‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 107 sur 215 · L + = À EE · texte numérisé non relu

L + = À EE

Fig. 170.—Vache ar

690. Elevage des veaux.—Il est préférable d'enlever le veau aussitôt la naissance et de le porter dans un endroit où la mère ne puisse le voir: de la sorte, celle-ci donne

pou mieux son lait, et le veau apprend plus facilement à boire plac au seau. Aussitôt après sa naissance, on jette sur le veau ajot une petite brassée de paille et on s’empresse de donner à la pou

mère un peu d'avoine réchauffée, et un peu plus tard, une eau blanche, chaude et légèrement salée, Cela fait, on revient au veau que l’on sèche le mieux possible, en le frottant sur tout le corps avec des bouchons de paille. Deux ou trois heures après le vêlage, quand le veau a soif,

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lever le endroit donne à boire le veau ner à la rd, une fait, on », en le paille.

1 a soif,

on trait la vache et on fait boire au moins une pinte de ce lait au veau, lui faisant sucer les doigts, que l'on trempe dans le lait, mais faisant en sorte que le veau n'enfonce pas le museau dans le lait, ce qui l'empêcherait de respirer et lui ferait prendre le seau en aversion. On offre le reste du lait à la vache, Ce premier lait est un purgatif excellent pour la mère aussi bien que pour le veau. On

Fig. 171.—Formes du pis à rechercher.

doit continuer à donner au veau le lait de sa mère, pendant au moins huit jours, Trois pintes par jour suffisent, inême aux veaux de grosses vaches, pour les premiers jours, On augmente la quantité petit à petit, selon la croissance,

691. Lait écrémé et bons soins.— Après 7 ou 8 jours, on pourra diminuer de jour en jour le lait frais et on le remplacera par autant de lait doux, mais écrémé, auquel on ajoutera une once de graine de lin bouillie, en tisane, pour chaque pinte de lait écrémé, TI faut veiller avec le plus grand soin: 10 à ce que je lait soit doux ; 20 qu'il soit chauffé à chaque repas, à la température du lait sortant du pis ; 30 que le vaisseau dans lequel boit le veau soit parfaitement nettoyé après chaqne repas; 40 que le veau ne boive pas trop, ce qui le rendrait malade ; 50 que

la plus grande propreté soit maintenue, tant dans le compartiment du veau que sur l'animal lui-même ; 60 que chacun de ces petits soins soit donné à des heures bien régulières, La vache qui alluite son veau le lèche chaque fois qu'il boit, De grands soins üe propreté sont donc naturels, [ls sont indispensables à la santé et à la croissance normale des jeu es animaux,

692. Nourriture des veaux.— Lorsque le lait est rare on peut 16 replacer, après les premières semaines, par des pois, de l’avoine, de l'orge et du blé-d'inde, moulus, que l’on fait bouillir soigneusement et que l’on détrempe avec du thé de foin également bouilli. Tant que les veaux sont jeunes, ces bouillies doivent être données chaudes, à la consistance du lait, et coulées de manière à ne leur donner que la partie des farines la plus facile à digérer. Le reste servira aux vaches, aux porcs, etc. La graine de lin moulue devrait toujours entrer pour une partie dans ce lait artificiel. Rien n’est meilleur pour conserver les jeunes animaux en bonne santé, Après une dizaine de jours, les veaux devraient avoir à chaque repas quelques poignées d'herbe fine et tendre, ou de jeune foin de toute première qualité. Un peu de son mélangé à la Louillie ci-dessus mentionnée sera utile pour la formation d’une forte charpente,

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