‹ Manuel d'agriculture pratique algérienneChapitre 11 sur 39 · II. VÉGÉTAUX TRANSPORTÉS POUR ÊTRE EBFOUIS. — Les plus · texte numérisé non relu

II. VÉGÉTAUX TRANSPORTÉS POUR ÊTRE EBFOUIS. — Les plus

importants sonl : les goémons ou varechs, planles mannes qui croissent sur les rochers ou que la mer pousse sur le rivage. Ou les emploie à l'État vert en les enterrant aussitôt que possible, ou on lesméle avec lesfuiniers.ouonles brille; on en forme des composts.

Cet engrais convient spécialement aux céréales, aux choux et aux lins; on en répand dans certaines contrées jusqu'à 60 et 80 mètres cubes par hectare; dans d'autres de 8 a 10 charretées ; ainsi appliqué, ou estime qu'il produit sur le lin autant d'effet qu'une fumure de 30 à 36,000 kilog. de fumier.

Cet engrais agit sur les végéiaux par les sels alcalins dont il est imprégné, par l'azote qu'il renferme ainsi que par les propriétés qu'il possède de soutirer de l'humidité de 1 air.

Il ne convient ni aux trèfles, ni aux prairies naturelles, ni aux vignes.

Les roseaux sont fort estimés comme renfermant beaucoup d'azote et constituant un excellent engrais pour les oliviers. Chaque pied, eu Provence, en reçoit i kil., el cette fumure, qui revient a 10c, dure deux années.

Les joncs de marais sonl employés dans les vignobles du Gard, et un hectare de jonc suffit pour trois hectares de vignes. Ces joncs, dit M. Lefour, ne sonl pas enfouis immédiatement; on les fait tremper dans de l'eau douce, et on les élend sur la terre, afin qu'ils s'opposent à la dessiccation du sol et lui fournissent l'humidité qu'ils possèdent.

III. Les tourteaux. ~ Ce sont les résidus des graines el des fruits oléagineux dont on a retiré l'huile ; dans le Midi on préfère ceux de-colza, d'œilletle, de cameline, de sésame et d'arachide; les tourteaux s'appliquent de préférence aux sols légers argilo-siliceux et siliceux, ainsi qu'aux sols calcaires; ils conviennent moins aux sols argileux el humides.

Les tourteaux donnent particulièrement de bons résultats dans la culture des planles oléifères ; mais ils sont peu employés comme engrais, servant en grande partie à la nourriture des animaux.

IV. Marcs et pulpes. —Les marcs ou résidus de la fabrication du vin. du cidre, de l'huile, etc., constituent d'excellents engrais : le marc de raisin doit servir à fumer les vignes ; le marc de pommes et de poires sert d'engrais dans les pays à cidre ; le marc des olives doit être employé dans les olivettes ; les touraUloiis de, brasjLTh's sonl ulilis..''- :ivec succès sur les prairies el pour la culture du chanvre et du lin.

Quant aux pulpes de betterave et de pomme de terre, elles sonl destinées à la nourriture des bestiaux et ne sont em-

ployées comme engrais que dans le cas exceptionnel d'une

V. Eïighais Jauitiœt.— On désigne sous ce nom un compost dans lequel entrent toutes les mauvaises herbes, ronces, brous-

rer el qu'on fait fer m en 1er au moyen d'une lessive qui, dans le système, prend le nom de levain. L'entrais Jauffret réussit très bien dans les pays clinu- 1> eL sur les sols calcaires, mais il échoue complrlinii' ii! dan- 1m; pays brumeux et froids avec des sois d'argile.

Voici, d'après M. P. Joigneaux, comment s'y prit Jauffret pour confectionner son engrais qui, nous le repétons, a fait

« De son vivant , Jauffret se demanda s'il n'y aurait pas moyen de faire artificiellement un fumier qui se rapprocha! de celui que les bêtes font naturellement avec la litière? Ce n'éiaii ; as commode, il essaya néanmoins; il mit dans un même las des pailles, des lierl.es, des fougères, des genêts, des balles de grains, des feuilles, (oui ce qui lui tomba sous les mains, r sur ce las de végétaux verts ou secs, il

