‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 105 sur 215 · RU À Î · texte numérisé non relu

RU À Î

Ai fl 4 at Ch

AA

PAM TU FE AEPRONS j

Fig. 158.—Taureau Shorthorn.

684. Chaque pays a ses races spéciales.—Il est utile de noter que, dans tous les pays bien cultivés, on a développé des races et des sous-races qui conviennent tout particulièrement au climat, aux marchés et en général teurs aux besoins du pays. L’Angleterre, l'Irlande, l'Écosse, mérit

les Iles anglo-normandes de la Manche ont chacune plusieurs races connues et appréciées du monde entier, En

Ah

LAN à ii s.7 à Mn aile 844 4 Pau Vi

Te. 159 Vache Shorthorn.

France, les races bovines se subdivisent à l'infini et ont, en général, une valeur locale spéciale, dont les bons cultiva-

Fig. 160.—Taureau Hereford. |

teurs ne voudraient pas se priver. C’est une leçon qui mérite d’être méditée, puisque chaque district d’un pays

se distingue d’un autre par son climat, ses hcrbages, sn conformation, la nature du sol, et ses marchés,

685. Races de boucherie.—Les races les plus recherchées ici pour la boucherie sont celles importées d’'Angleterre et d’Ecosse, les Durhams ou Shorthorns, les Herefords, les Angus et les Devons. Ces races ont eu plus de vogue qu'elles n'en ont actuellement dans notre province. Aujourd'hui la production de la viande n’y laisse que peu ou point de profit, à cause de l’abondance d'animaux de bonne qualité, produits à bas prix duns les plaines de l’ouest, où

Fig. 161.— Taureau Angus.

les animaux trouvent leur vie, dans les prairies naturelles, pour la plus grande partie de l’année, L’abondance des viandes de grande race et leur belle apparence sur les marchés ont fait croire pendant longtemps que les animaux plus petits donnaient une viande moins bonne et plus coûteuse. Ce préjugé est en voie de disparaître, surtout depuis qu'il a été prouvé, à la ferme expérimentale d'Ottawa, que les animaux qui produisent au meilleur marché la viande la plus savoureuse sont de cette race d'origine française,

tro

s, Sû

commune encore aujourd'hui dans la province de Québec où elle est connue sous le nom de race canadienne.

heragleords, pgue jou l-

u ou onne t, Où

686. Races de laiterie.—Dans les races étrangères à la province, et surtout parmi les Shorthorns et les Devons, se

natu-

dance

ur les

maux

s coû- NEA A ARE À 1 4 BEEN T | lepuis RE RE nl ALES LL) FRERE

a, que Fig. 163.—Taureau canadien (d'origine bretonne.) | | riande trouvent des familles spéciales très remarquables par l'abonaçaise, dance de leur lait. Mais ce lait, la chose est prouvée, est

d’une qualité bien moins riche que celui produit par les autres races laitières en vogue au pays. La race Jersey se distingue par la qualité et la quantité de son lait; la Guernesey, autre race des îles anglo-normandes, vient après la Jersey comme productrice d’'excellent lait, en abondance ; puis viennent les Devons, pour la richesse, les Ayrshires pour l'abondance avec richesse moyenne, et enfin, les vaches Æollandaises ou Holstein qui se distinguent par leur grosseur d’abord (elles pèsent jusqu’à 1600 ou 1700 1bs), puis par une grande abondance d’un lait généralement très pauvre,

687. Canadiennes et Jersey-Canadiennes.—TLa Société d'industrie laitière de la province de Québec a le mérite d’avoir fait reconnaître, par des prix spéciaux offerts aux meilleures laitières, les qualités tout à fait remarquables que possèdent les descendants des bestiaux importés de France dès la fondation de la colonie française, Des essais suivis pendant plusieurs années sur un troupeau considé-

beiété érite 8 aux 1ables és de essais nsidé-

rable, à l'hôpital du Sacré-Cœur à Québec, ont démontré à l'évidence que les vaches canadiennes et Jersey-canadiennes peuvent être classées parmi les meilleures laitières du monde entier, tant pour la quantité que pour la qualité du lait produit ; elles ont de plus l’avantage d’une grande rusticité. Ces résultats n doivent surprendre personne,

Fig. 165.—Taureau Jersey. (!)

parce que les vaches laitières, envoyées de France au Canada avec nos premiers colons, avaient été choisies parmi les meilleures et les plus rustiques. IL importe donc de renouveler le plus possible ces essais et démonstrations, de manière à faire connaître à l'étranger la valeur réelle de ce que nous posséd’ns dans le pays, et aussi de perfectionner ces races autant qu'elles en sont susceptibles,

(1) Le Jersey canadien ressemble tellement au Jersey pur sang de premier choix qu'il est inutile d’en donner une gravure spéciale. La seule différence, c’est qu’en général les Jersey-canadiens sont beaucoup plus rustiques, bien que tout aussi beaux de forme.

688. Signes d’une bonne vache laitère. — On reconnaît une buune laitière, à quelle que race qu'elle appar-

Page 1