PARTIES FOIN DE TRÈFLE CONTIENNENT
COUPE DU FOURRAGE. sucres | | | pro- el li- | ceneau LS N op: CARE c à + | ir ù | teine. | grais- |gneux., dres.
ses.
Très jeune... Stamtt peste 269 | 247 | 98
A la première fleur... 167 | 138 | 295 | 328 | 72
En pleine floraison... | 167 112 | 334 | 329 | 58
Prosque MP sscsssss ss ssssceness Û 167! 95! 265 | 417 | 56 |
830. Délavage des fourrages. — ‘“ Pour les fourrages fanés, la qualité varie aussi beaucoup suivant la réussite du fanage. Un fourrage, délavé par la pluie pendant le fanage, perd une partie importante de sucres ct d’albumine et devient plus ligneux. Il subit un déchet de 10 à 30 7, en principes solubles, composés surtout de principes sucrés, gommeux, mucilagineux, ce qui fait que les foins avariés sont ouvent plus riches en protéine que les bons, mais plus pauvres en sucres et plus ligneux, ce qui les rend moins digestibles.
831. Leur conservation. — ‘ La durée et le mode de conservation ont aussi une influence marquée sur la composition chimique des fourrages. En général, les fourrages séchés, réduits en foin ou pailles, subissent peu d’altération, s'ils sont convenablement secs et tassés ; mais les racines
sucrées, comme les betteraves, les carottes, les raves conservées à la manière ordinaire, éprouvent une modification progressive qui transforme le sucre en cellulose moins facilement digestible.
832. L’ensilage.—‘ La nouvelle méthode de conservation des fourrages verts en fosses, à l’abri de l'air, produit un effet opposé et améliore réellement la qualité des four-
ages en transformant une partie du ligneux en glucose ou dextrine soluble. Une amélioration analogue se produit dans la fabrication des foins bruns ou jaunes, par suite de la fermentation qui s'établit dans la masse non encore complètement sèche. Mais ce dernier mode de fanage est assez délicat, parce qu'il faut bien saisir le point conve- | nable de fermentation et le moment propice pour terminer promptement la dessiccation, avant que les moisissures se développent par suite d’une fermentation trop avancée au contact de l'air.
833. Importance des analyses.—“ Il est très regrettable qu'un travail d'ensemble n'ait pas encore été entrepris en France et dans notre province pour obtenir une bonne table
| générale de Ja composition chimique moyenne de tous les }£ fourrages. I{ faudrait pour cela centraliser dans un même laboratoire, pour les soumettre au même mode d'analyse, sous la dircction immédiate d'un même chimiste, au moins
une dizaine d'échantillons de chaque fourrage, choisis dans
les diverses parties de la province ; ce serait là un grand service à rendre à l’agriculture rationnelle et une belle tâche pour notre Station Expérimentale de St-Hyacinthe. (1)
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834. Digestibilité des fourrages.—‘ La qu: ‘ion de la digestibilité plus ou moins grande des principes nutritifs
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(1) Les mots soulignés dans cet alinéa ont été ajoutés par nous.
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contenus dans les fourrages, est un des plus difficiles problèmes de l'alimentation rationnelle du bétail. Des milliers d'expériences ont été faites depuis une quinzaine d'années pour déterminer pratiquement les coefficients de digestibilité des divers principes nutritifs, contenus dans les principaux fourrages, chez les diverses espèces du-bétail, et reconnaître les variations produites par les circonstances.
