‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 75 sur 215 · Préventif eontre les corneilles.—Le moyen d’em · texte numérisé non relu

Préventif eontre les corneilles.—Le moyen d’em

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pêcher les corneilles de dévorer la semence, consiste à la mouiller d'avance, à l’enduire de coaltar, puis à la rouler immédiatement dans du plâtre. Ainsi préparée, la semence lèvera parfaitement et ne sera attaquée ni par les oiseaux, ni par les insectes.

481. Bien tasser la terre.—L'ensemencement fini, il sera bon de rouler de nouveau, le plus pesamment possible, afin de bien tasser la terre et de lui conserver l'humidité nécessaire à la levée du blé-d'inde et à la prompte décomposition de la tourbe et des engrais. Cependant ce tassement est surtout nécessaire dans les terres légères.

482. Culture en planches ou à plat.—La culture, sur relevé de prairies, peut se faire soit en planches, soit à plat, selon que la terre a plus ou moins besoin d’être égouttée, Dans les terres sèches, la culture à plat est préférable, parcequ'elle assèche moins la terre et permet de mieux conserver l'humidité apportée par les pluies d'été.

483. Demi-jachères préparatoires.— Dans les terres infestées dé chiendent ou d’autres mauvaises herbes, la culture ci-dessus décrite ne conviendrait pas. Il faudra faire précéder la culture sarciée des cultures préparatoires nettoyantes, décrites aux articles 339 et suivants, des jachères.

484. Culture dans les terres pauvres.—Le blé-d’inde convient même aux terres sablonneuses très pauvres, à la condition d'y être suffisamment engraissé,

485. Sarclage.— Lorsque le blé-d'inde est cultivé à plat, et qu'il a été suffisamment enterré et la terre bien foulée, les sarclages les meilleurs et les plus rapides se donnent avec la herse à dents inclinées ou avec la sarcleuse-peigne (page 170). Cette sarcleuse est d’une grande utilité et devrait se

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trouver sur toutes les terres où l'on cultive beaucoup de plantes sarclées.

486. Houe d’acier.—Trop souvent, nos cultivateurs ne font usage que de la pioche pour les sarclages. Quand la terre est dure et maligne, c'est-à-dire mai préparée, cet instrument est très-utile ; mais pour cultiver les légumes avec profit, il faut nécessairement ameublir la terre d'avance ; autrement les graines. si délicates de carotte, de betterave, ou de navet, mourraient avant de sortir de terre. La terre étant donc rendue meuble par les travaux préparatoires, faits à l’aide des chevaux. il importe d'employer, pour les sarcler, des instruments légers et tranchants, qui permettent de faire beaucoup d'ouvrage en peu de temps. La houe d'acier indiquée dans la gravure suivante est fort recommandable. Elle coûte environ trente centins.

Fig. 109.—Houe (gratte) d'acier.

487. Ameublissement et nettoyage.—Lorsque le bléd'inde a atteint 10 à 12 pouces de hauteur, il faudra continuer l’ameublissement de la terre, entre les sillons, au moyen de la houe à cheval. Plus cet ameublissement sera répété souvent, mais à la surface seulement, plus la récolte en bénéficiera,

488. Eclaircissement et étêtage.— Plusieurs cultivateurs enlèvent les repoussons au pied du blé-d’inde et plus tard, quand les épis sont bien formés, ils étôtent le blé-d’inde. Ces opérations peuvent être avantageuses dans les jardins, mais ne sauraient se faire avec avantage en plein champ. Ï faut donc semer le blé-d'inde assez clair dans les rangs pour ne pas avoir à l’éclaircir, et choisir une variété qui môûrisse bien, sans qu’on soit obligé de l’étêter.

