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aplatissage, hachage, qui, en multipliant les surfaces des aliments, multiplie aussi les moyens d'action des dissolvants ;
D, 20. Par la cuisson, qui agit surtout sur la fécule et la cellulose qu'elle prédispose à se transformer en glucose eu les désagrégeant, et, par suite, sur les matières protéiques qui sont emprisonnées dans les cellules ; donc, utilité des bouillies, soupes, pains, etc. ;
‘“e, 30. Par la fermentation, qui est un commencement de transformation en substances solubles et peut s’appliquer avantageusement aux fourrages secs, pailles, foins, farineux, et aux fourrages verts, pulpes, racines, conservés en fosses ou silos ;
“ 4, 40. Par la macération, dans l’eau froide ou chaude, qui ramollit les substances trop dures, facilite leur mastication et leur pénétration par les sucs digestifs ; on l’'emploie surtout pour les grains (fèves, pois, maïs) et les tourteaux oléagineux ;
‘e, 5o. Par la germination, qui ramollit les grains et transforme les substances protéiques en albumine plus digestible, les substances féculentes en glucose soluble ; c’est ainsi qu'on fait germer l'orge principalement pour la transformer en malt très profitable aux animaux d'’élevage où d'engrais ;
‘f, 60. Par une relation nutritive convenable, c'est-à-dire
‘une proportion de chaque classe de principes alimentaires
exactement appropriés aux exigences de l'entretien et de la production, et présentant néanmoins entre eux des rapports »yens et uniformes autant que possible pour le même animal, de telle sorte qu'il ne manque jamais de chaque nature de sucs digestifs pour dissoudre chaque
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espèce de principes alimentaires. Il est toujours convenable que Ja relation nutritive soit bonne à chaque repas, et non pas seulement dans la ration journalière ; c'est pour cela qu'il est utile de composer des mélanges variés plus appétissants qu'un seul fourrage et mieux utilisables. Ainsi, on forme des pâtées de farineux et de tubercules cuits pour les porcs, de foins et de racines écrasées ensemble pour les bêtes bovines, des mélanges de grains pour les chevaux : c'est l'art de Ia cuisine pour les animaux, aussi utile que pour l'espèce humaine, mais trop négligé. La conservation des mélanges en silos s'y prête très bien.
865. ‘‘ On peut augmenter la puissance digestive de l'animal :
10. Par divers condiments appétissants, comme le sel, la melasse commune, etc.
20. Par des excitants spécidux, comme ;e genièvre, le thym, la menthe, l’anis, le poivre, la moutarde, l'ail, qui provoquent une sécrétion plus abondante du suc gastrique ;
30. Par de légers puryatifs, comme le sulfate de soude, le sel, le carbonate de magnésie, administrés de temps en temps, pour augmenter la sécrétion de la bile et du suc intestinal.