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OfiME ( Vlmus ) , l'un des arbres les plus utiles de

nos forêts , et Purt de ceux dont la croissance est la plu$ rapide ; mais , pour atteindre tout son développement et croître avec vigueur, il a besoin d'une terre profonde, assez bonne , sans cela, il demeure rabougri, et ce n'est

Îu'en taillis qu'on peut en tirer encore un bon parti. Test un des arbres les plus employés en avenues, en bordure de chemins et de champs; cette situation lui convient parfaitement , et il peut y être placé sans inconvénient à de fort petites distances ; il a de plus l'avantage de reprendre avec facilité , lors même qu'on plante les pieds déjà forts ; quant aux moyens de multiplication , on les emploie tous , et surtout celui des graines ; il faut em-

Î loyer la greffe pour multiplier les variétés avec certitude, tans les jardins paysagers les ormes sont d'un usage fréquent dans toutes les grandes plantations ; souvent leur port est remarquable, mais c'est surtout leur feuillage foncé et épais qui le recommande pour produire des contrastes.

L'O. commun se reconnaît à ses rameaux allongés et étendus , à ses feuilles ovales , pointues t fortement dentées f plissées, et d'un vert ttès^foncé ; il offre une multitude de variétés , dont les babitans des campagnes font des espèces ; les principales sont : l'O. to/tillard, très-recherché pour le chaironnage , à cause des fibres contournées et entrelacées de son bois ; il est difficile à distinguer dans sa jeunesse ; l'O. à larges feuilles, elles ont quelquefois jusqu'à six pouces de long ; l'O. à petites feuilles , dit ormille : l'O. à feuilles larges , rudes , à rameaux velus; l'O. subéreux 9 à écorce crevassée, semblable au linge ; les Q . panachés , a feuilles tachées de blanc jaunâtre.

L'O. pédoncule ne diffère du précédent qu'en ce que ses graines sont pendantes à l'extrémité de longs pédoncules , tandis que le premier les a sessiles.

L'O. d'Amérique , à feuilles luisantes, très-dentées , & rameaux pendans , ainsi que l'O. à feuilles crépues.

L'O. fauve , a feuilles velues, d'assez grande dimension , à rameaux également velus.

D'ORNEMENT. fâS

I/O. h feuilles de micocoulier, qui les a fort allongées , très-dentées (i).

a. Planera , très-rapprorhé de l'orme avec lequel il a été long-temps réuni , et sur lenuel on peut le greffer; ces deux genres , dans la famille des amentarées, ont les fleurs mâles et femelles, presque toujours réunies. Le P. a le bois très dur , les feuilles d'un beau vert foncé , asses semblables à celles de l'orme , mais plutôt crénelées que dentées ; l'écorce du tronc et des branches n'est pas crevassée (i).

3. Micocoulier (Celtis)y arbres qui réunissent toutes les qualités de l'orme à un plus haut degré , et en possèdent de particulières qui les recommandent f à tous égards , à l'attention des cultivateurs. Us croissent avec rapidité , supportent asssez bien nos hivers , et se multiplient principalement de graines , qui ne lèvent guère que la dernière année : leurs rameaux sont très-allongés et souvent pendans , ce qui leur donne un port pittoresque.

Le M. austral ou de Provence a les feuilles élargies à la base y et se terminant en longue pointe , dentées , lé— gè renient velues, et rudes; de même que celles des autres espèces , on la distingue sur-le-champ à ce caractère , que la nervure principale n'est pas droite , et ne partage pas également la feuille ; ses fruits, qui sont mangeables , sont de couleur noire et forts petits, placés ordinairement dans les aisselles des feuilles sur de courts pédoncules.

Le M. de Virginie a les feuilles rudes , mais luisantes

(i) Orme rouge (Ulmus rubra ); arbre s'élevant à soixante pieds et plus , à jeune* rameaux blanchâtres et velus ; feuilles très-grandes , rudes et épaisse»; on le multiplie par la greffe sur l'orme commun.

Orme de U Chine (U. sinensis ) ; arbre a rameaux distiques; feuilles

S élites , dentées , oblongues, luisantes. Il exige une couverture pendant l'hiver. S'il lui arrive de geler dans les grands froids, il repousse très-bien du pied au printemps.

