèges, d’Enghien.

Argyrose (argent sulfuré).

Cristallisé dans le système cubique , densité (7), composé de i3 .soufre et 87 d’argent. C’est une mine d’argent très riche, qui , de même que tous les autres sulfures d’or et d’argent , est exploitée pour obtenir ce métal.

Galène [plomb sulfuré).

C’est le rainerai de plomb le plus répandu. La galène a un aspect métallique, une couleur gris de plomb ; elle cristallise dans le système cubique; elle est quelquefois mélangée de sulfure d’antimoine et de sulfure d’argent, dans ce dernier cas elle est exploitée comme mine d’argent.

Blende (zinc‘ sulfuré).

Matière ne conservant guère l’aspect métallique, dune densite de 4,16; elle est exploitée comme mine de zinc.

Cinabre (mercure sulfuré).

Cristaux dérivant de prismes hexaèdres , densité 7,2. C est le minerai de mercure le plus répandu , et celui qui est expimé pour obtenir ce métal,

Alabaudine (manganèse sulfuré). — Harkise (nikel sulfure). ^ Sulfure de fer. — Pyrite (f'er sulfuré). — Sperkise sulfure

blanc). — LeJierkisc (pyrite magnétique). — Molybdénite (mo/yodène sulfure). — Chalkosine (cuivre sulfuré). — Stromeyerine fure d'argent et cuivre — Phillipsite (cuivre pyriteux panaché). Clialkopyrite (cuivre pyriteux). — Stannine (étain pyriteux). > Koboldiue (cobalt pyriteux), — Bismuthine (bismuth sulfuré). “Stibiue (antimoine suljuré).

HISTOIRE NATDRELLE.

Substance métalloïde, gris de plomb, dérivant d’un prisme rhombüïdal, densité C’est la mine d’antimoine qui fournit ce métal pour les usages de la médecine et des arts.

Zinkenite. — Jamesonite {antimoine sulfuré plumhifère), — liai dingerite. — Miargyrite [argent rouge ^ argent sulfuré noir), — Argyrotlirose {aigeiit rouge y argent antirnonié sulfuré^, — Psaturose [argent antirnonié sulfuré — Bournonite [plonih antirnonié

sulfuré), — Polybasitc. — Panabase [cuivre gris), — Réalgar [arsenic sidfuré rouge), — Orpiment [arsenic sulfuré jaune), — Proustitc [argent antirnonié sulfuré en partie), — Antimouickel [nickel arsc-nical antirnonifere), — Disomose [nickel gris), — Cobaltine ( cobalt gris), — Mispickel [fev arsenical), — Tennantite [cuivre gris), > — Sulfure de sélénium.

Troisième genre : Suif oxides, — Acide sulfureux, — Acide sulfurique hydraté.

Quatrième genre: Sulfates,

La plus grande partie des espèces comprises dans le genre sulfates sont employés dans la médecine on dans les arts ; la barytine et la célestine sont les mines de baryte et de strontiane les plus abondantes , et qui sont exploitées pour obtenir ces oxides ou leurs sels ; le gypse est usité pour bâtir et pour l’agriculture, l’alunite pour préparer de l’alun, le sulfate de magnésie existe dans les eaux de plusieurs fontaines, et est employé, ainsi que le sulfate de soude, comme purgatif.

Anglesite [plomb sulfaté), — Barytine [baryte sulfatée), — Célestine ( strontiane sulfatée), — Karstenite [chaux sulfatée anhydre),

— Gypse [chaux sulfatée hydratée, pldtrs). ■— Glauberite. — Tliénardite. — Exantlialose [sel de Glauber), — Aplithalose [potasse sufatée), — Mascagniue [ammoniaque sulfatée), — Eps(jmite [suU Jate de magnésie), — Gallizinite [zinc sulfatée), — Rliodalose [cobalt sulfaté). — Mélanthérie [fer sulfaté), — Néoplasc [fer sulfaté rouge), — Pittizite [fer sulfaté ocreux), — Cyanose [cuivre sulfaté).

— Brgchantite [sous-sulfate de cuivre), — Sous-sulfate d’urane. — SulfaC ,/ert d’urane. — Alugonère [sulfate d’ alumine). — Wehsterite [alumine sous-sulfatée) , — Alunite [alumine sous-suljatée alcaline), — Alun [alumine sulfatée alcaline). — Ammonalum [alun ammoniacal).

