‹ Manuel complet théorique et pratique du jardinierChapitre 101 sur 111 · II · texte numérisé non relu

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se multiplie principalement de crames, et les variétés de greffe sur l'espèce commune. Il a beaucoup de re&semb lance avec le charme, surtout pour le feuillage; mais les feuilles sont plus luisantes et d'un vert plus tendre, les boutons très-allongés et pointus , Vécorce aes branches lisse et grisâtre; enfin, les fruits sont des capsules hérissées de pointes , renfermant une à trois semences triangulaires dans tous les sens, dont l'amande est huileuse et bonne a manger, mais avorte souvent. Le hêtre offre une variété à feuilles et à écorce pourpre violâtre , très-remarquable; une autre dont les rameaux se recourbent vers la terre ; une qui aies feuilles réunies en paquets (i).

Le M. ferrugineux est d'Amérique ; il ressemble beaucoup an précédent, mais a les feuilles velues en dessous.

10. CHATAIGNIER {Castanea), genre très-voisin du précédent, auquel beaucoup de botanistes le réunissent; mais qui s'en distingue facilement par la couleur brune de Técorce des rameaux , par ses feuilles beaucoup plu* grandes, lancéolées, dentées, d'un beau vert, par si capsule beaucoup plus épineuse , renfermant des graines arrondies ou applaties , mais non triangulaires. Le châtaignier étant cultivé comme arbre fruitier , nous avons dû, en parler ailleurs; nous nous bornerons donc à dire qu'il s'emploie avec avantage dans les jardins , à cause du port pittoresque de son tronc et de ses branches, et à cause de son beau feuillage. C'est surtout isolément ou en groupes sur le penchant des collines qu'il est remarquable, il forme encore de fort belles touffes de taillis.

11. Ghene (Quercus). C'est le roi des forêts d'Europe, l'emblème de la force et des vertus paisibles : c'est l'arbre forestier le plus utile par la qualité de son bois et par les nombreux usages auxquels on applique ses différens produits ; nous venons de dire que son bois le rend précieux pour mille arts, mille constructions ; son écorec est trèsrecherchée pour les tanneries , celle d'une espèce fournit

( i ) Outre les Tarifés citées par l'auteur , il a encore fourni les suivantes: i° h feuilles d'un vert cuivreux (Fagus sylvalka aenea); ap a feuilles en forme de crête ( F, S. cristata ) ; 3° à feuilles panachées ( F. S. varit- gala ) i 49 a feuilles de complonia ( F, S, coroptoniafolia).

d'ornement. 45 1

ïe liège; des excroissances appelées noix de galle , produites sur ses diverses parties par quelques insectes , sont d un grand usage dans les arts et la médecine ; enfin, on peut tirer parti de ses nombreux fruits, connus sous le nom de glands , pour la nourriture de divers animaux domestiques. La nature de cet ouvrage ne nous permet pas de nous étendre davantage sur Us propriétés du chêne, puisque nous ne devons le considérer que sous le rapport agréable ; disons seulement qu'il est très-rustique , s accommode assez de tout terrain et de toute exposition , forme des taillis, des hautes tjges, et même des têtards, mais croît lentement , craint les transplantations à cause de son pivot, et ne se multiplie guère que de semences. On distingue un très-grand nombre d'espèces de chênes; nous indiquerons les principales.

Le C. à grappe ou blanc , et le C. roure, rouvre, dit mâle f sont les deux espèces les plus communes dans nos forêts ; tous deux ont les feuilles à pétiole fort court , un peu en forme de lyre élargie à l'extrémité, à lobes ou découpures irrégulières , arrondis, nombreux (voyez Pl. I, fjg. 1 4) ; mais le premier a les glands disposés en grappes, tandis que le second les a sessilcs et solitaires; il présente beaucoup de variétés.

Le C. tauzin ou toza, dit aussi noifi, a les feuilles hérissées en dessus , velues en dessous.

Le C. pyramidal a les feuilles semblables à celles des deux premiers , mais la direction presque verticale de ses rameaux le fait distinguer facilement.

Le C. haliphaleos ou de Bourgogne , a les feuilles velues et blanchâtres en dessous , cendrées en dessus.

Le C. des Apennins à feuilles ovales , peu découpées , très-velues.

Lç C. grec et le C. castillan , dits aussi comestibles ,

fiarce que leurs glands, assex gros, peuvent se manger ; eur goût ressemble à celui de la châtaigne; ils ont les feuilles découpées et dentées, velues; le premier est beaucoup plus petit, et a moins de dentelures aux feuilles.

Le Ç. de Gibraltar s'élève également peu il a la coupe ou cupule qui contient le gland très-hérissé d« pointes.