Ainsi, pour convenir en entrais 1,0110 livres de paille ou 2,000 livres de végétaux de toulcs sortes, il lit sa lessive avec 200 livres de matières fécules cl urines. iiO livres de suie, iOO livres de plaire en poudre, «30 livres de chaux vive. 20 livres de cendres de huis r lessivées, une livre de sol marin,

10 onces de sidpèlre r.illiné el oO livres d'eau de fumier. Au bout de quelques jours les herbes s' écli an Itèrent et fermentèrent, donnant de la chaleur à n'y point tenir la peau, fumant et exhalant, dit-on, l'odeur du fumier tiède qu'on sort de l'écurie ; el, à mesure que la fermentation augmentait, Jauffret arrosait pour s'en rendre maître. Une quinzaine de jours après, el même moins, le fumier était obtenu bon à. conduire aux champs (I ). »

Sons ce titre viennent sm placer les engrais composés de malières animales, vrgéiales el minérales, mélangées dans diverses proportions : les déjections animales, les fumiersde ferme, les engrais factices eu composts.

I. Déjections humaines. — L'engrais humain est un des plus énergique;, mallietireusemi'til il esl peu de pays où l'on consente à l'employer tel qu'il sort des fosses d'aisances ; on

(1) De !i cslluro dei clismps el des prit.

]' étend d'eau comme les Flamands, on le pétrit avec de l'argile comme les Chinois, ou on le dessèche pour faire de la poudretle.

Un des graves inronvénienls de l'encrais humain, c'est de communiquer un go bl infect aux récoltes; aussi doit-on avoir soin de désinfecter les minières fécales au moyen de poussier de charbon de bois, de couperose verte dissoute dans de l'eau ou de terres bi'i'ilrns ; en aai.=>ant ainsi, et en mélangeant l'engrais humain avec d'autres engrais ou du fumier, on en tirera un immense avantage.

Celengrais ne dure qu'une année; on peut l'appliquer utilement pour la cuilure des plantes commerciales, pavot, chanvre, lin. tabac, etc.

(I. Exchejients des animaux. — Os exrrémenls soni le pins souvent employés à l'état de fumier; cependant on Tait «sape isolément de quelques-uns, tels que ceux des moulons et les iienles des pigeons el des volailles.

On fait «sape isolémenl îles déjections des moulons au moyen du parcage. Celte npécaiion a l'avantage d'éviter les frais de transport du fumier et de lasser le sol sous les pieds

le parcage a des iiiriHivénieiiis .-m' les lerres Tories et humides, où, du reste, lo mouton est exposé a gagner la maladie

Une précaution essentielle a prendre dans le cas où l'on fait parquer les moulons, c'est d'enfouir promptement les déjections, car elles perdenl beaucoup a l'air.

Dans le cas où l'on fait parquer après les semailles et pour tasser le sol, M. Jourdier recommande île semer un peu de plùire cuit pour fixer les gaz qui s'échapperaient sans cela.

Les déjections des pigeons cl des volailles sont en général > mélangées au fumier: rcpcnJan! elles peuvent rendre des

mélange de lorre, sur un blé faible ou malade.

III. Du fumieh. — On appelle ainsi les déjections des animaux mêlées aux litières qu'on place sous eux. On distingue aulant d'espèces de fumiers qu'il y a d'animaux dans la ferme : le fumier de cheval.de mulet ou d'ane, lo fumier de bœuf ou de vache, lo fumier de mouion, le fumier de porc; quanl au fumier de fer me, c'est le mélange de tous les an Ires, suivant les proportions qui seproduisent dans l'exploi- Uition.

Le fumier de ferme est le plus important de tous les engrais ; avec lui on peul se passer de tous les autres. Jacques Bujault a dit :

— A petit fumier petit grenier.

— Ce n'est pas ce qu'on sème, c'est ce qu'on lumequi réussit.

— Sème moins et fume mieuï.

— Sans fuinier il n'y a point de bonnes terres, avec du fumier il n'y en a point de mauvaises.