“10 Il résulte des observations que la quantité de principes respiratoires, admise comme digestible, est un peu trop forte pour les fourrages vieux ou lignifiés, et un peu trop faible pour les fourrages nouveaux et tendres, dont la cellulose est bien plus facilement digestible ;
“20 Le porc et le cheval, dont l'appareil digestif est bien moins long, et par suite la digestion moins prolongée et moins complète, ne digèrent pas aussi bien la cellulose et les fourrages fibreux en général, que les ruminants comme le bœuf, le mouton, la chèvre. Le cheval n'en digère que la moitié environ des ruminants, et le porc le quart ;
‘30 Les matières grasses des graines et des plantes oléagineuses sont, proportionnellement à la même quantité de ligneux, plus digestibles que celles des fourrages fibreux ;
“40 En général la digestibilité des principes alimentaires des fourrages est d'autant plus grande que le fourrage est moins lignifié, et par suite plus jeune, qu’il est plus divisé et moins dur ; de là, résulte l'utilité : de la division mécenique, (hachage, concassage, aplatissage, mouture), qui divise les fibres et les cellules ; de la cuisson, de la fermentation et de la macération qui les ramollissent ;
“ 50 Une ration abondante est tout aussi bien digéréc qu'une ration parcimonieuse, du moins dans les limites ordinaires d’une ration normale ;
‘60 Les foins secs sont tout aussi bien digérés que les verts, pourvu qu ils soient bien conservés sans altération, contrairement à l'opinion de beaucoup d’'agronomes ;
‘70 Le: différentes races bovines, ovines et caprines digèrent à peu près également bien les fourrages fibreux, pourvu que la santé soit bonne ;
“ 8o Les vieux animaux digèrent aussi bien que les jeunes, tant que la mastication s'opère convenableme at;
‘90 Pourvu que l'association du fourrage dans la ration présente une proportion convenable des divers principes nutritifs, chaque fourrage faisant partie d’un mélange est digéré comme s’il était seul, par suite de la compensation qui s'opère entre l’augmentation de digestibilité des uns et la diminution des autres ;
“ 100 Telle ration très riche en fécule, mal digérée par une vache à l’engrais dans une étable très chaude, sera très bien digérée par la même vache fraîche vêlée dans une étable un peu froide ; de même une ration très riche en protéine et en graisse, mal digérée par un cheval entretenu à ne rien faire et exposé à la rigueur d'un soleil d'été, sera très bien digérée par le même cheval faisant un travail énergique par les froids de l'hiver.
835. Valeur alimentaire théorique des fourrages. — La valeur alimentaire d'un fourrage est évidemment en ‘apport avec la quantité de principes nutritifs digestibles qu'il contient, et en fixant un prix déterminé pour chaque classe de principes alimentaires, il sera facile de calculer le prix de chaque espèce de fourrage, donnant la mesure de sa valeur alimentaire moyenne, variable du reste suivant les espèces animales, les genres de production et de débouchés agricoles, Dans les circonstances économiques où nous sommes placés dans la province de Québec, je donne,
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comme s’accordant le mieux avec la pratique, les prix suivants qui correspondent très approximativement au prix moyen de la tonne de foin : (1)
3 centin pour | 1b. de sucres digestibles ‘5 id, “4 id,
de protéine id.
CS Ro
de graisse id.
“ Il est facile, sur ces bases, de calculer la valeur alimentaire des différents fourrages, exprimée en argent, et d'en déduire des équivalents nutritifs économiques, où poids relatifs de divers fourrages ayant même valeur alimentaire, même valeur pécuniaire de principes nutritifs digestibles, Les prix ainsi calculés pour les fourrages représentent leur valeur nutritive seulement.
836. ‘‘ Lazote organique pour engrais n’est compté ici que 11 cents la 1b., tandis qu'il coûte environ le double dans les engrais chisniques, parce qu'il est moins promptement assimilable, qu'il est environ moitié moins bien utilisé par les récoltes, d'après les belles recherches expérimentales de Lawes et Gilbert à Rothamsted.
837. ‘* La valeur agricole économique des fourrages est beaucoup plus complexe. Elle se compose en etfet de leur valeur nutritive et de leur valeur fertilisante comme production d'engrais, celle-ci étant relative à leur richesse totale en azote, acide phosphorique, potasse et matières organiques, éléments essentiels de la valeur des engrais, Elle dépend aussi beaucoup de l'intensité nutritive des fourrages sous un même volume, de leur saveur plus ou moins appétée des animaux, d’où dérive l'intensité de la production animale et par suite des bénéfices réalisables généralement, Enfin, elle est influencée aussi par la facilité et la durée de conservation des fourrages, la facilité
(1) Les italiques indiquent l2s changements dans le texte que nous faisons en vue des besoins de la province de Québec,
de leur emploi, sans parler des influences purement économiques qui résultent des conditions naturelles et sociales de production et de vente ou débouchés. Aussi, ne faut-il pas s'étonner que le prix commercial des fourrages soit souvent très différent de leur valeur nutritive. Relativement à leur valeur alimentaire, les fourrages concentrés, comme les ;:. »îns et les tourteaux, sont ordinairement bien plus chers que les fourrages volumineux, comme les pailles et les foins, parce qu’ils ont une puissance productive bien plus intense.
