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CHAPITRE XVI

Les tubercules et les racines.

La culture des plantes que nous allons passer on revue dans ce chapitre, est des plus importantes. Dans un assolement m'en entendu elle est indispensable, car les sarclages qu'elle esige ameublissent le sot en même temps qu'ils !o nettoient des mauvaises herbes. La culture des plantes sarclées est la base do toute amélioration agricole, de toute culture perfectionnée; elle seule permet l'entretien d'un nombreux bétail, qui rend beaucoup de fumier, et le fumier est la véritable richesse du cultivateur; c'est l'ûme de la ferme, a dit J. Bujault.

Enfin, la plupart des plantes sarclées trouvent leur application dans l'industrie, et dans ce cas, elles augmentent directement en argent le revenu de la forme ; mais c'est plus particulièrement peur être employées à la nourriture du Détail, que ces plantes méritent d'être cultivées.

Les principales plantes (tubercules ou racines) cultivées en Algérie, sont : la pomme de terre, la patate, le topinambour; viennent ensuite la betterave, la carotte, la rave, le navet, etc.

La pomme de terre est plutôt une plante du nord que du midi; cependant, bien que son rendement soit inférieur en Algérie à celui des pays septentrionaux, la pomme de terre donne encore des rccoltos très utiles.

La pomme de terre n'est pas difficile sur le chois du terrain, cependant elle préfère les terres légères et sablonneuses ; les terrains très argileux lui sont défavorables.

Comme les racines do la pomme de terre descendent beaucoup, elle ne prospère bien que dans les terrains très profonds et parfaitement ameublis.

On dormi- ordinairement trois labours, et chaque labour est accompagné de la herse ci du rouleau s'il y a heu.

La pomme de terre doit être abondamment famée, cette fumnre devant ser?ir aussi à la récolte de céréales qui doit

On propage les pommes de terre en plantant des tubercules entiers, on des fragments de tubercules, qu'on a soin de couper en biseau ou obliquement, el non par rouelles.

La plantation ordinaire se fait à la béclie ou a la boue; on ouvre des potels à 40 ou 30 centimètres de distance, ou mieux, on ouvre une rigole à lu houe, el l'on place en ligne les tubercules a 25 ou 30 cenlimÈtres les tins des autres, espaçant chaque ligne ou rigole de HO a S5 cenlimÈtres.

Pour la plantation en grand, on se sert de la charrue à double versoir ou buttoir, ou de la charrue ordinaire-, dans ce dernier cas on place les tubercules en ligne à 25 ou 30 centimètres de distance, et de deux raies l'une.

Quand la plantation est achevée, on herse vigoureusement pour ameublir la surface du sol ; on se sert aussi du rouleau, s'il y a beaucoup de mottes.

Lorsque les tiges ont de quinze à vingt centimètres d'élévation, on bine pour détruire les mauvaises herbes ; on commence aussi à les butter; on répète ces opérations aussi souvent qu'elles sonl nécessaires. Dans la grande culture, on se sert d'une charrue à double versoir; néanmoins, il fant toujours biner a la main l'intervalle entre les plantes qui se trouvent sur la mémo ligne.

L'arrachage s'opère soit à la houe, soit a la fourche dans les terres sablonneuses, soit à la charrue ordinaire. Celte dernière méthode est la plus espédilive, mais elle laisse beaucoup de tubercules dans le sol; la houe fourchue est jusqu'ici l'outil préféré et employé partout.

En Algérie, on pont pliinui dopnis septembre jusqu'en mars, à la faveur des pluies, sans qu'il soit nécessaire d'arroser; mais pour les plantations faites en dehors de ce temps, il est nécessaire d'irriguer. Les plantations faites en janvier et février sonl les plus productives ; ce soDt celles que l'on doit faire de préférence en grand.

La conservation dos pommes de terre est assez difficile en Algérie; on ne peut les réunir en masses dans les caves elles celliers, car l'humidité qu'elles renferment, jointe à la température élevée, les fait fermenter et pourrir promptoment.

Pour conserver la pomme de terre hors de terre, M. Hardy recommande de les étendre dans le grenier ou tout autre endroit aéré, par couches minces et couvertes de paille ; dans cet étal, elles peuvent se conserver deux mois et plus, sans se riikir ni germer.

Mais, pour conserver de cette manière nne certaine quantité do pommes de terre, il faudrait des emplacements consi-

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