489. Récolte possible.—Dans une terre parfaitement cultivée, qui convient au blé-d’inde, dans les endroits où le climat permet sa culture, et au moyen des engrais de commerce complémentaires, il est très possible de récolter 50 à 60 minots de blé-d'inde par arpent, outre la récolte

Fig 110,—Houe à cheval, en bois et en fonte,

de fourrage, lequel peut, dans de bonnes conditions, donner deux tonnes par arpent. C’est dire tout le profit que donnera cette culture aux cultivateurs qui la feront

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tement. avec les soins voulus. C'est dire aussi combien nos cul-

8 où le tivateurs ont tort d'acheter du blé-d'inde provenant des

rais de Etats-Unis, quand nous pouvons en produire de bien

écoltoi meilleure qualité dans presque toutes les terres du pays.

récolte La culture du blé-d'inde mérite donc d'être encouragée par des primes spéciales, offertes à ceux qui en auront produit le plus de minots par arpent. Voilà une œuvre qui se recommande tout particulièrement aux directeurs des cercles agricoles.

490. Le Blé-d’inde-fourrage rend de tels services aux cultivateurs, tant comme supplément des pâturages l'été et l'automne, que par sa conservation pendant l'hiver, au moyen du silo, ou des mélanges en tasserie avec les pailles bien sèches, que tout cultivateur devrait en cultiver en abondance, au profit de tous ses bestiaux, car tous jusqu'à la poule et le jeune porc s’en délectent.

491. Sa culture.—Le blé-d'inde-fourrage doit se cultiver absolument comme si l’on voulait en récolter le grain. La seule différence, c'est qu'on peut semer des variétés un peu moins hâtives et donnant une plus forte récolte fourragère. Il faut cependant ne cultiver que les espèces qui font, année moyenne, une croissance suffisante pour que les épis soient complètement garnis de grain ayant atteint sa grosseur, Autrement, on obtiendrait un fourrage incomplet, très peu nourrissant et fort lourd, augmentant par là la quantité d’eau et de matières inutiles, sans assurer une proportion suffisante de nourriture véritable pour le bétail. Il faut donc toujours choisir la semence suivant le climat dans lequel on se trouve.

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492. Sa récolte.—$i le blé-d'inde-fourrage est destiné au silo, il suffit de le couper, soit à la moissonneuse, soit par tout autre moyen, et de le mettre en javelle, On peut

le mettre immédiatement dans le silo, ou le laisser javeler jusqu'à 24 heures sur le champ, pourvu que Ja plante soit encore bien verte. Si la gelée l'avait blanchi et desséché, il faudrait procéder immédiatement à l'ensilage ou au mélange en tasserie, avec fourrages secs, comme il est dit à l’article 566.

493. Féveroles.—Les féveroles, mieux connues sous le nom de gourganes, de fèves à café, ou de fèves à cheval, forment une des plus riches nourritures possibles pour le bétail, non seulement par leur grain, mais également par leur fourrage, qui vient de 3 à 4 pieds de hauteur, selon l'espèce, le terrain et le climat. Ceux qui cultivent le blé-d’inde-fourrage devraient cultiver un tiers de féveroles pour chaque arpent de blé-d’inde. La féverole se cultive par rangs, espacés de 20 à 30 pouces, selon l'espèce, dans une terre riche et bien préparée, comme pour le blé-d’inde. Elle doit être sarclée et tenue exempte de mauvaises herbes. L'espèce, connue sous le nom de fève à café, mûrit dans la plus grande partie de la province, et donne d’excellentes récoltes, de grain et de fourrage. Les féveroles moulues peuvent être données à tous les animaux. C’est une nourriture exceptionnellement riche et qu'il ne faut donner qu’en petite quantité, en mélange avec d'autre nourriture moins riche.

494, Fourrage des féveroles. — Les fanes des féveroles sont dures et noires, après maturité. A l’état sec, les moutons seuls s’en nourrissent. Il faut les passer au hache-paille, les mélanger au foin et à la paille et ébouillanter le tout. Ce mélange sera utile à tous les bestiaux et fera donner, en abondance, un lait très riche aux vaches.

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