Sixième famille : Chlorides. — Corps gazeux et solides, ayant le chlore pour principe électro -négatif.

Genre unique : Chlorures, — Acide hydrochlorique. — Calomel [mercure d.oux ou corné). — Kerargyrire [argent corné). — Kerasine [plomb muriaté). — Atakamite [cuivre muriaté), -7- Salmare [sel marin), > — S jWme [muriaté de potasse). — Chlorure de calcium

MINKRALOGIK. 70/>

{iniiriate de chaux), — Cliloiure de magnésium {inuriate de magnésie).

— Saliniac {tnuriate d* ammoniaque).

Septième famille : Iouides. — Corps solides dont l’iode est un des éléments constituants.

Genre unique :Iodures. — lodure de sodium.-™ De magnésium.

— De zinc. — De mercure. — D’argent.

Huitième famille : Euomides. — Substances dont le brome est un des éléments.

Cette famille ne renferme pas d’espèces qui soient encore bien rigoureusement déterminées.

Neuvième famille : Phtoriues. — Corps dans lesquels le plitorc ou fluor est l’élément électro-négatif.

Premier genre : Fthorures. — Fluorine [spath fluor' ou chaux fluatée), — Flucerine [cérium fluaté neutre), — Basicerine [jluate de cérium basique), — C.ryolite [aluniine fluate alcaline).

Deuxième genre : Phloro-silieates. — Topaze. — Préhnite [topaze bacillaire) . — Condrodite [brneite] ,

Dixième famille : Sélénides.

Genre unique : Séléniures, — Claustalie [plomb seleniè), — Berzeline [cuivre sélénié), — Euchairite [cuivre sélénié argentai).

Onzième famille : Teleurides.

Premier genre : Tellure,

Deuxième genre : TcUurures. — ^Bornine [bismuth tellure). Elasmose [teilure natif, auro-plumbifère), — Mullerine [tellure auroplomÜfère). — Sylvane [tellure auro^argentfere).

Douzième famille : Puosi'iiorides.

Genre unique : Phosphates. — Apatite [chaux phosphatée), — Pyromorphite [plomb mert, plomb phosphaté). — Wagnerite [magnésie phosphatée), — Xenotime [yttria phosphatée), — Triplite [manganèse phosphaté ferrfère), — Hureaulite. — Hetérosite. < Aphérèse [cuivre phosphaté de Lihethen), — X poleine [cuivre phosphaté de Kheinbreitbach), — Uranite [urane oxide), — Chalkolyte [urane oxidé). — • \V awellite [alumine phosphatée), — K.laprothine [feldspath bleu), — Amblygonite.

Trei/ièmc famille : Arsénides.

Premier genre : Arsenic.

Deuxième genre : Arséniures,~-^ Kr&iinwwe d’argent. — Arseniure d’antimoine. — Arséniure de bismuth. — Smaltine [cobalt arsenical), — Niekeline [nickel arsenical), — Arséniure de cuivre.

Troisième genre : Arsénoxide. —— Acide arsénieux.

Quatrième genre: Arséniates. — PJiarmacolitc [chaux arseniatee), — Arsenicite [chaux arséniatée). — IMimctèse [plomb arséniaté).

HISTOIRE NATCREIXE.

— Erythrine {cobalt arséniate), — Nickclocre {nickel arséniate), — . Erinite {cuivre arséniate rhomboédrique) . — Liroconite {cuivre arséniaté octaédrique), — Olivenite {cuivre arséniaté prismatique droit),

— Aplianèse {cuivre arséniaté prismatique triangulaire), — Scorodite {cuivre arséniaté ferrifère), — Pliarmacosiderite {Jér arséniaté de Cornwal), — Néoctèse {fer arséniaté du Brésil), — Sideretiue {fer oxidé résinite).

Cinquième genre : Arsénites. — Rhodoïse {cobalt arséniaté ter» reux) — Néoplase {nickel oxidé noir).

DEUXIÈME CLASSE. — LEUCOLITES.

Substances renfermant , comme principe électro -négatif, des corps solides qui ne donnent généralement que des solutions blanches avec les acides , et ne sont pas susceptibles de former des gaas permanents.

Quatorzième famille : Antimonides,

Premier genre : Antimoine

Deuxième genre : Antimoniure, — Discrase ( argent antimo» niai ) .

Troisième genre : Antimonoxides, — Exitèle {antimoine blanei), Stibiconise {antimoine oxidé terreux).

