E éléments, ralement phosphori éléments
la récolte, rend tout manquant plantes, d par l'épui il faut au:
tales en d que les te plus ou r du fumie:
réunies, di dans le € terres, on les savan
fertientes
, afin ndre nourrale, sière, nner oient terre Tres, e Ces ertile F'; iides, urrir faut utre- Lit de
re ne mauit les
: des ctive rent été pré- )rès,
ieu à
pourvu à l'imprévoyance de l'homme. Il a caché ça et là dans les profondeurs de la terre, ou dans des endroits difficiles d'accès, d'immenses réserves des matières les plus propres à fertiliser le sol, qui pourvoira jusqu’à la fin du monde à la nourriture du cultivateur intelligent, actif, persévérant et économe. Ces matières si précieuses, et indispensables à la fertilisation complète du sol, sont au nombre de quatre seulement. Les autres se trouvent, en surabondance, dans presque toutes les terres en culture et il n'y a guère lieu de s’en occuper dans cet ouvrage. Pour conserver ces quatre précieux éléments, il faut les bien connaître, les utiliser avec économie, et se procurer aux meilleures conditions ceux qui manquent à nos récoltes.
247. Eléments qu’il faut conserver ou rapporter.—Les éléments, qui manquent le plus souvent et qu'il faut généralement rapporter au sol, sont: 10 l'azote ; 20 l'acide phosphorique ; 30 la potasse ; 40 la chaux. Un seul de ces éléments, venant à manquer, fera certainement manquer la récolte, tout comme l’anneau d’une chaîne qui se brise rend toute la chaîne inutile, jusqu'à ce que l'anneau manquant soit remplacé. Outre ces quatre éléments des plantes, dont un ou plusieurs font le plus souvent défaut, par l'épuisemen du sol ou son manque naturel de fertilité, il faut aussi, le plus souvent, rapporter les matières végétales en décomposition, dont l’ensemble s'appelle hAumus et que les terres fertiles contiennent toujours en abondance plus ou moins grande. Toutes ces matières font partie du fumier de ferme. Elles existent aussi, séparément ou réunies, dans divers produits que !” n trouve généralement dans le commerce. Quant à l’humus, outre celui de nos terres, on en trouve d'immenses lits dans les forêts, dans les savanes et les tourbières, si communes dans notre
| et
KE Lg F1 114:
(ll
pays. On verra plus loin comment en tirer parti pour l'agriculture.
248. L'azote.—A l'état pur, l'azote est un gaz qui forme une partie essentielle de l'air. On le retrouve à l'état com. posé, dans toutes les matières en pourriture ou susceptibles de pourrir. 11 forme une partie essentielle de la nourriture des hommes et des animaux. Sans azote, il n'y a pas de récoltes possibles, On peut dire que c’est l'engrais par excellence. Mais c’est aussi l’engrais le plus difficile à conserver, et c’est celui qui coûte le plus cher, lorsqu'il faut se le procurer. L’azote est entraîné par la chaleur, par l’air et par l’eau, et se perd en très grande partie dans la plupart de nos fermes, faute de connaître et de pratiquer les moyens propres à le conserver, Les cultivateurs reconnaîtront l'azote à l'odeur d’ammoniaque, ou de corne de cerf, qui s'échappe du fumier de cheval en fermentation. Bien que l’azote soit indispensable aux récoltes, il n’en faut pas donner en excès, C’est l’excès d'azote qui fait poussser les grains (céréales) en orgueil, verser les récoltes et les empêchent dans ce cas de donner un plein rendement. |
249. L’acide phosphorique.—Cette matière forme en grande partie les os des hommes et des animaux. Elle est indispensable à toutes les récoltes. Presque toutes nos terres cultivées en manquent, en ce sens qu'elles n’en peuvent pas fournir suffisamment aux plantes en croissance, En généra!, nos récoltes en souffrent, à tel point qu'elles ne donnent pas la moitié de ce que cet engrais bien appliqué leur ferait donner. A tout prendre, ce sont les 08 moulus, qui nous offrent jusqu'ici dans notre province l'acide phosphorique au meilleur marché. On l'obtient cependant à des prix acceptables, sous forme de superphos-
phate p bon com tourteat beaucou générale en les fa les païlll sait nou de l’azot aliments profit ad
éléments en sont exemple.
