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260. Séparer les balles, etc., des litières, — Outre les règles qui précèdent, il est bon d'observer que si l'on emploie sans précaution des pailles pour litières, le fumier se trouve infesté de toutes les mauvaises semences que con: tiennent ces pailles, et elles y sont per millions, Il importe donc de bien secouer la paille pour en faire sortir toutes les balles, grains et graines qu’elle contient. Ces balles et graines, étant arrosées avec une saumure légère quelques heures d'avance, seront consommées très utilement par les animaux, et la litière sera moins dangereuse au point de vue de l’ensemencement futur.
261. Comment employer les fumiers ?—11 est bon de faire fermenter tous les fumiers pailleux, puis de les retourner au moins une fois, afin d'augmenter et de généraliser la fermentation. Dans les terres légères, les fu-iers pailleux auront le désavantage de rendre la terre encre plus iégère. Ils seront cependant utiles dans les sillons faits pour les patates, le blé-d’inde, etc., à la condition d’être bien enterrés et bien foulés. Dans les terres fortes, au contraire, les fumiers pailleux auront pour effet de tenir les terres plus meubles,
262. Valeur fertilisante des litières.—La valeur fertilisante des matières, employées généralement comme litières dans notre province, est donnée au tableau publié à l'appen- Il est bon de remarquer que dans les matières végétales, l'ozote, l'acide phosphorique, la potasse et la chaux qu’elles contiennent sont beaucoup moins solubles que dans les principaux engrais de commerce, dont il sera question plus loin, On évalue généralement, dans la pratique, ces engrais de végétaux à deux tiers (66 4) seulement de ce qu'il faut payer pour les mêmes engrais de commerce, à l’état de sels très solubles.
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263. Valeur nutritive des litières.—Avant d'employer les pailles de nos récoltes sous forme de litières, il est bon de se rappeler que ces pailles constituent une partie importante et coûteuse de Ia nourriture de nos bestiaux. De plus, que les parties les plus solubles de l'uzote et de l'acide phosphorique de ces pailles serviront ainsi d’abord à la nourriture des animaux, et que le reste sera rendu plus solubie comme engrais, en passant par le corps de l’animal. Il faut calculer de plus que les éléments, qui forment les matières grasses dans l'animal ou ses produits, connus sous le nom de graisse végétale, sont les parties les plus coûteuses de la nourriture et sont cependant complètement perdus lorsqu'on transforme les pailles en fumiers. Ilen est de même, à un moindre degré, de toutes les matières, qui donnent la chaleur à l'animal et sont connues sous le nom de matières sucrées, Ces matières alimentaires sont comme perdues dans les fumiers, partout où l’on peut se procurer chez soi l’Aumus nécessaire à la terre.—Ces questions très importantes seront traitées en détail au chapitre de l'alimentation des bestiaux. Voir 806, 808, 809,810.
264. Engrais de commerce.—On appelle engrais de commerce tous les engrais qui, étant secs ou asséchés artificiellement, peuvent se transporter à une distance plus ou moins considérable, selon la valeur commerciale des éléments de fertilité qu'ils contiennent, et surtout de l’état de solubilité plus ou moins grande dans lequel 1ls se trouvent. N'oublions pas que pour les engrais, comme pour la nourriture, ce qui n’est pas soluble, ou ne peut pas le devenir facilement, n’a aucune valeur et ne doit pas compter dans le prix d'achat.
265. Leur utilité. —Partout où les communications par au ou par chemin de fer le permettent, les cultivateurs
ont tout intérêt à acheter les engrais de commerce, qui leur sont nécessaires pour obtenir avec profit de meilleures récoltes. J1 faut pour cela savoir : lo ce qui manque à la terre; 2a la valeur réelle de ces engrais; 30 comment jies appliquer avec fruit. Il n'y a aucun doute que toutes ou presque toutes les terres, cultivées depuis plusieurs années dans la province de Québec, sont plus ou moins épuisées, et qu’en général elles donnent
à peine le tiers de ce qu’elles donneraient, si leur fertilité
complète leur était rendue. Or, les seuls moyens de leur rendre les éléments de fertilité, qui leur manquent, sont : 10 la conservation et l'augmentation des engrais de ferme ; 20 l'achat des engrais de commerce, dont l'emploi donnera des profits assurés ; de manière à ce que toutes nos terres en culture redeviennent parfaitement fertiles et donnent le plus de profit net possible, les frais de préparation de la terre et d'ensemencement restant les mêmes.
266. Comment acheter ces engrais ?—Les cultivateurs ont intérêt à acheter, par l'entremise des syndicats de cultivateurs où des cercles agricoles, les engrais de commerce dont ils auront besoin. Ils s’assureront ainsi plusieurs avantages : lo l'article sera payé le prix du gros ; 20 les transports coûteront moins cher, parce que les engrais seront apportés en plus grande quantité à 1 fois; 30 les syndicats et les cercles pourront faire analyser les engrais plus facilement que les particuliers ne pourrraient le faire eux-mêmes, et pourront mieux juger, en général, de la valeur commerciale et fertilisante des engrais demandés.
267. Prise d’échantillons.—Toute personne, qui achète des engrais de commerce, devrait aussitôt réception, en prendre deux échantillons, en présence d'un témoin
capable € prendre « mêler soi examiner d'environ tillons da ment et Q cachet ur la bouteii lyste. Or indiquant les quant par le ver analyser
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