(a) On cultive deux espèces de planères. la première , Planère de Gmelin ( planera gmelini ) , ne se trouva qu'en Amérique. Ses feuille» sont pétiolées, finement dentées, nues en dessous. La seconde ,pfanern de Rirhard(V. Richardi ) , qui se trouve en Amérique et au Caucase , a les feuilles presque sessiies, à dents larges et obtuses, pubesetntes cm dessous.

en dessus, les fruits rouges ; il est encore plus rustique que le précédent.

Le M. du Levant a les feuilles ovales , crénelées, fort petites | les fruits jaunes.

Le M. à feuilles en cœur les a cependant très-allongées, très-épaisses, très-rudes, les fruits plus gros et d'un rouge verdàtre.

Le M. lime a les feuilles très-rudes , dentelées, d'un vert très-obscur , étroites.

4- Saule (Salix) , genre très-nombreux en arbres et arbustes, la plupart fort rustique, mais recherchant les lieux aquatiques et dont plusieurs espèces sont fréquemment employées dans les jardins paysagers, à cause de leur feuillage agréable , léger, souvent d'une nuance argentée , ou d'un vert luisant ; on les cultive en tiges ou en touffes, et on les multiplie avec la plus grande facilité de toutes façons ; le procédé des boutures par plançons est le plus général pour ces arbres. Nous ne mentionnerons que les principales espèces, à cause de leur giand nombre , et de la difficulté de les distinguer par des descriptions.

Le S. blanc a les rameaux bruns et lisses , comme la plupart des saules ; les feuilles à pétioles très-courts, lancéolées, finement dentées, blanchâtres et soyeuses ; leurs chatons longs et grêles. Le plus souvent on dirige ces arbres en têtards , c'est-à-dire qu'on les arrête à une certaine hauteur par des coupes réglées ; la forme arrondie <jue figurent alors leurs branches , et l'aspect bizarre de leurs troncs , souvent décharnés , entr'ouverts ou caverneux, leur font produire un bon effet, surtout sur le bord des eaux ou dans les prairies.

Le S. acumine, à feuilles oblongues , peu dentées ; le S. brun , à nervures , couvertes de poils roux. Ces deux espèces diffèrent peu de la suivante.

Le S. marsault , boursaude a l'écorce blanchâtre , les feuilles épaisses, coriaces, ovales, ridées, velues, à bords légèrement crénelés ; les chatons soyeux , presque globuleux, assez apparens , et se développant au premier printemps. Ce saule croît partout avec facilite et rapidité ; on en forme' surtout des touffes. '

d'ornement, 443

Le S. odorant* les rameaux rougeâtres , les feuilles oblongues, luisantes, à pétioles accompagnés de glandes.

Le S. pleureur ou de Babylone a les rameaux verdâtres , cassans comme la plupart des précédens , trèslongs, grêles et pendans ; les feuilles d'un beau vert, trèsétroites, finement dentées ; c'est un des arbres dont l'effet est le plus agréable et le plus pittoresque, principalement aux bords des eaux; aussi est-il très-répandu dans les jardins: il conserve ses feuilles jusqu'en décembre.

Le S. vint tu ol connu , ainsi que les suivans , sous le nom d'osier, offre plusieurs variétés dans la nuance des feuilles ; mais généralement elles sont étroites, allongées, velues et blanchâtres ; les rameaux sont verdâtres ou noirâtres.

Le S. hélice a les rameaux rougeâtres , les feuilles lancéolées, d'un vert luisant eu dessus, glauques en dessous.

Le S. pourpre , dit osier rouge t a les rameaux de ces couleurs, les feuilles finement dentées , étroites, d'un beau vert.

Le S. jaune a les rameaux de cette couleur ; les feuilles très-dentées , velues eu dessous , un peu épaisses sur les bords.

Le S. à feuilles aiguees a les rameaux violets , les feuilles pointues , dentées , glauques en dessous.

5. PEUPLisa ( Populus ), renferme un assez granc* nombre d'arbres très-cultivés à cause de leur croissance rapide et de leur rusticité ; ils se plaisent en général comme les saules dans les sols humides, et se multiplient très-facilement de boutures ou de rejetons , mais ils ne viennent guère qu'en haute tige. La plupart s'élèvent beaucoup , ont uu beau port , et forment une téte d'un bel aspect : ils sont très-répandus dans les jardins paysagers, dans les prairies , les bois en bordures , etc. ; les. sexes ne se rencontrent pas sur les mêmes individus , et v pour plusieurs espèces, nous n'en possédons qu'un des deux ; de sorte qu'il est impossible de les multiplier d» graines.

