‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 104 sur 215 · TOGO ERA LT SRE NE PET M PAR · texte numérisé non relu

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672. Le petit percheron est un cheval très précieux, pesant de 1100 à 1300 Ibs, plus vif d’allure que ne le sont les chevaux d'un plus grand poids, Ce genre de chevaux est beaucoup trop rare ici ; si nous savions importer les meilleurs reproducteurs du type des anciens postiers percherons, et qu’on choisit bien les juments à leur donner, leurs produits devraient être tôt ou tard très recherchés pour l'exportation,

673. Shires et Clydes.—Ces deux races ont la même origine et sont très souvent améliorées par la sélection fuite dans l’une ou l’autre d’entre elles, Ces chevaux ont été fort recherchés sur les marchés de nos grandes villes et aux Etats-Unis, Ils ont les défauts des chevaux très lourds, signalés plus haut, et aujourd'hui la demande se fait beaucoup plus rare. Tout de même, ils auront toujours un marché dans les villes, etc., partout où les gros transports s'imposent. Ceux qui ont de bonnes juments de cette race feront bien de faire le choix d'étalons dans la même race, ayant soin cependant de bien choisir les meilleurs types, et d'éviter avec soin ceux dont les allures ne sont pas suffisamment vives, et dont l’'appareuce est trop grossière.

674. Chevaux d'’artillerie.—Les pays européens ont un énorme besoin de chevaux d'artillerie, et du jour où la guerre en Europe se déclarera, les chevaux, capables de trainer rapidement les canons, seront en grande demande. L'Angleterre a déjà jeté les yeux sur le Canada comme pays de remonte; elle achète chaque année un grand nombre de nos chevaux, et nos cultivateurs feront bien de garder toujours, pour leurs travaux, quelques excellents chevaux parfaitement sains, et surtout actifs, propres à tous ouvrages, pesant de 1400 à 1600 1bs. Il leur

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sera facile à un moment donné d'obtenir beaucoup d'argent pour cette sorte de chevaux, qu'ils pourront toujours remplacer au besoin par des chevaux communs, lesquels d'ici à longtemps resteront à vil prix, par le fait que les marchés en sont toujours encombrés, tandis que Îles

excellents chevaux sont comparativement très rares,

Fig. 154.—Pur sang anglais

675. Le pur sang anglais.—Les chevaux de luxe se subdivisent en chevaux de selle et en chevaux de curosse.

Le bon pur sang anglais est le type le plus parfait du cheval de selle, IT est sain et rapide, de longue haleine et magnifique à voir. (voir fig. 154), C'est le plus beuu et le

meilleur du genre. Il a de plus le mérite de (transmettre

ses qualités de résistance, de vigueur, et de beauté de forme à ses descendants, au plus haut degré. C'est done ui: cheval]

tres précieux, mais il est recherché en proportion de ses

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mérites,et le parfait étalon pur sang anglais est le plus souvent d'un prix inabordable, Quant aux étalons inférieurs de cette race, il faut les éviter avec le plus grand soin, Hs sont trop souvent faibles de constitution, hargneux, efh'és, et transmettent naturellement plutôt leurs mauvaises quulités, que les vertus de la race à Taquelle ils appartiennent, vertus qu'ils ont perdues, où qu'ils n'ont jamais eues.

Fig. 159.—Carrossier anglais,

676. Le demi-sang anglais.— Le produit d'un excellent étalon pur sang anglais et d'une belle jument forte, vigoureuse et de bonnes formes, quelle que soit la race, est un demi sang anglais, Il fait, le plus souvent, soit un excellent cheval de selle, soit un beau cheval de carrosse, Le plus parfait type du genre est le carrossier,

anglais et français, mais il ne vaut rien comme reproduc-

teur, à moins qu'il n'appartienne à une sous-race, fixée par

la sélection la plus sévère pendant cinq ou six générations

au moins, et ayant acquis l'influence héréditaire, où pou-

voir de racer.

F 677. L'Anglo-Normand est le type le plus parfait du

carrossier français. Ses qualités sont maintenant suftisam-

ment fixées, pour en former une sous-race qui à son type

spécial et qui :e reproduit avec assez de sûreté, Ce cheval

est fort recherché sur les marchés, à cause de su vigueur,

de sa beauté, et de son utilité en général. Il sera donc

utile d'encourager ici l'élevage des chevaux de carrosse, au

moyen d'excellents étalons anglo-normands et de nos meil-

leures juments.