En sortant des écuries et des Étables le fumier doit être non pas jeté dans une fosse, mais placé sur une plaie-forme installée sur une aire liini nivelée, biro battue ou bien pavée , dans tous les cas bien élnnche.un peu en pente, pour que le purin puisse couler dans le réservoir creusé an pied de la plate-forme, ot où se rendent déjà les déjections liquides des animaux, provenant des écuries ou élablcs, comme nous l'avons dit chap. II, § VIII et IX, et chap. III, § XXVII. Ce purin sert a mouiller les fumiers dans le cas où ils vien-

Les fumiers doivent Cire placés au nord et abrités par un hangar : la pliile-formc doit être entourée d'une petite digue nui emnédie les eaux pluviales de s'écouler sur la base du fnmier ci d'aller se mêler au purin.

Le fumier doit être surveillé avec soin, mouillé dés qu'il sèche ou que le blanc s'y met, ou mieux, est sur le point de s'y mettre. Une exccllenlr pivraulion à prendre, c'est de jeter dans le purin de la couperose oji du plâtre; ces substances ont pour effet de fixer les sels ammoniacaux qui se volatilisent trop facilement.

Quand le moment de fumer est arrivé, il faut éviter de laisser le fumier en tas sur les lerres; la plus grande partie ..les |inni'.ipM iVrlili-;iTils se renient par l'évaporation au soleil. Il faut enfouir à mesure qu'on èpand; c'est la une régie absolue.

IV. Des composts. — Ce sont des mélanges d'engrais et de lerres. Chacun a le sien. Rien ne doit se perdre dans une ferme ; tout ce qui vient de l'homme et des bêles est engrais, tout ce qui vient des plantes est engrais, tout ce qui se perd dans le ménage est engrais : l'eau de lessive, l'eau de savon, l'eau de récurage, l'eau dos éviers, les fruits pourris, les viandes gâtées, les lies de vio, de cidre ou de bière, les rinçures de futailles, les vieilles peaux, les vieux, cuirs, les os, les cendres, les marcs, les épluchures, les balayures, les balles de grains, etc. « Prends de la lerre, dit P. Joigneaux, des gazons, ou de la boue des rues, mélange-la avec touies ces choses perdues et d'autres encore, et lu formeras ainsi un compost; c'est-à-dire un engrais dans lequel il y aura un peu de lout.

S VIII. — Table des AqurealcnU.

La question îles engrais est sans contredit la plos importante de ragriculture ; elle a été étudiée avec beaucoup da soins sous ses différents points de vue.

Des chimistes distingués ont essavé de comparer entre eux les différents engrais sous le rapport de leur valeur fertilisante.

MM. Boussingault et Payen, entre autres, ont dressé une table des matières employées comme engrais, en prenant pour point de départ la teneur en azote, de manière a indiquer la quantité de chacun de ces engrais équivalente à 11)0 kilogrammes de fumier de ferme.

Les chiffres de cette (aille se rapprochent des données pratiques; mais M. Bonssinganlt reconnaît lui-même qu'on ne doit les admettre en général que comme des approximations qui peuvent se modifier dans des limites plus ou moins grandes.

Dans la table des équivalents de M.Boussingault, dont nous reproduisons quelques chiffres, les engrais sont composés sous le rapport de l'azote, dont la quantité pour 100 parties de matière sèche est indiquée dans la deuxième colonne. On a pris pour unité comparative 100 kil. de fumier formant, pour la teneur en azote, la moyenne de plusieurs fumiers analysés; la troisième colonne énonce les quantités des diverses matières comparées qui sont nécessaires pour équivaloir à 100 kil. (le fumier sec, ces matières étant elles- mêmes considérées à l'état sec.

Lorsqu'on veut appliquer cette table aux faits pratiques^ « il faut, dit M. Lcfour. dans son manuel, restituer par le « calcul l'humidité du fumier et celle de la matière qu'on i veut comparer. Soit, par exemple, à trouver combien il a faut de chilien qui contient 0,11 d'eau, pour remplacer « du fumier qui en renferme 0,70, l'équivalent en chiffon

■ sec étant de 9,3, pour 100 de fumier sec; on dit : chiffon 9,9X400 ,„. jn f . (00 X 100 ,„. . .,

« — p ou 10,39 = fumier — — ou 170 kil.

i li faudrait donc 10 kil. 39 de chiffon pour remplacer * 170 kil. de fumier, les deux substances étant a l'étal ordi-

■ naire d'humidité admis dans le tableau. Si, poussant plus « loin le calcul, on veut avoir l'équivalent par hectare, en « admettant 30,000 kil. de fumier pour une fumure ordi-

■ naire, on aurait donc à poser celte simple proportion : « 170 : 30,000 10,39 : 3>; d'où x égale 1,834 kil.; cette « quantité de chiffon équivaudrait donc à 30.000 lui. de « fnmier à l'hectare.»