Les uns ont de l'analogie avec le tremble ; ce sont: Le P. tremble, à feuilles presque rondes , dentées , d'un vert tendre , terne et grisâtre , à long pétiole

applatî , que le moindre vent agîte ; son aspect est agréable.

Le P faux tremble ou ypreau a les feuilles presque en cœur , aiguës , dentées , plus petites que celles du précédent (i ).

Le P. grisard ressemble beaucoup au tremble ; mais «es feuilles sont d'un vert foncé eu dessus 9 blanchâtres en dessous.

Le P. blanc , dit blanc de Hollande 9 aubinier , a les feuilles grandes , en cœur , pointues , dentées, d'uq vert brun en dessus , couvertes en dessous d'un duvet blanchâtre très- épais ; son écorce est blanchâtre et crevassée ; c'est un fort grand arbre, d'un port majestueux, d'un aspect très-pittoresque , qui croit très - rapidement.

Le P. d% Athènes a les feuilles d'un vert foncé , seulement glauques en dessous.

Toules ces espèces se multiplient plus facilement par leurs nombreux rejetons , tandis que les suivantes sont reproduites presque exclusivement de boutures : ce sont les vrais peupliers.

Le P. à r Italie , pyramidal , fastigië se reconnaît sur-le-champ à sa forme pyramidale f ses rameaux s'élevant verticalement dans toute la longueur du tronc; il est du plus grand effet dans les jardins, et peut servir à diriger, comme à terminer une vue , à former une perspective ; etc.

Le P. noir ou commun est le plus répandu dans les prairies sous la forme de têtards ; ses feuilles sont presque triangulaires , aiguè's , d'un vert jaunâtre ; les capsules qui renferment les semences sont en grappes, et remplies d'un, bourre cotonneuse ttès-fiuc et très-blanche.

Le P. de Caroline a les feuilles très grandes, à pétiole comprime' , en cœur arrondi , aiguës , à dents obtuses et accompagnées d'une glande ; ses rameaux sont souvent anguleux.

Le P. de Virginie , dit Suisse , ne difiere du précé-

avec

(i) Il ne faut pa.< confondre le Peuplier faux. tremble (P, Jremuloïdesï, ec INpréau qui est le Peuplier blanc ( P. alba ).

dent que par ses feuilles un peu moins dentées , plus eu cœur.

Le P. du Canada ne diffère des préce'dens que par la dispoitton plus horizontale de ses rameaux , et les stries blanches qui sillonnent ses hranchcs ; ces irois espèces ne sont peut-être que des variétés d'une seule.

Le P. argenté a les feuilles ordinairement assez semblables à celles des préce'dens, mais toujours velues; elles sonl fort grandes, et les rameaux anguleux.

Le P. à grandes dents a les rameaux rougeàtres, les feuilles velues dans leur jeunesse , aiguës ; sinueuses.

Le P. baumier, tacamahaca, esf celui dont les bourgeons sonl le plus visqueux ; il est délicat et s'élève peu ; on vend sous son nom le suivant :

Le P. « feuilles vernissées, grand baumier 9 liard , arbre d'un très-beau port, à rameaux élancés, cylindriques, lisses, d'un rouge brun, à feuilles ovales, aiguës , légèrement visqueuses (1).

6. BOULEAU ( Betula ) , l'un des arbres qui croît le mieux dans les mauvais sols, et se rencontre le dernier dans les régions septentrionales ; on en .forme souvent des taillis dent la croissance est rapide et l'aspect agréable, mais rien de plus élégant que celui de l'arbre parvenu, à une certaine élévation. Sou port gracieux et abandonné, ses rameaux flexibles et penchés , son feuillage léger 9 d'un joli vert , conseillent de le placer isolément et dansles groupes. Rien de plus simple que la culture des bouleaux ; ils se multiplient de toute manière.

Le B. commun ou blanc a l'écorce crevassée dans sa vieillesse : mais , dans sa jeunesse et dans les intervalles des crevasses, elle est recouverte d'un épiderme blanc, très-mince, très- tenace, assez semblable à du papier:

(i) Tous les peupliers son» des arbres fort intéressans pour la décoration des ardins paysagers ; aussi allons-nous rappeler ici les deux •speces omises par l'auteur.

Peuplier cotonneux ( P. nivea ) ; arbre de cent vingt pieds ; feuilles enrdiformes , à trois lobes, luisantes en dessus, très-blanches en dessous.