838. Valeur des cendres et valeur fertilisante.—‘* Pour permettre à l'agriculteur d'apprécier autant que possible la véritable valeur agricole des fourrages, j'ai ajouté aux
tables de la composition chimique les principes essentiels ] ‘1 des cendres, et j'ai calculé la valeur fertilisante comme { 1 engrais de 1,000 Ibs. de fourrage à l'état normal, en l
admettant pour prix moyen de 1 Ib. de chaque principe fertilisant les valeurs suivantes, déduites de l'étude des engrais commerciaux chimiques et autres.
eS
SRE
= 5 Re + L “}; = = » A? x # nn eus re ms + mo mn ge — = D
Il cts. la 1b, d'azote organique. \ ] 8 cts. ‘“ d'acide phosphorique (Ph? Oÿ).
4 cts. ‘“ de potasse et soude (alcalis) K? O— Na? O0. 0.1 ct, ‘“ de matières sèches organiques et cendres.
Sur ces bases voici quelle serait la valeur de 1,000 Ibs, de fumier normal de ferme, contenant en moyenne :
à 1bs. d'azote. se soooccse @ L'ICLS. == 55cts, 1,000 Zbs. de 3 id. d'acide phosphorique.. “ 8cts. = 24cts, êt
6 id. de potasse ei de soude. ‘“ 4cts. = 1?cts. 250 id. de matières sèches. … ‘ O.1ct. = cts.
93cts.
fumier normal.
Tobias ii Soit la tonne de 2,000 Ibs. .......
ent éCOnOet sociales , ne faut-il rages 8Oit
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te.—‘* Four ue possible ajouté aux 8 essentiels inte comme normal, en ue principe l'étude des
Llcts. = 50cts.
8cts. = 240$, acts. = 120tS. O.tct.— ?0ts.
93cts.
839. Composition chimique.—": J'ai adopté, en général, pour la composition chimique des fourrages, les tables allemandes de E. Wolff, de préférence aux diverses tables françaises, parce que les très nombreuses analyses exécutées dans les stations agronomiques de l'Allemagne, et l'étude approfondie qui y a été faite de cette question ont permis de calculer des moyennes sans doute plus exactes que celles de la France. Pour les tables de composition chimique des fourrages, voir l’appendice IT (1).
840. Volume des fourrages. — ‘En général, le poids des matières sèches qu'un animal des grandes espèces domestiques (cheval, bœuf, ete.,) peut consommer dans sa ration journalière, doit être compris entre 2 et 3 % de son poids vif, soit 22 à 33 Ibs., pour des animaux de 1,100 Ibs, Une moindre quantité n’est utile que pour des animaux à l'engrais que l'on veut pousser au fin gras, de jeunes bêtes au sevrage, dont l'appareil digestif n’est pas encore assez élargi, ou pour des chevaux de course dont il faut réduire l'abdomen le plus possible ; une quantité supérieure, ce qui arrive souvent avec une alimentation où domine la paille, produit des animaux ventrus, trop lourds si ce sont des bêtes de travail, trop à déchet si ce sont des bêtes de boucherie, et dans tous les cas d’un entretien trop coûteux en principes respiratoires, car il ne faut pas oublier que les pertes de chaleur sont à peu près proportionnelles à la surface du corps. Pour les animaux domestiques des petites espèces (chèvre, mouton, porc), le poids des matières sèches peut être compris en général entre 3 et 4 7% du poids vif.
(1) Il est très désirable que les fourrages de Ja province de Québec soient analysés au plus tôt, et que des tables en soient faites pour l'utilité de nos cultivateurs. C’est une tâche de la plus haute importance et qui pourrait être confiée avec fruit à notre Station expérimentale de Saint-Hyacinthe. 5
s & Bis oo mi
841. Changer les habitudes des animaux.—‘ En ménageant les transitions, on peut habituer les animaux à consommer un poids do matières sèches variant entre des limites très écartées ; mais il faut avoir soin, en changeant le régime, de ne pas modifier trop brusquement le volume des rations, parce qu'il faut quelques semaines pour que la capacité de l'estomac et de l'intestin puisse se moditier et se mettre en rapport avec le volume de la ration nouvelle. Il pourrait surtout être nuisible que le nouveau régime fût plus volumineux que l’ancien, parce que l'estomac trop petit ne pourrait pas contenir toute la ration nécessaire aux produits, ou bien serait trop distendu pour fonctionner convenablement.