Le C. à la galle est du Levant, où il produit la noix

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de galle ; on le distingue à ses feuilles ovales , sinueuses et dentées, presque sans pe'tiole (1).

Le C. yeuse, vert, ainsi que les trois suivans , con-*serve ses feuilles toute Tannée, et est d'un effet pittoresque par son feuillage sombre et épais , mais il est délicat et sensible aux gelées, surtout dans sa jeunesse, lise distingue par ses nombreux rameaux et ses feuilles petites, ordinairement ovales et velues, mais offrant au reste beaucoup de variations.

Le C. liège se reconnaît à son écorce épaisse èt molle, le plus souvent crevassée.

Le C. « feuilles rondes les a velues et épineuses dans aa jeunesse, et ensuite très-entières.

Le C. kermès (coccifera) est une des espèces qui nourrit un insecte fournissant une couleur écarlate semblable à celle de la cocbenillc ; ses feuilles sont luisantes et bordées de dents épineuses très-acérées.

Tels sont les principaux ou les plus curieux chênes d'Europe : l'Amérique en a également fourni un trèsgrand nombre d'espèces, maintenant cultivées en France, parmi lesquels nous indiquerons :

Le C, à gros fruits, dont les feuilles à lobes crénelés sont fort grandes , et velues en dessous ; les glands trèsgros.

Le C. blanc a l'écorce blanche , les feuilles à découpures profondes assez semblables, velues et blanches dans leur jeunesse. Cet arbre vient très-bien dans les sols les plus arides.

Le C. châtaignier a les feuilles ovales, peu dentées, fort grandes; il présente plusieurs variétés, et se plaît dans tes terrains humides , ainsi que le suivant.

Le C. aquatique , à feuilles en forme de coin , à trois lobes et luisantes ; les glands sont presque globuleux.

Le C. çuercitron fournit une couleur jaune serin trèssolide ; il a les feuilles ovales, obtuses à la base, d'un vert foncé en dessus , velues en dessous ; les glanda sont ronds.

pieds** eS***ce ^ Quercu* infeetpria) , est un arbrisseau de quatre à

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Le C. rouge a les lobes des feuilles divisées inégale— nient , mais à pointes aiguës fort longues; c'est un trèsgrand et très-bel arbre , dont la croissance est assez rapide , qui rient dans toute sorte de terrain.

Le C. vert de Caroline conserve ses feuilles toute l'année ; elles sont oblongues , coriaces , d'un vert sombre en dessus, glauques en dessous (1).

11. Lcquidambar. On en connaît deux espèces , toutes deux résineuses et aromatiques, dont la première fournit le baume de Copahu , et l'autre le parfum dit Styrax* Gc sont des arbres assez délicats qu'on doit multiplier do

(i) Chêne- chevelu ( Qtiercus cerris ), Arbre de première grandeur; feuilles oblongues, lobées ou sinuées, pinnalifides, pubescentes en des* apnt; gland ovoïde; cupule à écailles subulées.

Chêne, vêlant ; (Q. aegylops ) ; grandeur du rouvre ; feuilles à grosses dents aiguës, épaisses, coriaces , cotonneuses én dessous et luisantes en dessus, glana très-gros, court ; cupule à écailles libres.

Chêne a gland en olive ( Q. olivsformis ); arbre de quatre-vingts pieds; d'Amérique comme les suîvans ; feuilles oblongues , profondément lobées , glabres, glauques en dessous.

Chêne à feuilles en lyre ( Q. lyrata); arbre d'une grandeur et d'une grosseur énormes , mais qui craint le froid et ne peut réussir que dans le midi de la France. Il lui faut un sol humide.

Chêne êtoilê(Q. stellata); arbre de quarante à cinquante pieds; feuilles à cinq lobes, oblongues, pubescentes en dessous; glands ovoïdes, mangeables.

Chêne êcarlate (Q. coccinea) ; feuilles longuement pétiolées, glabres, oblongues , profondémeut lobées , dentées ; fruit ovoïde; cupule trèse'cailleuse.

Chêne noir ( Q. nigra ) ; arbre de vingt à vingt-cinq pieds; feuilles cunéiformes , un peu échancrées à la base, trilobées au sommet ; gland àrrobdi; cnpule très-écailleuse. Il est sensible aux gelées.

Chêne bicolore (|Q. bicolor ) ; arbre de soixante à saixante-dix pieds; feuilles cunéiformes à la base , à grandes dents, d'un blanc argenté en dessous ; glands ovales , brunâtres, mangeables.

Chêne saule ( Q. phellos ); arbre de soixante a soixante-dix pieds ; feuilles étroites , lancéolées], luisantes ; glands petits et arrondis.