678. Considération importante.—-Lorsque l’on tend à produire des chevaux de grand prix, soit des coursiers,

soit des carrossiers, des différents types recherchés par les

amateurs de beaux et de bons chevaux, on ne saurait avec

irop d'attention choisir et la jument et l’étalon, et donner

leurs produits les bons soins constants, nécessaires au

aéveloppement parfait des qualités recherchées dans un cheval de choix. Mais il ne faut pas oublier que de

pareils chevaux coûtent plus cher à élever, et conviennent

moins bien aux gros travaux. En règle générale, il ne

faut donc garder qu’une seule jument de ce genre, et

faire en sorte, si c'est possible, qu'elle soit excellente sous

}: tous rapports. Les profits sont à ce prix.

LU || 679. Les poneys.—Les chevaux qui mesurent quatre | |. pieds huit pouces ou moins au garot (14 mains de 4 pouces), de lx Lit sont considérés comme de petits chevaux ou poneys. Ils ge if sont très recherchés sur certains marchés pour leur au | vigueur, leur rusticité, leur sobriété et leurs aptitudes à .

toutes espèces de travaux. Le cheval canadien est bien le

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type le plus utile des poneys dans ce pays. Sa réputation avait traversé l'océan, comme le prouve l'excellente tigure 156, que nous extrayons d’un des ouvrages clas-

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siques d'Angleterre, dans lequel le cheval canadien est fait du décrit au long et classé parmi les plus utiles du monde fisam- entier. Malheureusement cette race si précieuse menace nn type cheval imueur, a donc osse, AU os meil-

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Fig. 196,—Cheval canadien. (1) quatre

ouces), de disparaître, faute d'encouragement et de soins intelli- 8. Ils gents. Il ne serait pas encore trop tard pour la refaire, Lr Jeur au moyen des quelques types qui nous restent, et il udes à D lee. | . pi L ri (1) Cette gravure, si on la cou are à celles d’autres chevaux, re-

à ) . + e : A bien 1€ produites ici, lonne au cheval canadien de trop fortes proportions.

est à souhaiter qu'un dernier effort soit bientôt tenté pour sauver une race des plus utiles dans notre pays de neige, et des plus recherchées sur le marché américain et même sur les marchés anglais.

680. Les juments poulinières.— Les cultivateurs, qui aiment les bons chevaux, feront bien de garder toujours pour leurs travaux une où plusieurs excellentes juments

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Fig. 157 Belle jument poulinière,

poulinières, propres à leurs travaux, mais de belle apparence et bonnes routières, En faisant avec soin le choix des meilleurs étalons, ils élèveront selon les besoins de leur marché quelques chevaux de choix, qui, après les avoir aidés dans leurs travaux, seront prêts à être vendus à des prix rémunérateurs. N'oublions pas qu'un excellent cheval, sain et LE et propre à tous les travaux, ne re pas plus qu’ün cheval commun; que les excellents

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chevaux, outre le plaisir qu'ils donnent à leur maître, trouvent toujours des acquéreurs ; tandis que les mauvais chevaux sont presque toujours une source de pertes pour leurs propriétaires,

681. Elevage des poulains.— Un cultivateur habile ct soigneux peut généralement faire travailler une jument poulinière jusqu'à la naissance du poulain, sans faire le moindre tort, soit à celui-ci, soit à la jument, 11 peut même utiliser Ia mère après la naissance du poulain sans inconvénient, pourvu que le poulain soit mis dans un petit enclos, d'où il lui soit impossible de sortir, et dans lequel il ne courre aucun risque d'accident. Il Taudra veiller à ce que la jument ne s'échauffe aucunement, et que le poulain tette à des heures régulières, au moins quatre à cinq fois dans la journée. Un petit parc bien entouré d'une haute clôture, un abri contre le soleil, des fourrages verts et de l’eau fraiche, assureront la croji:sance du poulain dans d'excellentes conditions. Son maître devra le flatter souvent et l'habituer petit à petit à faire tout ce que l’on peut attendre d’un animal de son âge.

682. Qualités à reproduire.—Les qualités essentielles à reproduire chez le cheval de n'importe quelle race sont les suivantes : pieds excellents, puisque tout le travail du cheval se concentre dans ses quatre pieds ; jambes fortes et saines ; poitrine large et bien développée, ce qui' assure la puissance de respiration et de digestion ; rein court, preuve de force et d'économie de nourriture ; quartiers puissants ; tête plutôt petite, yeux grands, doux et vifs ; bonne encolure ; et enfin, les caractères distinctifs de la race, quelle qu'elle soit,

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