Ces calculs peuvent fifre appliqués à toutes les substances indiquées au tableau qui suit :

Le système qui confie :'i prendre l'azote ponrbascdclavalcur d'un engrais, .i \ pli ~m> l.uis de justes limites, donne des résultais que confirme généralement la pratique; cependant, trop absolu, il niiuluii ;i rk-Ji.MT l'humus et les sels également essentiels à la végétation. Ce qui continue celle observation, c'est qu'un arrive à l'épuisement du sol quand, se basant seulement sur la richesse en azote, on veut attribuer aux sels ammoniacaux une valeur fertilisante proportionnelle à celle du fumier, engrais complet, qui contient à la fois tous les élément? des planles.

Du reste, les engrais ne manquent pas au cultivateur; et très souvent L'agriculteur ne manque de matières fertilisantes que parce qu'il laisse perdre une foule de substances qui,

recueillies, pourraieiihlr.u': 1er mi tripler sn masse de fumier. Tout ce qui vicia Je l'homme, des iiinciiiiav ou des plantes, est engrais, il suffit de tic rien laisser perdre.

« Ne vends jamais de fumier, dit Joi.nneaux dans ses instructions agricoles, n'en achète qu'à loule rigueur, fabriques-en le plus possible.

point et ne vaudront jamais ceux que Ton fait à l'étable on û l'écurie. Les premiers peuvent convenir aux riches défricheurs qui sont presses, de jouir à tout pris et en mesure d'avancer des capitaux - les petits cultivateurs ce doivent s'attacher qu'aux .■it'cuuds. »

jlX. — Compoiiiïop drs fumiers.

Qu'on prenne pour hase de la valeur fertilisante des fumiers soit la matière organique, soit l'azote ou les sels, elle offre des différences considérables. L'analyse chimique est d'ailleurs impossible aux cultivateurs. M. Rtmssinpaull a anulysé plusieurs espèces >!e fumier et a tromé dcsdilférences considérables, connue le tableau suivant en fournit ta preuve.

er de" BeélSbraiin .'"!!! î'I"' UT, s" tl.'il i'^ Î'ÏS (Ml

— d'une tant inplii'c. . 70,00 30,1»> 1.80 I^S O.r.ô

— d'une ferme uu Midi... GO > «,00 S.OS • 0,80 - du Jardin ries l'I, Nies., su,:. i;7,.',!i S2.il 1,=9 l,ïi 0,5;

— de U JIÉnapiric 06,8 m,7.i 15,6G 1,60 0,78 0,53

— île GtifiiiiH AmïIjse de

H. Soulejnnj. 89,4 62,56 51,ïi *,!9 ï,3S 1,58

Les matières oriraniijues se composent, d'après M. Boussingault, pour 100 parties de matières sèches: carbone, 32 a *0 ; hydrogène, 3,8 à 4, !i : oxygène, 19 à 28 ; azote, 1,7 a 3. i; les sels de carbonate et de sulfate de chaux et de magnésie, etc., de phosphate d'ammoniaque et de magnésie ; à l'état sec, les fumiers romienneiit. rie 2 à i pour 100 de ce sel dont l'importance est bien constatée aujourd'hui.

En présence des analyses miles sur des fumiers ordinaires oii l'a/ule varie de pi es du double Cl les phosphates du triple, on comprend combien il a ;!e ditiiculus pour baser. la valeur d'un fumier lorsqu'il s'a.i.'.il de l'areiquer sur les terres ; il a donc fallu prendre une unité pour pouvoir s'entendre. Cette unité est le kilogr. on quinlal uioli'iqne d'un fumier demi consomm.':, conienan] 7o e,.ii d'eau et provenant du mélange du fumier de cheval, bœuf ou vache, bien nourris, fournis d'uue litière ordinaire. Ce fumier normal est supposé

renfermer 1/2 OyO d'azote et autant d'acide phosphorique ; il représente à peu près les fumiers de ferme bien traités.