Chine prin (Q. prinus); arbre de quatre-vingt-dix pieds; feuilles obovales , glabres , glauques , à grosses dents; glands mangeables. On possède ses variétés Q. prinus discolor , pa/ustris et monticola.

Chêne a lattes ( Q. imbricaria ) ; de cinquante pieds; feuilles lancéolées , pubescentes en dessous , d'un vert luisant en dessus; glanda arrondis.

On trouve encore dans les établissemens de nos meilleurs cultivateurs les chênes Jalcata, lobata, obtus if oUa , paludosa , catisbiensU , nisteriU .

/p^ A tU» H. ES

semences , en terre de bruyère , à exposition chaude, qui ne peuvent servir que comme ornement dans les jardins paysagers.

Le L. d'Amérique est un arbre assez élevé , trèscommun dans les lieux aquatiques de cette partie du monde ; ses feuilles sont à cinq lobes écartés , finement dentelées, luisantes ; les fleurs en grappes terminales.

Le L. d'Orient a les feuilles sinuées et plus courtes que celles du précédent ; on peut le multiplier de marcottes.

i3. Platane ( P/ a tonus ), arbres superbes dont on connaît deux espèces et plusieurs variétés. Ils sont fort bien naturalisés en France, y croissent rapidement , et devraient y être beaucoup multipliés, tant en taillis qu'en hautes tiges , à cause de la qualité de leur bois et de leur grosseur. On les multiplie très- aisément de boutures et de marcottes , ainsi que de semis , mais ce dernier moyen est plus long. Dans les jardins, leur beau port, l'aspect pittoresque de leur tronc, qui perd son écorce par plaques , et est ainsi d'une couleur verte et cendrée ou brunâtre par endroits , enfin, leur magnifique feuillage, recommandent leur fréquent emploi.TJne terre légère, profonde et humide , est celle qui leur convient davantage.

Le P. d'Orient ni le P. d'Occident ou de Virginie, ont tous deux les feuilles à longs pétioles, à cinq lobes aigus , fort grandes , légèrement cotonneuses en dessous ; la base du pétiole qui renferme le bourgeon de Tannée suivante est très-renflée et accompagnée d'une stipule perfoliée et arrondie : les fleurs sont disposées en boules un peu épineuses , au nombre de trois ou quatre , sur de longs pédoncules placés dans les aisselles des feuilles. Ces boules, sont plus grosses et jaunâtres dans le platane d'Amérique y qui a de plus Técorce plus blanche, et les feuilles plus velues sur les nervures : ces poils sont un peu roussâtres, et, se détachant dans les sécheresses, produisent une toux violente et souvent un crachement de sang quand on les respire.

$. III. Des arbres de première grandeur, à feuilles

persistantes.

* La plupart des grands arbres rustiques toujours verts,

crilive- dans nos climats, appartiennent à la famille des conifères , et sont désignés sous le nom de resineux, parce qu'ils sécrètent un suc particulier trèsinflammable, appelé résine , d'un grand usage dans diffère n s arts. Ces arbres, dune grande utilité par l'excellente de leur bois, l«ur taitfe gigantesque , leur croissance souvent fort rapide, par les lieux qu'ils garnissent, sont aussi bien précieux uans les jardins paysagers de

3uelque étendue, à cause de leur verdure perpétuelle, c leurs masses tondues et imposantes , de leur port souvent pyramidal, toujours superbe et majestueux. C'est isolément ou en groupes , dans les prairies , sur les côtes, mais surtout sur le penchant des collines et des montagnes, que leur effet est le plus pittoresque , mais en général il faut employer avee discrétion ceux d'une grande élévation, à cause de leur caractère sombre et. sauvage f , à moins que la nature du terrain ne comporte ce caractère,, tel, par exemple, celui qui est entrecoupé de vallons et de collines hérissées de rochers.

^ Les arbres verts résineux exigent une culture toute particulLère, mais fort simple : cette différence avec les autres arbres provient de leur nature propre, et est en partie commune aux autres arbres toujours verts, mais non pas d'une manière aussi tranchée ; les arbres de la famille des conifères , tous résineux , exio en t surtout impérieusement la conservation de leurs flèches, et craignent la moindre atteinte portée à leurs rameaux par la serpette ; l'écoulement de la sève et de là résine , les difformités et les bourrelets, la cessation de la croissance verticale, sont les moindres inconvénient qui puissent en résulter ; car le plus souvent l'arbre languit pendant quelques années et meurt. II est donc bien important d'abandonner la tige entière de ces arbres aux seuls soins de la nature , et de les placer en lieu aéré, afin que tous leurs rameaux puissent prendre un égal développement. Ces arbres ne fournissent jamais de rejets , se prêtent fort difficilement aux reproductions artificielles; aussi, le moyen des semis est-il le seul en usage pour les multiplier : il doit être fait en terre légère, et toujours en lieu ombragé, avec p«a d'humidité; lorsqu'il n'est pas fait en place , ce qui ne peut se pratiquer que pour quelques espèces, il est imt-

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portant de faire subir au jeune plant des transplantations annuelles jusqu'à la plantation. Dans tous les cas, ces changement je position , au lieu d'être opérés pendant la stagnation presque complète de la sève , doivent être exécutés au commencement de son plein développement, c'est-à-dire au printemps ou au milieu de Pété. Il est également essentiel de faire cette opération par un te

vent les racines à mort.