842. Volume de digestion. — ‘“ I] faut distinguer le volume de consommation relatif à l'estomac et mesuré par le poids des matières sèches, et le volume de digestion relatif aux intestins et représenté principalement par le poids du ligneux, car les matières excrémentielles qui remplissent les intestins sont à peu près proportionnelles au ligneux des fourrages de Ja ration. On comprend, en effet, que 100 Ibs. de matière sèche d’un fourrage très digestible comme la betterave, ne rempliront pas autant les intestins que 100 Ibs. de matière sèche d’un fourrage peu digestible comme les pailles en général. Aussi pourrait-on sans inconvénient, sous le rapport du volume, faire consommer bien plus de matières sèches de fourrages faci'ement digestibles que de fourrages ligneux. C’est pour cela que les fourrages très digestibles comme les racines, les tubercules, les grains et leurs dérivés sont si avantageux pour obtenir une alimentation intensive. Ce sont des matières premières faciles à travailler, qui permettent à la machine animale de fabriquer beaucoup de produits, condition très
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favorable pour produire très économiquement, parce que les frais généraux d'entretien, de service, de logement et d'in ‘rêts restent à peu près les mêmes, que l'animal produise peu ou beaucoup, C’est ce qui fait que les fourrages très digestibles ont en général un prix commercial supérienr à celui de leur valeur alimentaire théorique, calculée d'après leur richesse en principes digestibles,
843. Ligneux.—‘ On peut admettre que la ration journalière doit contenir une proportion de ligneux comprise en général entre + à 14 % du poids des animaux, pour les bêtes qui ne sont pas nourries au lait ou aux grains seuls. Pour les animaux de travail, surtout les chevaux qui font un service au trot, et les bêtes à l’engrais, principalement vers la fin de l’engraissement, il faut se rapprocher de la limite inférieure, Pour les jeunes bêtes d'élevage, les moutons à laine et les vaches laitières, on peut sans grand inconvénient se rapprocher de la limite supérieure, ce qui permet d'utiliser des fourrages moins concentrés, ordinairement moins chers relativement à leur valeur alimentaire.
844. Boissons.—‘ En pratique, il est inutile de chercher à calculer théoriquement l’eau nécessaire à une ration, parce qu'il est toujours plus sûr et plus facile de donner aux animaux de l’eau pure à volonté ; ils n’en prendront généralement ainsi que la quantité utile. Mais il ne faut ordinairement ajouter à l’eau de boisson, donnée à volonté, aucune substance appétissante, telle que farine, son, tourteau, sucre, lait, etc., car alors l’animal excité par la gourmandise boirait une proportion d’eau excédant de beaucoup ses besoins. Cet excès d’eau est nuisible pour plusieurs motifs :
“1o. D'abord il fatigue l'appareil digestif, en diminuant l’activité, en le refroidissant, et entrave l’action
3 PR TR AO A e S bit É DE HI E ue ere Per …
dissolvante des sucs digestifs en les diluant trop, ce qui peut produire la diarrhée, signe d’une digestion et d’une absorption incompiéte ;
“20. Puis, cet excès de boisson absorbe une forte quantité de chaleur, soit pour se mettre à la température du corps, soit surtout parce qu’ «ugmente la transpiration, ce qui nécessite un supplément onéreux de principes respiratoires ;
“ 30. Enfin, en augmentant dans une forte proportion la masse du sang en circulation, il occasionne par cela même une importante perte de travail employé à entretenir cette circulation, ce qui nécessite un supplément onéreux de protéine d'entretien, particulièrement important pour les chevaux de travail ; c’est du reste ce qu’on a constaté par des expériences directes. Il suffit quelquefois de diminuer sensiblement la quantité d’eau, trop abondante de tourrages trop aqueux, pour rendre engraissante une ration, qui auparavant suffisait à peine pour l'entretien, de même q'''il suffit parfois de modérer la boisson d’un cheval qui était court d’haleine et trottait mal, pour en obtenir une bonne allure soutenue. Un cheval n'est en haleine pour fournir une longue course qu'après avoir sué et séché trois fois, disent les Arabes, pour se débarrasser de l'excès d'eau qui augmentait inutilement le poids du corps et surtout la masse du sang.
