‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 48 sur 215 · RL · texte numérisé non relu

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fertilisants qui manquent par une étude préalable de la question, et ensuite, par de petits essais faits en vue d’augmenter le plus possible les profits nets à obtenir de nos récoltes, Ces essais ont pour effet de “faire parler la terre ” et de lui faire dire ce qui lui manque.

269. Comment connaître la valeur réelle de ces engrais ?—Le seul moyen de connaître la valeur réelle des engrais de commerce est de les acheter sur garantie, d’après l1 loi passée à cet effet, et de les faire analyser par un chimiste compétent. Les gouvernements d'Ottawa et de Québec, en vue d'aider les cultivateurs, ont créé des Stations d'analyses, à Ottawa et à St-Hyacinthe, où ces analyses sont faites gratuitement avec grand soin. Les cercles agricoles et les syndicats de cultivateurs devraient être en mesure de renseigner les cultivateurs sur la valeur exacte de ces engrais et du prix qu'il faudra les payer. Il est donc maintenant très facile d'étudier avec profit les engrais de commerce qui sont à notre portée, et les cultivateurs en général perdront grandement en ne cherchant pas à en profiter.

270. Petits champs d'expérience. — L'emploi des engrais de commerce entraîne nécessairement l'étude des matières fertilisantes dont nos terres ont besoin. Le seul moyen pratique de s’en assurer est de faire des essais en petit, mais avec grand soin, d'après les données que l’on trouvera dans le Journal d'Agriculture. Ces essais sont d'une si grande impor ance que les sociétés d'agriculture et les cercles agricoles devraient se faire un devoir d'offrir des primes afin de les encourager, et cela au moins pour les récoltes les plus importantes, et sur les différentes espèces de terre que l’on rencontre dans les diverses circonscriptions de ces sociétés.

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