Quatrième genre ; Hypantimoîiite, — Kermès {antimoine oxidé sulfuré.) 9

Quinzième famille : Stanîîïdes.

Genre unique : Cassiterite {étain oxidé').

Seizième famille : Bismuthides,

Premier genre : Bismuth.

Deuxième genre : Oxide de bismuth.

Dix-septième famille ; Hydrargyrides.

Premier genre '.Mercure.

Deuxième genre : Hydrargure, — Amalgame {mercure argentai).

Dix-huitième famille : Argyrides,

Genre unique : Argent.

Dix-neuvième famille : Plumbides. — Plomb. — Massicot {pro^ toxide de plomb), — Mmmm. {deutoxide de plomb).

Vingtième famille : Alüminides.

Premier genre : Alumine. — Corindon {saphir, rubis, émeri).*»^ Gypsite {alumine hydratée).

Deuxième genre: Aluminates , — Sjnnclle {rubis balais). — Gahnite {spinelle zincifére). — Pléonaste {spinelle noir). — Plongomme {aluminate de plomb).

Vingt-unlènic famille : Magnésides. — Brucite {inapiésie hy~ dratée).

TROISIÈME CLASSE. — CROIKOLITES.

Substances renfermant, comme principe électro-négatif, des corps solides susceptibles de former des sels ou des solutions colorées, et ne se réduisant jamais en gaz permanents.

Vingt-deuxième famille : Titaxides.

Premier genre : Titanoxide. — Rutile [titane oxide, titanite), — Anatase.

Deuxième genre : Titanates. — Nigrine [titane oxidé ferrugineux).

— Chrichtonite [fer oxidé titane). — Polymignite. — Pyrochlor». Troisième genre l Silicio^titanate , — Spliene [titane siliceo-cal»

Caire),

Vingt-troisième famille : Tantaltdes.

^ Genre unique : Tanlalates. — Columbite [tantale oxidé). — Bacerine [tantale oxidé ferro-?nanganésiJére). — Yttrotantale [tantale oxidé yttrijere) .

Vingt-quatrième famille : Tungstides.

Premier genre : Acide tungstique.

Deuxième genre: Tungstates. — ^No\{v3im[schelin ferrugineux),

— Sclieelite [schelin calcaire). — Scheelitine [tungstate de plomb).

Vingt-cinquième famille : Molybdides. — Acide molybdique [molybdène oxidé), — Mélinose [plomb molybdaté).

Vingt-sixième famille : Chromides.

Premier genre : Oxide chromique.

Deuxième genre : Chromite. — Eisenchromc.

Troisième genre : Chromâtes. — Crocoïse [plomb chromaté). — Vauquelinitc [plomb chromé).

Vingt-septième famille : Uraxides. — Pecliuraue [urane oxidé),

— Üraconise [urane oxidé hydraté).

Vingt-huitième famille : Mawgakides.

Premier genre : Manganoxides,

Les trois espèces d’oxide de manganèse sont employées pour préparer le chlore et les chlorites , ils sont d’autant plus estimés qu’ils contiennent plus d’oxigène , et la première espèce est la plus précieuse sous ce rapport.

Pyrolusite [manganèse oxidé métalloïde). — Braunite [manganèse hydraté cristallisé), — Acerdèse [hydroxide de manganèse) ,

HISTOIRE NATURELLE

Deuxième genre : Manganites. — - Hausmanite {manganèse gris la?nelleux) . — Psilomelane {manganèse oxidé barytifère), '

Vingt-neuvième famille : Sidhrides.

Premier genre : Fer, ^

Deuxième genre : Sideroxides,

Les quatre espèces de fer oxidé fournissent tout le fer qui eslfci< employé dans les arts, %

Oligiste {fer oligiste y oxide rouge y ocre rouge"). — Limonite {f^rû\ hydraté, hématite brune), «

Troisième genre : Ferrâtes, — Aimant {fer oxidé înagnélique).^^ Franklinite. ®

Trentième famille : Cobaltides, — Peroxidc de cobalt.

Trente-unième famille : Cuprides, — Cuivre natif. — Ziguéline j' (cuivre oxidulé), — Melaconise {cuivre oxidé noir). '

Trente-deuxième famille : Orides. — Or.

Trente-troisième famille : Platixides. — Platine.

Trente-quatrième famille: Paleadides. — Palladium.

Trente-cinquième famille : Osmudes. — Iridosmide ( osmiiire ' d’iridium).

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