‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 111 sur 215 · Berkshires · texte numérisé non relu

Berkshires

les quatre pattes blanches au-dessous du genou. Il est plutôt de taille moyenne, bien qu'il s’en rencontre de très

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res de gros. On comprendra que ces taches sont de fantaisie et

n'ajoutent rien à la qualité de l'animal.

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Fig, 185.—Tamworths.

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711. Tamworths. — Cette race est plutôt grande que petite. Elle est de couleur jaune rougeûtre, et se distingue par une grande rusticité et un fort appétit, ce qui lui aches = Ad | | |

permet de faire de lu viande à bon marché.

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Fig. 186.—Chester white. Fig. 187.—Poland China.

712. Races américaines. — Outre les races importées d'Angleterre, on préconise dans cette province deux espèces américaines de valeur, le Chester-White de taille

moyenne, et le Poland-China de grosse race. Les tigures 186 et 187, que nous donnons de ces deux races, n’en laissent qu'une idée imparfaite.

713. Spécialité du porc.—Le porc est essentiellement un vidangeur. Règle générale, pour que son élevage soit profitable, il faut qu’il se nourrisse principalement de ce qui serait perdu saps lui. Ainsi, les eaux grasses et déchets de la cuisine, les mauvaises herbes du jardin, les légumes mal venus, les déchets de la laiterie, etc., voilà ce qui doit faire le fond de la nourriture du porc. N'oublions pas que les meilleures espèces rendent au plus une livre de poids vif pour cinq livres de bonne moulée grasse. Il faut donc ne compter sur le grain que comme complément indispensable à l’engraissement. Les fourrages verts, surtout les jeunes trèfles, auront l'effet de compléter la ration de lait caillé ou du petit lait de fromagerie, et aideront puissamment à la production d'un excellent lard économique, en faisant grandir l’animal et en développant ses facultés digestives.

714. La propreté des loges.— Un des préjugés les plus enracinés, c’est que le pore est un animal malpro; *e qui préfère vivre au milieu des saletés de tout genre. C’est une erreur coûteuse, puisque la propreté contribue à la santé et à l’utilisation plus complète de Ia nourriture. Aux porcs à l’engrais, où en hivernement, quelques tourbes jetées souvent dans la porcherie contribueront à maintenir l'appétit en même temps qu’elles serviront d’absorbant aux engrais liquides. Nous avons dit ailleurs tout l'avantage qu’on trouve à rentrer, pendant les chaleurs de l'été et de temps sec, une quantité de tourbes vertes, añn de les utiliser comme litière, Or c'est surtout dans la porcherie que ces litières de tourbe seront précieuses,

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715. Maladies des porcs.—Les porcs sont maintenant sujets à des maladies inconnues jusqu'ici. Souvent ces maladies feront disparaître à la fois tous les habitants de la porcherie, Nous ne pouvons pas indiquer ici le traitement des maladies ; « la ressort au médecin vétérinaire. Il faudrait, pour bien faire, s'assurer les services d'un bon vétérinaire dans chacun des centres importants des comtés. Mais ce qu'il importe de faire partout, c'est de tenir les porcheries bien saines et toujours bien nettes, et pour cela de se servir de terre sèche en abondance.

716. Changer de mâles. — Ceci est aussi très nécessaire, si l’on veut avoir des animaux robustes, rustiques et facile à élever et à engraisser. 11 va sans dire qu'il faut toujours s'assurer que le reproducteur que l’on achète possède à un haut degré ces qualités.

7i7. La chaleur pour les porcs.—Tout observateur a dû remarquer combien est coûteux l’engraissement des porcs qui sont exposés à de grands froids. L'animal mange mieux sans doute, mais sa nourriture ne fait guère de profit. Cette question est traitée spécialement au chapitre de l'alimentation du bétail (art. 804), mais elle s'applique particulièrement au porc qui profite d'autant mieux de sa nourriture qu'il n’a pas à souffrir du froid. Les porcelets naissants surtout ont besoin de chaleur, et il faut y veiller avec soin au moment de la mise bas.

718. Exercice à donner.—Il est bien important que les jeunes porcs, aussi bien que leurs mères, aient beaucoup d'exercice, afin de fortitier leur charpente et d'acquérir la rusticité qui leur sera nécessaire pour tirer bon parti de leur nourriture pendant leur développement, et surtout leur engraissement. Ces qualités de force, d'activité digestive et de rusticité sont surtort nécessaires aux

porcs destinés à la reproduction, Les éleveurs doivent done y veiller avec le plus grand soin. Ces animaux ne peuvent donner les qualités voulues à leurs descendants qu'autant qu'ils les possèdent eux-mêmes, à un haut degré. Il est donc très important de les maintenir en parfaite santé, en leur donnant beaucoup d'exercice. Nous sommes convaincu que la plupart des maladies dont souffrent les porcs proviennent de faiblesse constitutionnelle, contractée surtout par un développement trop rapide, sans exercice au dehors, et un élevage tout-à-fait contre nature, dans des loges pestilentielles, et presque toujours trop petites pour des animaux destinés à la reproduction.

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