845. En donner assez.—“ Si l'eau consommée en excès est nuisible, ii est encore plus nuisible de n’en donner qu'une quantité insuffisante, car alors l'animal ne consommera pas une forte ration de fourrage, et ses produits diminueront en conséquence ; sans compter que si le manque d’eau est par trop considérable, le sang deviendra trop épais, la perspiration sera arrêtée, les secrétions diges-
p, ce qui et d'une
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1ée en exCÈS en donner nal ne conses produits br que si le à or deviendra
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tives ralenties, la température du corps trop élevée, et il résultera bientôt de la dépuration insuffisante du sang, des maladies inflammatoires et la mort.
846. A discrétion.—" Il est toujours utile de donner de l’eau pure à discrétion, toutes les fois que l'animal en manifeste l'envie, à tous les repas pour les bêtes de travail, surtout en été, au moins deux fois par jour pour les bêtes bovines, et une fois par jour pour les chèvres et les moutons ; il faut seulemeut éviter que l'animal en prenne trop à la fois, comme il est tenté de le faire à la suite d'un manque d’eau trop prolongé, et que l'eau ne soit trop froide surtout lorsque l'animal est en sueur.
847. Température de l’eau.— Il est convenable que la température de l’eau de boisson ne diffère pas trop de celle du corps, afin de ne pas produire un changement trop brusque de la température du corps, ce qui nuiraït à l'ordre régulier de ses fonctions. Pour les animaux qui boivent de l’eau pure, une température de 50° à 68° est convenable ; plus chaude, l’eau serait moins aérée, fade et indigeste ; plus froide, elle peut arrêter la digestion, produire des coliques, supprimer la transpiration et occasionner de graves maladies. Les neuf dixièmes des maladies proviennent de la suppression générale ou locale de la perspiration pulmonaire ou cutanée, et cela est facile à comprendre puisque c'est par les fonctions solidaires perspiratoires et sécrétoires de la membrane muco-cutanée que s’exhalent ou sont évacués tous les vieux matériaux
usés de l'organisme, principes essentiellement vicieux et ”
délétères.
848. ‘ Les eaux naturelles varient beaucoup de qualité suivant leur c'igine, sous le rapport de leur température, de leur sapidité, de leur digestibilité ; les eaux de rivières
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5 am “ EEE PET STI RE
courantes et limpides sont généralement les meilleures, sauf en hiver quand elles sont trop froides, parce qu’elles sont bien aérées et suffisamment riches en principes solubles, dont les plus importants sont les chlorures alcalins et le bicarbonate de chaux utile à la formation des os.
849. Eaux indigestes. —‘ Les eaux sont indigestes lorsqu'elles contiennent une forte proportion de sulfate de chaux, et on reconnaît facilement ces eaux, parce qu'elles forment avec le savon des grumeaux insolubles ; on peur les rendre potables en ajoutant par 40 gallons, 1 once de carbonate de soude qui précipite la chaux à l'état de carbonate et laisse du sulfate de soude légèrement purgatif.
8. J. ‘‘ Les eaux peuvent être nuisibles lorsqu'elles contiennent en dissolution des matières organiques fermentescibles, comme les eaux croupissantes des fossés et des mares, où de l'acide tannique comme les eaux de bois et de tourbières, qui paraïysent les membranes digestives ; il est toujours préférable de ne pas les employer comme boisson, s’il est possible, mais on peut cependant les puri-
fier en les faisant filtrer lentement à travers une couche de charbon animal ou os calcinés.
851. Citernes.—- ‘“ D'ailleurs, dans les positions où il rest pas facile de se procurer de bonne eau de rivière, de source ou de puits, il est presque toujours avantageux de recueillir dans des citernes fraîches et étanches les eaux de pluie, qui sont presque toujours de bonne qualité ; ordinairement une capacité de citerne de 6 verges cubes recevant l’eau de pluie tombée sur une surface de toît de 27 verges carrés, sera bien suffisante pour assurer l’abreu-
vage d’une tête de bétail ‘e 1000 Ibs., même pendant une sècheresse de deux mois sans pluie.
