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Couvertures de veillottes, — Nous avons essayé

l'an dernier (1893) pour la première fois des couvertures en pulpe fabriquées spécialement pour couvrir les veillottes de foin et les quintaux de grains. Nous avons été émerveillé des résultats avantageux qu'assure leur emploi. On peut afirmer que les veillottes bien faites,et les quintaux ronds de grains sont presque aussi en sûreté sous une de ces couvertures que s'ils étaient engran-

Fig. 131.—Couverture des veillottes.

gés. Nous prédisons à cette innovation un succès égal à celui obtenu par le râteau à cheval, du jour où ces couvertures pourront être livrées au cultivateur à un prix modique, Dès aujourd'hui, aux prix actuels qui nous paraissent élevés, nous croyons que tout cultivateur un peu à l'aise ne devrait pas s'en passer et qu'il rentrerait dans leur prix d'achat en une ou deux saisons tout au plus.

562. Comment les transporter ?—Pour les transporter d'un champ à l'autre, nous nous sommes servi d'un traîneau préparé de manière à en porter deux piles. On en transporte ainsi de 100 à 150, Nous nous ferons bientôt une charrette basse, aussi légère que possible, dans laquelle un même cheval en traînera 300, aussi facilement que 150 sur un traîneau.

563. Faner peu les trèfles.—A notre avis il faut faner les trèfles le moins possible, justé assez pour aw'ils ne chauffent pas démesurément en veillottes. Pour que le foin de

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trèfle soit de première qualité, il faut: 10. lui conserver toutes ses fleurs et ses feuilles ;

une fermentation modérée, qui peut aller jusqu'à brunir le foin de trèfle, ce qui le rendra de digestion plus facile et plus agréable aux animaux ; 30. le fouler le plus possible dans la tasserie, afin que l'air ne le fasse pas trop chauffer une fois engrangé. Plus ce tassage sera énergique, mieux le foin se conservera.

964. Saler. — On devrait toujours saler les trèfles : un pot de sel suffit pour cent bottes,

565. Mélange de paille et de foin.—$Si l’on a de bonne paille, on pourra, avec beaucoup d'avantage, mettre un lit de paille entre les lits de foin de trèfle, dans la proportion d'une charge de paille, par cinq charges de trèfle.

On pourra mettre autant de paille que l’on voudra, et plus on mettra de

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paille, plus le trèfle pourra être rentré vert. Ce mélange

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Fig. 132.— Voiture pour transporter les couvertures de veillottes.

donne un fourrage excellent : lu paille assèche davantage le trèfle, et s'empare en même temps de l'odeur et du goût du foin,

566. Trèfle vert et paille.—Nous avons recommandé plus haut de mettre, si possible, une charge de paille par cinq charges de foin de trèfle. Nous recommandons aussi très fortement de conserver le plus possible de paille, pour faciliter la rentrée des trèfles plus verts que le foin fait, et augmenter de beaucoup en valeur et en quantité la nourriture que les prairies de trèfle peuvent donner, On peut aussi conserver parfaitement les 1:.des en les rentrant aussitôt fauchés, à la condition de mettre entre chaque couche de 2 pouces de trèfle, absolument vert, une couche de 10 pouces environ de paille ; on dispose un lit de paille, puis un lit de trèfle, salant légèrement chacune des couches de trèfle avant de la recouvrir de paille, et on foule le tout le plus possible. On ne saurait croire, sans lavoir essayé, combien ce mélange est agréable aux bestiaux de tout genre, et combien il est profitable.

567. Trèfle ensilé. Un autre mode de conservation est l’ensilage du trèfle vert. Nous consacrerons un chapitre spécial aux silos et à leur contenu, Disons ici seulement que la culture des trèfles et leur conservation en vert, pour l'hivernement des bestiaux aussi bien que pour la nourriture du bétail l'été et l'automne, sont de nature à rendre notre industrie laitière beaucoup plus économique et plus profitable, et que l’économie qui s'en suivra s’étendra à l'alimentation de tous les animaux de la ferme, jusqu'aux volailles et aux pourceaux qui consommeront le trèfle ensilé avec grand profit, pendant l'hiver et pendant l'été.

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