Semeuses combinées
— La fig. 114 représente une semeuse cCombinée,qui permet de semer Jes petites graines, tellesqu'oignons, navets, carottes, betteraves, etc.
les graines plus grosses, fèves, maïs, etc., de les recouvrir et de déposer en arrière et tout à fait séparément les engrais de commerce de tous genres, pourvu qu'ils soient secs. Cette machine est de celles que les cercles agricoles devraient posséder, en bon nombre, pour l'usage de leurs membres. La machine représentée par la fig. 115 est traînée par un cheval. On en fabrique également pour semer à bras. La fig. 113 représente une
Fig. 112.—Chou à moëlle.
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excellente petite machine très propre aux ensemencements de tous genres, par sillons et par poquets, espacés les uns des autres à la distance que l’on veut. Ta fix. 114 repré-
Fig. 113,—Semeuse à main par rangs et par poquets.
sente une machine très parfaite du même genre, mais qui sème séparément et très bien les engrais de commerce aussi bien que les diverses semences des plantes sarclées.
507. Rouler les billons.—Lorsque l'on doit semer de petites graines sur le dessus des billons, telles que carottes, panais, betteraves, navets, etc., 1] est nécessaire de rouler
Fig. 114.—Semeuse combinée à bras.
le dessus des billons, au moyen d’un rouleau léger, afin de gé mieux tasser la terre et de l’ameublir. Ce roulage facili- ro! tera de plus les travaux de sarclage et d’éclaircissement. mi:
emer de 508. Choux de siam et navets.—Ces racines ont l’avan- ‘arottes, tage de pousser très rapidement et d'atteindre leur plein e rouler
Fig. 115.—Semeuse combinée pour un cheval.
développement, même quand on les sème de la fin de juin au 15 juillet, Les choux de Siam demandent plus de temps, les navets moins. On les cultive comme les carottes, Afin d'en hâter la levée et de repousser le plus possible les pucerons, il est bon de se servir d’engrais du commerce très riche en acide phosphorique.et d’en mettre environ 200 Ibs par arpent sur le dessus du sillon, mais séparé de la graine par un peu de terre. La plante prendra ainsi un grand développement et poussera avec tant de force qu'en règle afin de générale les insectes ne pourve facili- ront pas lui faire grand domsement. mage. Il suffit de semer 3 à Fig. 116.—Choux de siam. 4 1bs par arpent.
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509. Démarriage et sarclages. — Aussitôt que les plantes-racines ont fait leurs premières feuilles, et même plus tôt, on doit donner un premier sarclage à la houe à cheval, de manière à détruire les mauvaises herbes qui bientôt étoufferaient les petits plants à conserver. Cela fait, on procédera au démarriage des plants, de manière à ne laisser qu'un seul plant de carotte ou de panais à 4 à 6 pouces d'espacement, ou à 9 à 10 pouces, pour les choux de siam et navets, et à 12 pouces pour les betteraves-fourragères, Ces démarriages se font avec des houes à mein, de la largeur voulue. Un seul coup de houe enlève les plants de trop et donne l’espace convenable. Dans une seconde opération, qui doit se faire au plus tôt, on enlèvera, encore à la houe, tous les plants de trop, n'en laissant qu’un seul à l’espace indiqué. Cette opération demande de l'attention et de l’habitude. On y arrive rapidement en repoussant à la houe les plants de trop, et en ne laissant debout que ceux que l’on doit
conserver. Il ne faut pas craindre de déterrer un peu ê les plants à conserver. Ceux-ci paraîtront se faner le à cl jour du démarriage, mais le lendemain ils auront repris | jusc vigueur et pousseront de jour en jour, avec d'autant plus la ] de force que ces opérations auront été faites sur de jeunes prê plants, avant qu'ils ne se nuisent dans les rangs, ce qui est mie fort à craindre. 5 510. Travail à la houe à cheval. —Le succès des plantes cer sarclées dépend, en très grande partie, du nombre de la g sarclages qu’on leur donne, en vue de tenir la terre parfai- s'ass tement meuble et nette. On recommande particulière- sira, ment de ne pas enfoncer la houe à cheval à plus de 2 futs pouces de profondeur entre les rangs, et la houe à main, avec à plus d’un demi pouce, Cela suffit amplement pour tenirla | €nia
que les L même houe à bes qui r. Cela manière ais à 4 à our les es bettevec des coup de ace conse faire es plants é. Cette ade. On es plants l'on doit un peu faner le nt repris ant plus de jeunes e qui est
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terre meuble et nette, tandis qu’en enfonçint davantage, on s’exposerait à nuire beaucoup aux racines des plantes sarclées. Les racines pivotantes, comme les betteraves, les carottes et les panais demandent cependant un ameublissement profond entre les rangs,
Fig. 117.—--Houe à cheval, à plusieurs rangs,
5l!. Répéter ces sarclages.—Les sarclages à la houe à cheval doivent se répéter au moins une fois par semaine, jusqu'à ce que les feuilles des plantes sarclées empêchent la houe de passer sans les briser, Ceux qui ne sont pas prêts à donner tous ces soins aux plantes sarclées feront mieux de n'en pas cuitiver.
512. Faire les graines de légumes.—On devrait s’efforcer de récolter ou de faire produire dans les environs la graine dont on aura besoin, C’est le seul moyen de s'assurer une graine fraîche et bonne. Pour cela, on choisira, dès l'automne, les plus beaux légumes, les mieux faits et les plus solides ; on les arrachera soigneusement avec toutes leurs racines ; on enlèvera les feuilles sans entamer le légume, et on le conservera à l'abri de la
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gelée, dans une cave sèche, mais aussi froide que possible Au printemps, on plantera ces légumes dans une terr riche et meuble, ayant soin de ne cultiver que des espèces différentes dans le même jardin. Car, si l’on mettait à proximité des variétés du même légume, les fleurs, en se mélangeant, produiraient des graines toutes différentes de l'espèce semée. On les entourera d’échalas pour emypicher que les tiges ne soient brisées par le vent, On entretiendra le tout’en état de propreté. Aussitôt que les graines seront mûres, et avant qu’elles ne tombent, on coupera les tiges et on les attachera par petites bottes, que l’on pendra dans un endroit sec. On pourra les égrainer et les nettoyer plus tard, dans les longues soirées d'hiver, ou dans les mauvais temps, alors qu'il est impossible de travailler dehors.
513. Cultures maraîchères et fruitières. — Les cvltures maraîchères et fruitières, dans tous les endroits où ‘eurs produits se vendent bien, ne sauraient être trop recommandées aux cultivateurs des environs. Ils y trouveront généralement : 10. un profit considérable ; 20, l’occasion de nettoyer, par des cultures sarclées, une plus grande partie de leur terre; 3o. un apport considérable de fumier et d'engrais de commerce indispensables à ce genre profitable de culture ; 40. une source constante de travail pour la famille d'abord, et même pour les pauvres des environs.
514. Apprentissage spécial. — Ce genre de culture demande un apprentissage spécial, que nous recommandons à tous ceux qui veulent s’y livrer avec protit. Jusqu'ici les meilleurs jardiniers, ceux qui reçoivent de gros salaires dans les familles des environs des villes, sont presque toujours des étrangers, Il y a 1à de l'avenir
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