Peupler odorant ( P. snaveolens) ; arbre petit , à rameaux fastigtés ; feuilles ©vales-lancéolées, finement dentées, vertes en dessus, blanches et réticulée» en dessous. Cette espèce est nouvelle.

nous ne pouvons nous étendre sur les propriété» et les usages de cette enveloppe , non plus que de tout l'arbre ; nous dirons qu'il se distingue à ses rameaux flexibles 9 souvent un peu pendans , de couleur brunâtre , à ses feuilles presque triangulaires, aiguës, dentées, d'un beau vert.

Le B. noir ou àcanotesiuu grand arbre d'Amérique, à écorce noire, piqueté de blanc , à rameaux relevés , à feuilles dures, en cœur , très-dentées, à pétioles et nervures velus. #

Le B. à papier* les rameaux brunâtres , un peu velus, les feuilles ovales , aiguës ; il ressemble beaucoup au premier.

Le B. à feuilles de peuplier les a assez grandes , allongées , très-dentées , d un vert tendre.

Le B. h feuilles de merisier a les feuilles oblongues , les pétioles légèrement velus cl glanduleux; les jeunes rameaux sont très-odorans et aromatiques.

Le B. nain est un arbrisseau à rameaux couchés , qui vient dans les pays les plus septentrionaux; ses feuilles sont presque rondes et crénelées.

7. Aune ( Alnns ). On ne cultive guère que l'espèce Commune, très-répandue dans les parties numides et marécageuses de nos bois , où on la coupe en taillis plutôt que de la laisser croître en arbre : la croissance de Tanne est très-rapide; son bois est bon, et employé à divers usages ; enfin , cet arbre est fort rustique , et se multiplie très-aisément: dans les grands jardins on peut l'employer avec avantage sur le bord des eaux , et pour faire fontrasle par son feuillage sombre. Son bois et ses racines sont rouges , Técorce des rameaux brunâtre; les feuilles, souvent fort grandes et un peu visqueuses, sont crénelées , et presque rondes ; on possède une variété tfaune panachée , et une laciniée , dont l'effet est pittoresque (1).

8. Charme ( Carpinus) , l'un des arbres le plus employés dans les anciens jardins français , à cause de la

(1) Outre ces deux variétés , on cultive encore les aunes maxima

tordifolia , scrrulata , oblertfata, subrotunda , inçana*

facilité avec laquelle il se prête à toutes sortes de tailles ; dans cet état , on le désigne sous le nom de charmille. Il a l'avantage de ne se dégarnir ni s'emporter , et , sous ce rapport , îl est déjà préférable à tous les autres pour les boules, les cabinets, les labyrinthes, les charmilles; il fait aussi de fort bonnes palissades et haies. Abandonné à sa croissance naturelle , on le coupe en taillis , et alors il forme des touffes très-étalées , ou on le conduit en arbre ; alors il offre une asser. belle tête touffue et bran-

guère le charme commun que de graines , qui sont accompagnées d'enveloppes foliacées et réunies en paquets d'un aspect assez singulier. On connaît encore :

Le C. d1 'Amérique , fort bel arbre qui se reconnaît à ses feuilles lancéolées.

Le C. « fruits de houblon , dont les fruits sont couronnés de folioles ovales, verdàtres, disposées autour d'un centre commun, à-peu-près comme dans le houblon (i).

9. HèTRE. (Fagus), vulgairement /au. C'est un des plus beaux arbres de nos forêts, et qui est aussi utile, par son bois et ses fruits , qu'agréable dans les grands jardins paysagers. Dans les bois on en forme des taillis , mais plus ordinairement on le laisse s'élever. On ne le rencontre guère naturellement que dans les terrains sablonneux , remplis de rochers , dans les fentes desquels il » insinue ses racines; sur le penchant ou vers la cime des montagnes , où il affronte les vents et les tempêtes. 11 y produit un effet très-pittoresque par ses nombreux rameaux disposés horizontalement et formant pyramide depuis les premières branches jusqu'à la flèche. Le hêtre

(1) Sous le nom carpinus quercifolii , charme à feuilles de chêne , on cultive une variété du charme commun , dont les feuilles sont incisées ou mulliûdes. On a en outre une secoude variété à feuille* panachées.

Les autres espèces sont : Charme de Virginie (Carpinus virginiana) ; Charme d'Orient ( C. orientais ). Ce dernier a les feuilles petites , cl il est un pen plus délicat que les autres.

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