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cultivateur habile, aidé de ses chevaux et muni des outils nécessaires peut, à lui seul, cultiver et entretenir plusieurs arpents de blé-d’inde, tandis qu'à la pioche, c’est à peine s'il peut en cultiver un arpent.
473. Préférable sur trèfle.—Les meilleures récoltes de blé-d'inde et les plus profitables s’obtiennent le plus souvent sur relevé de pâturages ou de prairies, de trèfle surtout, engraissé dès l'automne précédent, le fumier étant étendu soigneusement le plus tôt possible. Cette fumure d'automne prépare la tourbe à une prompte décomposition, la fait pousser avec vigueur dès le printemps et lui permet de soutirer de l'air et de la terre le plus possible de matières fertilisantes.
474. Quand semer ?—Si l’on adopte ce mode de culture, aussitôt la terre bien réchauffée au printemps, c’est-à-dire quand les bois francs auront ouvert leurs feuilles, on fera un labour de 5 à 6 pouces, aussi à plat que possible,atin que la tourbe ne se relève pointàla suite des hersages et des autres travaux qui suivront. Le
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moyen d'un rouleau aussi sois dé Fig. 107.—Bons labours à plat.
pesant que possible ; puis on hersera énergiquement au scarificateur, de manière à ameublir la terre le mieux possible. On sèmera au plus tôt, dans des sillons de 2 à 3 pouces de profondeur, espacés de 30 à 42 pouces, selon le climat et la hauteur que peuvent atteindre les tiges de la variété semée.
475. Semer en terrs fraîchement remuée.— Dans le but de profiter de toute la fraîcheur de la terre, les
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Américains s'efforcent de semer chaque jour le morceau labouré et hersé dans Ja journée. Il est bon de les imiter en cela; car pour que le blé-d'inde lève vite et avec force, il demande, outre une terre riche et bien ameublie, un sol frais sans être mouillé, La gravure suivante indique la manière dont on procède dans ces difé-
fig. 108.—Ensemencement du blé-d'inde,
rentes opérations. Mais le même homme peut les faire les unes à la suite des autres, finissant de semer chaque soir le terrain qu'il aura labouré, roulé et hersé dans la journée.
476. Quantité à semer.—Si la semence est de bonne qualité, il suffira d'en semer deux gallons par arpent, si c'est pour récolter mûr, ou trois gallons, si c'est pour fourrage.
477. Espèce.—Bien souvent on se plaint de ce que le blé-d’inde mûrit mal, et que cette culture n’est pas profitable. C’est que l'espèce ne convient pas à la terre, ou que celle-ci est mal cultivée ou trop froide. Il est indispensable d ne semer que les espèces qui mâûrissent parfaitement ü..ns les environs, et de ne jamais semer de blé-d'inde dans les terres froides, trop fortes ou trop
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sales. Pour que le blé-d'inde réussisse, il faut le mettre en terre meuble, bien égouttée et bien nettoyée, Il y a cependant quelques parties de la province où le blé-d'inde ne réussit pas suffisamment pour en recommander la culture, même des espèces hâtives. Dans le doute, il faudra faire des essais en petit, avant de tenter aucune grande culture,
478. Utilité des engrais de commerce.— Pour activer la levée du blé-d’inde et lui donner une croissance rapide, ce qui est presque indispensable au succès de cette culture, il est bon d’épandre en abondance des engrais de commerce par dessus la semence, en évitant cependant que ces engrais y touchent, Pour cela, on couvrira la semence d’un peu de terre avant de déposer les engrais. Ces engrais activent la végétation, au point qu'ils font mûrir le blé-d’inde au moins quinze jours plus tôt qu'il ne mûrirait autrement.
479, Engrais les plus convenables.—La cendre, les os moulus en poudre, la chaux, la suie, les superphosphates, le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque sont tous des engrais actifs, qui hâteront grandement la croissance du blé-d'inde, Les quantités à employer dépendront du climat et de la fertilité du sol. Des essais suivis, répétés pendant quelques années, feront seuls connaître au cultivateur la quantité dont ses terres auront besoin, On verra au tableau, publié à la page 264, Ia quantité de ces diverses matières à donner pour remplacer complètement ce que la récolte enlève à la terre, mais si la terre est fertile, il suffit de lui donner la quantité d'engrais de commerce qui produira d’abondantes récoltes, sans qu'il soit indispensable de remplacer tout ce que la récolte enlève à la terre.