La mesure commune do la quantité de fumier à appliquer étant admise, il reste à indiquer cette quantité.

On peut considérer rumine une 1res forle fumure par hectare, en fumier normal indiqué plus haut BO.OOO kîi.

Une fumure forte 50.000 —

Bonne it>,ooo —

Ordinaire 30,000 —

Faible : 20,000 —

J \. — Èralustioa des fumtan.

Le cultivateur doit pouvoir apprécier le fumier dans ses rapports avec les animaux qu'il possède., les fourrages qu'il produit, les recolles qu'il exi^e du sol, enfin dans celui de la valeur vénale du fumier lui-même.

On déduit apprnx i m alivemr-rX li 1 rapport du fumier produit an nombre des animaux , d'après les chiffres suivants que nous empruntons an manuel 'le M. Lefour.

Des expériences suiviis avec bniucuiri de soin ont été faites sur les déjections animales, sous le rapporl de leur quantité proportionnelle, de leni- nature, de leur «msislnnce, de leur composition chimique, et elles ùul permis en même temps de constater assez, exaelemen; le rappori des aliments aux déjections dans l'espèce humaine ei dans la plupart des animaux domestiques.

Voici quelques résultais pratiques obtenns de ces expe riences, réduits à des moyennes.

Les quantités approximatives de déjections solides cl liquides produites en 2i heures sont :

Tout... ' MIO Ï0,500 SV.50O 1,1» VbO

Pour avoir une idée plus exacte de la quantité réelle des déjections, on les a réduite; a leur valeur pusiliveen déduisant la quantité d'eau qu'elles contiennent et qui diffère suivant

]e E^év'alua'nt le résidu sec pour cent de matière des déjections solides cl des urines, on a obtenu approximative ni en l les chiffres suivants :

Urine s'T"8 sTi'b sî'io SàT H'*

Excréments 1fiâ18 22Ù26 1 S à 20 28Ù32 20a2!5

Déjections réunies. 6 a 10 18 à 22 14 à 18 20 à 24 15à 18

A l'aide de ces rapports, on peut, dit M. Lelour. réduire en matières sèches, soit les urines, soit les excréments solides, soit la masse des unes et des antres dont on connaît le poids à l'étal naturel ; il suffit de multiplier le chiffre obtenu par le rapport lui-même. Sachant que l'homme donne 160 grammes de déjections solides, on voit que ces déjections multipliées par 0,05 se réduisent à 8 grammes. Le cheval rejette en moyenne 16 kil. de crottin et 4 d'urine. On obtient par le calcul, en matière Relies : rroitin, 10 ki). X 0,2i, — 3,8i urines, i kil. X 0,09 = 0 kil. 360; total : 4 kil. 200.

La valeur fertilisante des déjections provient des différentes matières organiques et minérales qui composent le résidu

sec de ces ari^i'uuu

i en prenant comme mesure de la valeur

les quantités d'azote

et de phosp

haies, on trouve :

Urines : ■

Matières or- „„„„,,.

B3ni([ues. 2 à i

ÎTé

3 T â!s aïs O.qTm

Matières mi-

nérales. , 1 a 1,5

Acide phos-

phorique. 0,27

Excréments :

Matières or-

ganiques. 18 à 23

Matières mi-

nérales. , 3 a 4,6

Azote 1,6 à 2

0,3 à 0,4 i ai, 2 0,6à0,7

Acide phos-

phorique. 0,92

Si l'on convertit en chiffres, d'après les données du tableau ci-dossus, les quantités d'azote et de phosphates fournies journellement en déjections proportionnellement à 100 kil. en poids, soit de l'homme, soit des animaux, on trouve en grammes :

Azote "ssT °"n li "iT Te

Acide phosphorique. 52 10 2 13 8

Quant aux rapports dos alimente au*, déjections, ils subis-

seul lie grandi;* variai ion; suivant l'influence des boissons, ou par suite de l'élal naturel dos aliments. Les déjections, par exemple, contiennent d'autant plus d'eau que le régime est plus aqueux. Ainsi. dans les expériences qui ont été fuites, un cheval recevant :(u kil. d'eau donnait des excréments contenant HO 0/0 d'eau, tandis que les déjections d'un autre qui ne recevait quel! kil. no contenaient que 70 0/0 d'eau.

