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Le ventilateur doit prendre au plafond de l'appar

tement, Il doit avoir au moins 18 pouces à l'intérieur afin que l'air y circule librement. On y mettra au bas une

Fig. 205.

Divisions intérieures.

Fig. 204.

; : 1. Côtés du ventilateur.

Tôte du ventilateur. 2, Division formant des conduits. 3. Conduits d'air.

:, de manière à pouvoir règler à volonté l'entrée et sortie de l'air dans les grands froids, Le ventilateur

doit dépasser le dessus du toît de quelques pieds, afin

Durs | :

que l'air circule librement à tous les vents. Il sera nécessaire de lui faire une petite couverture, laissant un espace libre d'environ quatre pouces entre le dessus du ventilateur et sa couverture, afin que l’air entre et sorte facile ment. On entourera le dessus du ventilateur de manière à faire un chanfrein de trois pouces de longueur et de hauteur, pour mieux assurcr le tirage.

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980. Pertes d’engrais.—On réduira au minimum les pertes d'engrais, soit au moyen d'une cave à fumier recevant directement tous les engrais liquides et solides, soit au moyen de planchers, de dalles, et de réservoirs bien étanches placés en dehors du bâtiment pour recevoir les fumiers liquides et solides, ceux-ci faits de manière que l'eau extérieure n’y entre pas, et agencés de façon à empêcher toute fermentation de nature à faire brûler le fumier et à en détruire la matière la plus précieuse.

981. Caves à fumier. — Ceux qui font des caves à fumier doivent veiller: 10 à ce que l’eau des terres n’y arrive pas; 20 et à ce que le fumier n'y fermente pas d'une manière excessive, ce qui non seulement détruirait la meilleure partie du fumier, mais aussi ferait pourrir toute la base du bâtiment et de plus nuirait grandement à la santé des animaux.

982. Empêcher toute fermentation excessive. (1)—La manière d'empêcher toute fermentation excessive dans les caves à fumier et surtout dans les remises à fumier, où celui-ci est plus exposé, par ce qu’il reçoit moins directement les urines des animaux, consiste : dans le choix des litières les moins fermentescibles, telles que la terre noire, les tourbes en décomposition ; le foulage complet et constant des litières par des porcs ; l'emploi de peu ou point de litière ; et l’arrosage très fréquent du fumier, par l'urine ou autrement, dans toutes ses arties. Dans

(l) Plusieurs personnes se plaignent d'avoir obtenu de très mauvais résultats des caves à fumier, au point de vue de la santé des animaux, et aussi de la conservation des bâtiments, Il est tout probable que ces personnes ont négligé les soins nécessaires de ventilation, d'arrosage, ct surtout de foulage Cnergique du fumier.

notre étable et écurie, la cave est très étanche et ne reçoit aucunement l'air extérieur, Le plancher d'étable est à jour, de manière que l'urine tombe directement et constamment sur toute la surface du tas. Une expérience continue de dix années nous a prouvé dans un bon nombre d’endroit*, où ce système est ratiqué, qu'on réduit ainsi Au sminimum les pertes d'engrais, sans le

moindre inconvénient ni pour la bâtisse ni pour la santé des animaux.

983. La remise à fumier devient nécessaire, à cause de notre climat, partout où la cave à fumier n'est pas possible ni désirable. On doit la placer de manière à ce qu’elle n'empêche pas la lumière d'arriver abondamment à l'étable, et de telle sorte que les urines y arrivent sans se perdre en chemin. On ne se fait guère d'idée de la quantité d'urine dont le bois s’imbibe et qui se perd ainsi. [n'est pas toujours facile de faire et de conserver étanches les planchers et les dalles, de manière à ne pas perdre d’urines, mais il ne faut pas oublier que c’est la partie la plus considérable et la plus précieuse des engrais.

984. Fosses à purin.—En Europe, on contruit dans la terre de grandes fosses à purin, en briques, cimentées, sous forme de voûtes allongées et couvertes. On les divise en deux compartiments et on y fait une petite ouverture en dessus, pour qu'un homme puisse y descendre au besoin. Chacun de ces compartiments est suffisamment

grand pour contenir tous les engrais liquides de la ferme pendant environ six mois. Avant que le second compartiment ne soit plein, on vide le premier au moyen d'une pompe et on étend ces purins sur les prairies, en se servant de tonneaux disposés comme ceux avec lesquels on arrose les rues dans les villes. Ici de pareilles construc-

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tions coûteraient fort cher. De plus, elles seraient grandement exposées à se détériorer plus ou moins tous les ans, par le travail Si considérable des gelées pendant l'hiver.

Le fond de nos caves et remises à fumier peut être facilement aménagé au moyen d'un fort remblais en glaise bien battue, de manière à ne perdre aucune partie des engrais liquides. Si l'on emploie beaucoup de pailles pour litières, il est nécessaire de creuser un petit bassin où puisard, que l’on couvrira avec soin et que l'on placcra au centre de la cave ou de la remise à fumier. On y mettra une pompe, afin de pouvoir arroser souvent ces litières, avec les engrais liquides de la fosse.

985. Chaleur convenable. — IL cest comparativement facile d'assurer, même dans les vieux bâtiments, une chaleur suffisante. {1 faut pour cela veiller à ce que tout logement soit bien rechaussé en terre à la veille de l'hiver, de manière qu'il n'entre pas de froid par en dessous. Ceci est essentiel, Il suffira ensuite de quelques pouces de terre sèche au-dessus du plafond, et au besoin d'une couche semblable, de quelques pouces seulement, sur les côtés intérieurs d'une vieille bâtisse pour empêcher cor,r!ètement le froid d'y entrer. Il faut aussi veiller soigneusement à ce que les logements ne soient pas trop grands pour les animaux qui les occupent.

986. Remise aux voitures, instruments, etc. — Il n’est pas rare de trouver l'hiver et l'été, auprès des bâtiments ou dans les champs, des voitures de travail et des instruments de tout genre qui sont là exposés au soleil et au mauvais temps, et qui y restent jusqu à la saison suivante, Les cultivateurs qui agissent ainsi laissent détériorer leurs

voitures et instruments dans une proportion. qui représente à la fin de l’année des sommes considérables. On devrait

donc s’efforcer de faire au plus tôt une remise suffisamment grande pour pouvoir mettre à l'abri tous les instruments qui ne sont pas d’un usage journalier.

987. Greniers.— L'essentiel dans les greniers est de s'assurer que la vermine, rats, souris, etc., ne peut pas arriver par l'entourage du grenier, C’est toujours par là qu'elle fait ses entrées et ses sorties. Le seul moyen de Ies en empêcher est de tôler l'entourage de Ia remise, Il suffira de tôler ainsi 8 à 9 pouces de hauteur tout

autour du grenier pour se dél :rrasser complètement de cette engeance, à condition que les chats circulent librement sur le dessus du grenier.

988, Caves à légumes.— L'essentiel dans les caves à légumes ; c'est: 10 que la gelée n’y pénètre pas; 20 que l’on puisse Ies ventiler facilement au besoin; 30 qu'elles soient bien drainées, de manière à diminuer le plus possible les causes d'humidité, si préjudiciables à la conser- | vation des légumes pendant nos longs hivers.

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