‹ Manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 76 sur 215 · Fèves naines.—Dans les terres, où les féveroles · texte numérisé non relu

Fèves naines.—Dans les terres, où les féveroles

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ne viendraient pas suffisamment, on fera bien de cultiver un petit champ de fèves naines, On peut produire ainsi de 30 à 40 minots de fèves par arpent, et nettoyer sa terre, par les cultures entre les rangs, comme pour le blé-d’inde, Les tiges elles-mêmes hachées, ébouillantées et mélangées au foin et à la paille, forment une excellente nourriture pour tous les bestiaux, ?ien n’est plus riche que la fève. Elle forme donc un excellent complément aux aliments plus pauvres, Cuite en soupe claire, mélangée aux fourages bachés, elle remplacerait parfaitement le son pour la plupart des animaux.

496. Haricots. — En France, on appelle haricots la plupart des variétés que l’on nomme fèves naines ici. Nous recommandons particulièrement l'essai, dans les cercles agricoles, des diverses variétés de fèves naines et de haricots qui promettent le plus dans la localité, Certaines espèces conviennent mieux au sol ct au climat que d’autres et on ne s’assurera de leur valeur comparative que par des essais répétés.

497. Plantes-racines diverses.—Les choux, les carottes, les panais, les choux de siam, les navets, les betteraves sont des plantes-racines qui forment une excellente nourriture pour le bétail et qui, par la culture sarelée qui leur est nécessaire, sont de nature à nettoyer et à ameublir parfaitement la terre. Toutes ces plantes doivent être cultivées par rangs, bien engraissées et sarclées à la perfection, si l’on veut en tirer le meilleur profit.

498. Culture et engrais.— Les plantes-racines en général demandent pour leur succès une forte fumure et une culture parfaitement soignée. Celui qui ne serait pas disposé à leur donner l’engrais et tous les soins voulus y perdrait son temps et son argent.

499. Préparation nécessaire.— Pour toutes les plantes sarclées, mais surtout les plantes-racines, la terro a dû être nettoyée et ameublie profondément d'avance, Le fumier doit être aussi tout près du champ à engraisser et avoir subi le travail nécessaire, de manière à être également décomposé dans toutes ses parties, et débarrassé le plus possible des mauvaises semences qui autrement lèveraient. dans les légumes et les étoufferaient.

500. Comment faire les rangs ? — Tout étant prêt, le cultivateur tire les rangs, soit à la charrue à double versoir, soit à la charrue ordinaire. Cette dernière demande deux sillons distincts, voir article 449, tandis que la charrue spéciale à double versoir finit le sillon d’une seule opération, Cet instrument est très utile partout où l’on fait en grand la culture des plantes sarclées, Il sert aussi à nettoyer les dernières raies entre les planches, ainsi que les rigoles, voir fig. 8 et 9, pages 14 et 15.

501. Chou fourrage.—Une des plantes-racines, les plus riches et les plus utiles au cultivateur, pour le bétail, l'été et l'automne jusqu'aux neiges, est sans contredit le chou fourrage. Il se sème généralement en couche, afin d'obtenir le plus de beaux plants avec le moins de dépenses possible. Le plant ayant été repiqué en couche, aussitôt qu'il a fait ses premières feuilles, devient vigoureux et peut être transplanté sans risque sur une terre bien engraissée et préparée, surtout si l'on profite d'un temps humide pour faire la transplantation. Les rangs doivent être espacés de 30 à 36 pouces selon la nature du terrain, et les choux plantés à environ 18 pouces d'espace, On obtiendra ainsi, à la suite des sarclages nécessaires, une récolte de choux fourrage, qui peut aller jusqu’à 30 tonnes par arpent.

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