Tout ce que nous venons de dire de l'emploi et de U culture des arbres résineux s'applique à-peu-près à toutes les espèces ; nous aurons donc fort peu de chose à en dire en décrivant les genres : le nombre de ceux cultivés en France est de huit , renfermant beaucoup d'espèces.

i. If (Taxas). Cet arbre était, avec le buis , en possession de nos anciens jardins, parce qu'il est très-raroeux et se prête à toutes sortes de taille ; c'est lui surtout

mais injustement; car c'est un bel arbre , d'un vert trèsfoncé, à nombreux rameaux , qui n'est pas délicat sur le choix du terrain , exige l'ombre ; il croît fort lentement, mais est éternel et fournit un bois très-dur et très-beau; on le distingue à ses feuilles alternes , linéaires , applaties, rangées sur deux lignes le long des rameaux, comme les dents d'un peigne; les fruits sont des baies d'un rouge tendre. Les ifs peuvent se multiplier de boutures et de marcottes (i).

a. Grnevrier (Janiperus), arbres peu élevés, et dont la plupart demeurent arbustes. Ce genre renferme envi-

( i ) On en possède quatre espèces*

JT/^»iwr«n(Tajsusbaccala), celui décrit par l'auteur. Il t'elèft à vingt ou trente pieds.

If h feuilles larges (T. latifoha) ; feuilles lancéolées linéaires» éparses, mucronées. Il est d'orangerie.

If nucifert ( T. nue i fera ) ; arbre assex élevé ; feuilles distiques , linéaires , planes, glauques et aiguës: fruit drupacé, à amande mangeable. Orangerie.

IivertieUlii^. verticillata); feuilles d'un vert tres-foncé. rapprochée* «n verualles. Orangerie.

d'ornement. 457 ron Quinze espèces , dont quelques-unes sont cultive'es dans les jardins , et y produisent un fort bon effet ; toutes croissent dans les plus mauvais terrains, tantôt en arbres, tantôt en touffes.

Le G. commun, dit pètëreau , est dans ce cas; dans les bois il se présente en tiges , et dans les lieux arides et nus on le rencontre presque toujours en buissons; c'est un arbrisseau à nombreux rameaux, flexibles, couverts de feuilles opposées, trois à trois, linéaires, pointues, piquantes, écartées, à raies blanchâtres; les fleurs sont

Iieu apparentes et les fruits de petites baies rondes , noires orsqu'elles sont mûres.

Le G. de montagne , à feuilles plus larges, à tiges couchées ; et le G. de Suède, à fruits plus allonge's , diffèrent peu du précédent.

Le G. oxicèdre a les feuilles plus grandes et plus glauques ; les fruits rouges , marqués de raies blanches.

Le G. de Virginie , dit cèdre rouge ou de Virginie , est le plus beau du genre : il atteint quarante pieds , forme baute tige et pyramide, est rameux et offre de belles masses ; ses feuilles , très- petites , sont à trois divisions, tantôt rapprochéesy tantôt écartées des rameaux, toujours nombreuses, d'un vert agréable ; les fruits, en petites baies bleuâtres, ne sont autre chose que des cônes , dont les écailles se sont soudées , et ont ainsi fait disparaître les intervalles.

Le G. de Phénicie ou de Lycie f à feuilles ter n é es , à baies jaunâtres , ne dépasse pas six pieds.

Le G. Sabine est un arbuste à rameaux étalés , qui ne vient guère qu'en touffe; ses feuilles, d'un vert foncé , sont très-serrées ^ courtes, aiguës, rapprochées; il offre une variété à feuilles panachées , et est très-employé en médecine; on le multiplie facilement •de boutures (1).

(1) Genévrier sabinc mâle ( Juniperînus cupressîfolia ) ; arbrisseau de huit à dix pieds ; feuilles décurrentes, petites et aiguës ; baies d'un bleu noirâtre.

Genévrier d'Espagne ( J . thurifera ) ; arbre de vingt -cinq à trenla pieds ; feuilles opposées , aiguës , linéaires ; baies noires,

ÇtoeWiercèfafa Bermudes (J. benaocUana); arbre élancé, de que*

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