ou tourb sol, Le ce de bois, le meille
ments jt
Dans l’état sol l'essayer en résult ontles} duit un ameubli compact rées l’a compact défaut 1
pour
orme com- SCCpde la il n'y \grais fficile squ'il aleur, e dans pratiteurs corne rmencoltes, ’azote ser les
plein
me en
Elle es n08 s n’en crois- L point is bien nt les ovince bbtient erphos-
plate pur de tout mélange. On peut aussi se le procurer à bon compte dans certaines matières nutritives, telles que les tourteau x de coton et de lin, les sons, etc., qui contiennent beaucoup d'acide phosphorique. Ces matières se vendent généralement à un prix tel que nous aurons un profit net, en les faisant consommer à nos animaux en mélange avec les pailles, foins et autres fourrages grossiers. Pour qui sait nourrir économiquement le bétail, une grande partie de l'azote, de l'acide phosphorique et de la potasse que ces aliments contiennent, lui sera laissée dans le fumier comme profit additionnel de son industrie.
250. La potasse.—La potasse est: également un des éléments indispensables de nos récoltes. Certaines terres en sont abondamment pourvues, les terres fortes par exemple. Dans la plupart des terres légères, sablonncuses ou tourbeuses, la potasse est rare et il faut la rapporter au sol, Le cultivateur doit donc avoir grand soin des cendres de bois, et les appliquer surtout sur les terres qui en tirent le meilleur profit,
251. La chaux.—La chaux est le quatrième des éléments importants, dont les récoltes se montrent avides.
Dans la plupart des terres de la province, la chaux à l'état soluble fait grandement défaut. Nous devons donc l'essayer sur toutes nos terres et nous assurer du profit qui eu résultera dans nos récoltes. Mais, outre le besoin qu'en ont les plantes comme nourriture spéciale, la chaux produit un effet merveilleux sur la plupart des sols, Elle ameublit et fait tomber en poussière les glaises les plus compactes, pourvu qu'elles soient bien égouttées et labourées l'automne ; elle rend les terres sablonneuses plus compactes, et leur procure une humidité qui leur fait défaut lors des grandes chaleurs ; elle transforme com-
plètement les terres froides et les réchauffe ; enfin, elle rend actifs des engrais, qui se trouvent comme perdus dans toutes les terres, mais surtout celles de savanes, et les terres fortes,
252. L'humus.—L'humus, sous forme de terres noires, riches, collantes, provenant de la décomposition des plantes et du fum r, est indispensable à la production de fortes récoltes, Il conserve l'humidité dans le sol, fixe l'azote de l'air, et le transforme, de manière que les p'antes puissent s'en nourrir. De plus, par les acides qu'il absorbe et contient, l’humus a pour effet de rendre solubles, où propres à la nourriture des plantes, les divers engrais minéraux que contient la terre, en grande quantité, mais à l’état insoluble et inerte. Les terres neuves et les jardins fortement engraissés contiennent jusqu’à 10y d'humus. Mais celui-ci, comme le fumier de ferme, brûle, s’use et disparaît rapidement par la culture des terres, Il est donc indispensable d’en rapporter souvent, surtout sur les terres fréquemment labourées.
253. Fumiers de ferme.—Les fumiers de ferme contiennent les divers éléments nécessaires aux récoltes, mais dans des proportions plus ou moins grandes, selon le parti qu'on en tire et l’âge des animaux. Les animaux gras et forts donneront le fumier le plus riche. Ceux qui travaillent beaucoup produiront un fumier ayant à peu près moitié moins de valeur que celui d'animaux à l’engrais. Enfin, les vaches laitières mal soignées, et surtout les jeunes animaux très maigres, produiront le fumier ie plus pauvre, valant à peine le quart de celui des animaux à leur plein développement et très gras.
254, N'’en rien perdre.—Quels qu'ils soient, ie cultivateur ne doit laisser perdre aucune partie des fumiers.
Ce sont produir engrais, en anné est cert cultivats les uns
nombre, Cette af nous alle
des anin la riche: