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856. Pouvoir digestif des ruminants.—‘ Les ruminants comme le bœuf, le mouton, la chèvre, qui ont une capacité et une longueur très considérable de l'appareil digestif, ainsi que la faculté de ruminer, c'est-à-dire de
ramener dans leur bouche, pour y subir nne mastication complète, les fourrages d’abord accumulés dans la panse, peuvent utiliser facilement les fourrages volumineux, fibreux, pauvres et peu digestibles, comme les pailles et les foins grossiers. Le cheval, au contraire, dont l'estomac
est simple, petit, les intestins moins longs, demande des aliments plus riches, moins volumineux et d’une digestion plus facile, comme les bons foins et les grains, parce qu'ils restent moins longtemps dans le corps. Le porc, sous ce rapport, est encore plus exigeant, parce que la digestion est plus rapide et les aliments vite évacués ; il n'utilisera que les aliments riches sous un petit volume et très digestibles tels que farines, racines et tubercules, qui raudront encore mieux s'ils sont ramollis par la fermentation ou la cuisson, JZ{ grandira cependant dans de bons herbages.
857. Durée de la digestion.—‘ Chez les ruminants, on sait, par des observations nombreuses et variées, qu’à la suite d’un changement subit dans le régime alimentaire, les derniers restes non digérés du fourrage précédent ne sont complètement expulsés par les excréments qu'au bout de cinq jours. Le cheval et le porc digèrent beaucoup plus promptement,
858. ‘‘ La nature des aliments convenables à chaque espèce animale dépend aussi beaucoup du service qu'on lui demande, des produits qu'on en attend, du but en un mot pour lequel on l’entretient ; il est évident qu'un animal qui ne reçoit qu'une simple ration d'entretien n'aura pas besoin de consommer autant de principes alimentaires et pourra se contenter de fourrages plus volumineux, plus pauvres, moins digestibles, que l’animal duquel on exige un service pénible ou une grande production. On a vu précédemment l'utilité des principes ligneux et des graisses pour les animaux de travail qui font beaucoup de pertes de chaleur.
859. Préparation aux saisons d'hiver et d’été.—‘" Il est deux époques de l’année qui semblent modifier profondé-
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