La proportion du l'eau dans les aliments et les déjections varie beaucoup suivant les animaux, ainsi qu'il résulte du tableau suivant :

Homme Chaul.

Va cbe.

Mouton

Le rapport est plus significatif quand on compare les aliments réduits à leurs parties sèches aux décelions également sèches.

Ainsi, pour 100 d'aliments secs on a obtenu, on parties sèches de déjections, urines et excréments, savoir :

Homme . . de lu à 13 Veau. . . de 43 ù 48 Cheval.... de 40 à 45 Mouton, de 50 à 53 Vache de 30 à 40 Porc... de 7 a 8

La quantité de ces déjeclions est comptée ici comme recueillie tout entière, ce qui n'a pas lieu dans la pratique agricole; ainsi on a calculé, par exemple, que l'on ne recueillait dans les fermes que les trois quarts des déjections des chevaux de ferme.

D aprts Ils ehiil i l irriver approxi-

une quantité déterminée de fourrage et de litière. Ainsi un cheval, par exemple, rend en moyenne, pour 100 kil, d'aliments a l'état sec, 12 kil. que l'on peu! réduire à 32 en tenant compte des déjections perdues. Si ce cheval a reçu 7 kif. de foin représentant en matière sèche environ (> kil. ;i0Û et 3 kil. d'avoine représentant i kil. 500, en tout 8 kil. 80». on multiplie cette quantité par o,:U, ce qui donne : déjections sèches, 2 kil. sic,; rendant uiaiiaej.au à ces déjections leur humidité en les multipliant par 3, on a 14 kil. 08, plus ia litière que fou suppose ûtre de 3 kil. Le fumier sera donc d'environ 17 kil.

On peut, à l'aide des donn.'es fournies ni us haut, appliquer le même calcul aux autres animaux.

Plusieurs agronomes onl propos '■ >k ..suivre une autre méthode pouroliteiiir le nii'iiH' iVsulkit : ils multiplient, suivant les espèces (i'.nuniau' cl le -t-hiv d'alimcnlalion, la nourriture par 1,50 pour les rli.:\au\. 'J.l'iO^miir les vaches, par 2,50 pour le porc, par 1 ,20 pour le mouton, et 2 ou 3,1 pour l'ensemble des animaux. Le premier système est plus rationnel; le second est plus expeditif.

Cependant, au moyen de ces chiffres, admettant que les animaux convenablement nourris reçoivent, le cheval, 2,5 ; la vache, 3, cl le mouton 3 p. 0 0 de leur poids vif en nonrriture.olus, 1 de lilière^on arrive à évaluer de la manière suivant Te produit journalier et annuel en fumier d'animaux convenablement noiirrrVet litières, par tfiO kil. de leur poids vivant:;..

Produit en fumier, par 100 kilog. du poids vif de Cheval, par jour 4,50 par an, J,G00

Quantité de fumier produite annuellement par les ammcnur domestiques.

Clama:

' : STi.yîiiNpparli'rr 41.430 til.

llmilJa- „.,„. ..

II; Llnui jji.u.. .

Tbier .

KrcJtrsmirl. . .

S XI. — Dm «ngruis comsunnutis. ■ '

Lorsque les engrais de la ferme sont insuffisants, il faut les remplacer par les engrais qu'on trouve dans le commerce.

Nous allons donner les prinr.ipaui, en indiquant leur richesse en azote et en pnosphatos, ainsi que les quantités a employer par hectare.

fiimsi ieb iKûiuii. Planta, pas îwiunn^tt m utief

Gsano ilu Péi fi 11:11.11 ilTi:r:.| f

Gusbp MtSbMjè Ôîtriéai

Lin

œillette. . . .

Colza

Chanvre. . . .

MO

Camelino. . .

Sésame

Arachide —

Faine

Les quatre premiers ont théoriquement

!sla mémi

valeur comme cnsri'ais. Le sésame paraii un peu infûrie__ au colza, mais le pris dilfrivriL des lieu* tourteaux rétahiit l'équilibre au profit du sésame.

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