CHAPITRE XV
Los légnmineuses farineuses.
SI. — Fferej ol féverolfB,
Il y a, et l'on cultive deux espèces de ffivos : l'une, la fève de marais, plus propre a la nourriture de l'homme, est cultivée dansles jardins potagers et maraîchers; l'autre, plus productive et convenant particuii ère ment au bétail, est la fbvo gmtrgnnc ou ft'-i-e de chant!., ou fri:eiv!r; 1 une el l'autre sont des cultures d'hiver.
Les fêveroles réussissent très-bien dans les sols neufs profonds, argileux; en Angleterre, où elles sont très-cultivées, on donne ordinairement trois labours, dont le premier très profond; en Afrique, d'après M. Hardy, elles viennent bien, sur un simple labour lie charrue.
On sème en octobre et novembre, à la volée pour fourrages, on en ligne pour graine. Dans ce dernier cas, on sème par petits potels espacés de i(l ;i il!) centime ires eu tous sens. Au delà du mois de janvier, les semis de fèves n'ont que peu de chances do réussite, même avec l'arrosemenl ; pendant la chaleur, elles sent toujours attaquées par les pucerons qui les empêchent de fructifier.
On herse vigoureusement avant et après la levée pour niveler et briser la croûte qui s'opposerait a la sortie des jeunes plantes ; puis on donne doux binages, le premier quand la plante a atteint 10 centimètres, la seconde quand cette hauteur est doublée.
M. Jourdier recommande une opération indispensable : l'ècimnge ou l'étéiage des tiges ; celle pratique fortifie la plante et détruit les pucerons qui s'attaquent surtout â la cime.
On fait celte opération quand les cosses d'en bas commencent à se former, soit en piurjant les i.i ws. soit en les faisant sauter avec une lame de faux ou de sabre; dans ce dernier cas, on recueille les létes de la lèveroile d;ms un tabiier C on les écrase.
La féverole pour fourrage se récolte un peu plus tôt que la féverole pour graine ; elle est d'une immense ressource pour les chevaux et le bétail.
La recolle a lieu à la faucille OU à la faux; la récolte pour graine a lieu lorsque les gousses commencent à sécher; on coupe ou l'on arrache, et l'on dispose en javelles pendant quelques jours ; après quoi on les bat au fléau ; on vanne, on nettoie et l'on ensache ensuite.
S C - Pois.
On cultive plusieurs espèces de pois verts on jaunes pour la nourriture de l'homme; les pois gris sont cultivés pour le bétail.
I';;r:iii ic- r^viv- tr>s plu- r^rlu-rrliv^'s . non; nlprnns : 1rs michaux di»ers, le clamart, le pois sans parchemin.
Les Espagnols cultivent sur une grande échelle et font une consommation considérable dr; p <v rhiviie ou pois pointu, ou garbanços; enfin, on cultive également la gesse ou pois carré, qui se mange cuit, soit vert, soit sec, et dont la lige et la feuille donnent un bon fourrage.
La culture des pois diffère peu de celle des fèves , si ce n'est que les diverses variétés peuvent se cultiver comme récolles d'hiver et de printemps; mais pendant l'été, ils souffrent de la chaleur, ne fructifient pas toujours, même avec des arrosages, et sont attaqués par le meunier.
Suivant qu'on cultive le pois pour graine ou fourrage, on semé en ligne ou à la volée. En ligne, on espace de !10 à 60 centimètres; on bine et on chausse lorsque les plants ont 13 ou 20 centimètres de hauteur; lorsqu'il y a trois ou quatre fleurs d'ouvertes, on pince l'extrémité.
Dans les terrains riches et lorsque les pois prennent une grande vigueur, il fant mettre des rames pour les soutenir ; cette précaution est toujours nécessaire pour le clamartet le mango-tout.
Quand les cosses commencent à sécher, on fauche ou l'on coupe a la faucille, on laisse eu javelles quelques jours, puis l'on transporte avec dos toiles sur uno aira pour battre au fléau.
S m. - Hkîcoi».
Toutes les variétés réussissent en Algérie, et sont cultivées pour être mangées soit verts, soit ûcossés ou secs.
Les variétés naines sont adoptées pour la culture en grand ; les plus avantageuses sont :1e haricot de Bagnolet, le plein de la Flèche, le ventre de biche, le nègre, le jaune du Canada.
-Ht —
Les variétés à graines sont réservées pour les jardins; les meilleures sont: le haricot de Prague, rouge, bicoior, jaspé, marbré, elle haricot Sophie.
Les haricots aiment une bonne terre, bien préparée, bien ameublie, bien fumée et un peu fraîche.
On sème ordinairement en avril. A cet effet, on fait avec une houe des rayons de 3 à 4 centimètres de profondeur au plus et à SO centimètres do dislance l'un de l'autre ; on laisse tomber à peu prés une dizaine de graines par mètre de longueur, puis l'on couvre et en temps de sécheresse on roule.
Lorsque les plantes ont 10 centimètres de hauteur, on bine et on chausse, puis on rame les variétés qui en ont besoin.
Les haricots à rame sont récollés gousse par gousse, au fur et à mesure de la maturité ; les nains sont arrachés, mis en javelles quelques jours, puis transportés sur l'aire pour les égrener au fléau, les vanner et les rentrer au grenier.
Au mojcn de l'irrigation, on peut échelonner les semis do haricots pendant tout l'été; ceux. semés en septembre, mûrissent encore très bien ; mais ceux qui sont semés plus tard ne peuvent être consommés qu'en vert et en tendre.
On peut aussi semer en hiver, le long de bons abris, des haricots nains, pour primeur.
Deux variétés sont plus particulièrement cultivées et estimées pour la nourriture île l'homme, ce sont :
Le dolic a onglet ou monijcUc des Provençaux et le dolic à longue gousse, vulgairement appelé haricot- asperge.
La culture du dolic est la même que celle des haricots.
On recommande généralement île semer les lentilles dans les terrains les plus maigres et sur un labour peu profond; c'est une mauvaise méthode avec laquelle on n'obtient que des fanes rabougries. Il vaut mieux placer cette plante dans un sol de fertilité moyenne et bien ameubli. On sème, en octobre et en novembre, à raison de cent cinquante litres par hectare, soit à la volée, soit en lignes distantes de cinquante centimètres ; on recouvre de deux à trois centimètres.
On donne pendant la croissance plusieurs binages entre les lignes.
On récolte lorsque les cosses commencent à devenir d'un jaune brunâtre; on arrache, on met en bottes et l'on laisse quelques jours mûrir à terre ; puis on porte sur l'aire et l'on égrené au fléau.