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852. Convenance des fourrages.—‘: Les espèces animales domestiques, sous l'empire de la faim, mangent presque toute cspèce de produits végétaux, pourvu qu'ils ne soient pas vénéneux, car l'instinct les avertit généralement des propriétés funestes de certaines plantes ; on a vu des chevaux manger du bois sec, des sarments de vigne. C'est le plus souvent une dieston d'habitude ; un animal mange volontiers ce qu'il a toujours mangé depuis son premier âge. L'aliment ordinaire varie beaucoup suivant les climats, les contrées et les circonstances; mais avec quelques précautions et un peu de persévérance, on habitue assez facilement un animal quelconque herbivore.à manger. toute espèce de fourrages végétaux où dérivés de produits végétaux. On a même pu habituer le cheval à manger de la viande, comme le cheval Arabe, de la graisse de mouton, comme celui des Turcomans. Le mouton lui-même peut très bien manger une certaine quantité de farine de viande desséchée, mélangée à sa ration de fourrage ; le porc est omnivore et digère tout aussi bien la viande que les gr ains, les tubercules ou les fourrages verts.
853, Comment y habituer les animaux.— La première fois qu'on présente à un animal un fourrage nouveau, il est rare qu'il en man, : d’abord volontiers ; le plus souvent il le refuse ; même un aliment dont il sera très friand après en avoir mangé pendant quelques jours, comme du pain, du miel, du vin, des betteraves, des courges, des topinambours, des tourteaux oléagineux, des pulpes, des fourrages ensilés, du son, de la farine, du sucre, même du lait, C'est ce que l'on observe tous les jours en pratique; aussi ne faut-il pas juger de la convenance d'un fourrage d’après un premier essai.
“Pour nabituer un animal à manger un fourrage nou-
D Nu
RER > Pie
veau, il convient de n’en donner d’abord qu'une faible quantité, mélangé aussi bien que possible avec ses aliments ordinaires, ou, si Ceux-ci ne réussissent pas, avec ses aliments préférés, assaisonné de quelque friandise comme le sel. On augmente ensuite la proportion progressivement chaque jour. Si l'animal persiste à refuser le nouveau four- “age ainsi présenté, alors on le laisse jeûner un repas, un jour même tout entier, en ne lui présentant que de l'eau à boire : il est rare que pressé par la faim il ne se décide pas à en goûter, c'est ce qui arrive ordinairement pour les veaux que l'on veut sevrer. Souvent il suffit que l'animal voie son voisin déjà habitué à manger librement le même aliment, pour qu'il essaie aussi lui-même de goûter du fourrage nouveau ; c’est un moyen qu'il ne faut pas négliger et qui réussit presque toujours plus ou moins vite.
“C'est par ces différents moyens que l’on habitue assez vite les animaux à manger de toute espèce de fourrages ; méme de ceux qui ne sont pas naturels, comme les fourrages fermentés, les résidus de distillerie, sucrerie, brasserie, féculerie, huïilerie, etc.
854, Fourrages nuisibles.— Quelques espèces de fourrages paraissent inspirer une aversion plus ou moins générale à certaines espèces animales qui s'y habituent difficilement ; c’est ainsi que les chevaux refusent généralement les fourrages de la famille des crucifères, choux, navets, etc. La pomme de terre crue leur est nuisible. Les fanes de pommes de terre produisent chez le mouton la paralysie des jambes de derrière; les sommités fleuries du sarrasin produisent l'ivresse avec inflammation de la tête chez le mouton, le pore, la vache.
Certaines plantes sont vénéneuses pour une espèce animale et inoffensives pour d’autres. Au reste certaines
ne faible aliments c ses alicomme Île ssivement eau fourrepas, un de l'eau à \écide pas pour les e l'animal t le même roûter du pas négli- 18 vite.
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plantes vénéneuses à l'état vert, constituent un assez bon fourrage ou tout au moins deviennent inoffensives lorsqu'elles sont desséchées.
855. Appareils digestifs. — ‘ 11 est des fourrages qui conviennent plus particulièrement à certaines espèces animales, non pas au point de vue du goût ou des propriétés nutritives, mais à cause de l’organisation particulière de l'appareil digestif, Voici, d’après Colin, les dimensions de l'appareil digestif pour les principales espèces animales domestiques de taille moyenne.