‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 128 sur 215 · ÉTUDE DES FOURRAGES · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES FOURRAGES

824. Composition des fourrages.—‘* Un grand nombre d'analyses chimiques ont été faites depuis une vingtaine d'années sur les fourrages de toute nature, et on a reconnu que leur composition chimique varie beaucoup, non seulement pour les fourrages de nature différente, mais encore pour la même espèce de fourrages, suivant les circonstances de maturité, de climat, de nature et de richesse du sol, de variété fourragère, de mode et réussite de conservation. La richesse d’une même espèce de fourrage peut varier quelquefois du simple au double par l'effet de toutes ces circonstances influentes. Dans les tables générales que je donne de la composition chimique des fourrages (voir appendice IT, page 499), je n'indique que la richesse moyenne pour des fourrages äe bonne qualité ordinaire. Aussi,en pratique, il faudra les modifier judicieusement en se guidant principalement sur les observations suivantes.

825. Variabilité de composition.—‘ Les fourrages sont généralement d'autant plus riches en protéine qu'ils sont

(1) Nous empruntons au livre de Jules Crevat, tout le contenu

des deux chapitres suivants. Il nous est impossible de dire aussi

bien et avec la mème autorité ce qui touche à cette question, où la

science et la pratique march"nt de pair. Le cadre de notre livre étant très restreint, il ne nous faut donner que des extraits bien mutilés du sujet, Nous recommandons tout particulièrement l'étude

du livre entier aux personnes instruites, pour lesquelles il est écrit.

Ra een à

= net dr: »

nregesremers

plus jeunes, plus feuillus, plus fins et fournis par un sol mieux fumé en engrais azotés. En voici quelques exemples:

Grande paille de sarrazin bien venu : 0,036 de protéine.

Petite paille de sarrazin mal venu : 0,074 id Grain de blé venu en plein champ : 0,143 id Id venu dans un jardin : 0,219 id

826. ‘‘ Les feuilles et les fleurs sont ordinairement deux ou trois fois plus riches que les tiges, dans un fourrage coupé en floraison, et c’est parce qu'ils font surtout développer les feuilles que les engrais azotés accroissent la richesse en protéine.

827. ‘‘ La richesse en sucres sera d'autant plus grande que le sol sera plus riche en principes minéraux : potasse, phosphate et calcaires, engrais plus favorables au développement des graines, racines et tubercules, que des feuilles et des tiges ligneuses. La richesse en sucres et féculents est généralement d'autant plus grande que les fourrages sont plus près de la floraison ; avant l'époque de la floraison, le végétal se développe surtout en protéine et cellulose, qui forment sa charpente, et après la floraison les cellules s'incrustent rapidement de matières ligneuses qui, en vieillissant, augmentent de proportion généralement. jusqu'à la maturité, rendant le fourrage moins digestible.

828. Graisses. — ‘“ Les conditions favorables à la richesse des fourrages en sucres le sont également à leur richesse en graisse. Les engrais azotés favoriseront sa formation, et par suite produiront une végétation luxuriante, riche en graisses et protéine.

829. Jeunes fourrages. — ‘ En général, les fourrages sont d'autant plus riches en principes alimentaires, qu'ils sont plus jeunes, moins lignifiés ; ils sont plus riches : fins

1r un 80] cemples :

rotéine.

id

id

id airement un fournt surtout ccroissent

lus grande

: potasse,

u dévelop-

les feuilles

+ féculents fourrages Le la florait cellulose, les cellules es qui, en ement. jusgestible.

ables à la nent à leur riseront S4 ation luxu-

s fourrages aires, qu'ils riches : fins

MANUEL D'AGRICULTURE. 347 que grossiers ; dans les années sèches que dans les années humides ; dans les sols fertiles ou secs, que dans les sols pauvres ou marécageux. Les analyses suivantes, d'après E. Wolff, montrent comment la composition chimique du trèfle se modifie au cours de la végétation :

Page 1