ENGRAISSEMENT DU SOL
241. Les engrais.—Duns la pratique de l’agriculture, l'engraissement doit être considéré comme une partie de cet ensemble d'opérations, qui constitue, maintient ou ramène la fertilité du sol.
242. Fertilité du sol.—La nature conserve et augmente graduellement la fertilité du sol. A l'état naturel, les plantes se succèdent indéfiniment. Elles meurent et pourrissent à l’endroit où elles ont poussé. Elles puisent dans l'air et le sous sol des richesses qu’elles laissent à la surface
de la terre. Il s’en suit que le sol s'enrichit de plus en plus, tant qu’il reste à l’état naturel.
243. L'homme dissipateur. —Le cultivateur défriche et brûle ; il ameublit et sème, puis il enlève et vend tout ce qu'il peut de la production du sol. Malheureusement et presque toujours, il rapporte au sol le moins qu'il peut. En règle générale, le cultivateur est donc un dissipateur des richesses naturelles ; le travail des générations, qui exploitent le sol,est de nature à l’appauvrir et à le rendre plus ou moins stérile.
244. Ce qui constitue la fertilité. — Un sol fertile contient, en grande surabondance, tous les éléments qui constituent les plantes. Tant que dure cette surabondante fertilité, les engrais à rapporter au sol ne sauraient pas augmenter les récoltes ; mais ils auront pour effet de maintenir la fertilité du sol, en vue de l’avenir.
245. Etat d’un sol fertile, — Quelle que soit la fertilité inhérente au sol, il faut, pour en tirer d'excellentes récoltes :
1o Qu'il soit tenu dans un parfait état de division, afin que l’eau des pluies et l'humidité de la terre fassent fondre ou dissoudre les engrais, pour qu'ils sçrvent ainsi de nourriture aux plantes par leurs racines. En règle générale, tout ce qui n’est pas réduit d’abord à l’état de poussière, puis fondu ou rendu soluble par l’eau, ne saurait donner aux plantes une nourriture suffisante, Quels que soient les principes fertilisants contenus dans les mottes de terre non pulvérisées, ils sont, tout comme ceux des pierres, pour ainsi dire emprisonnés et perdus jusqu'à ce que ces mcttes tombent en poussière, Ameublir une terre fertile est donc infiniment plus profitable que de l'engraisser ;
20 Les terres fortes ou celles qui sont très humides, toutes fertiles qu’elles puissent être, ne peuvent nourrir les plantes tant que le sol n'est pas réchauffé. Il faut pour cela les égoutter, ce qui les tiendra meubles. Autre. ment, dans les terres fortes surtout, la terre durcirait de nouveau et cesserait d’être utile aux plantes;
80 Il faut encore que les plantes que l’on cultive ne soient pas gênées, et encore moins étouffées par les mauvaises herbes qui s'emparent de la nourriture dont les plantes cultivées ont besoin.
Egoutter, ameublir et nettoyer la terre sont donc des opérations préliminaires indispensables à la fertilité active du sol, et tous les engrais du monde ne sauraient remplacer ces opérations, dont les deux premières ont été décrites tout spécialement dans les chapitres qui précédent, et la troisième le sera dans le chapitre 8 ci-après,
246, ‘jomment conserver la fertilité ?—Le bon Dieu a
pourvil à dans les
difficiles € propres à monde à persé véra indispens:
nombre d surabond:
iln'yag conserver connaître meilleures