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dérablcs; heureusement, ajoute M. Hardy, que le s récoltes peuvent être rendues permanentes par des plantations successives et échelonnées à de courtes distances. L'important est do bien laisser mûrir en terre le plant, et de le laisser arraché cans Je ïromer pendant un mois environ, avant de le planter, de sorte qu'à chaque récolle il faudrait toujours tenir en réserve une certaine quantité do tubercules pou ries plantations successives.
% H. — Le topinambour.
Le topinambour peut remplacer la pomme de terre, il a un goùl moins délirai, mais il est plus nourrissant, plus rustique i-l roml-nt piir:';iil''il:i'iii rmx animaux.
Le topinambour s'accommode de fous Ifs terrains, excepté des marécages; il se plaît surtout dan* les terres sèches et légères.
On plante le lopinamhour en janvier comme la pomme de terre seulement an m' doit jamai, couper les tubercule,, nue l on planle, parce <pi iW imiii'nraieid île suite.
Les travaux d'onlrelicn sont ries binages et des builapcs. mais ils ne deman.lenl pas à Ciivau.^, iivquents et aussi s'oiçnés que ceux d.jiiurM', la pomir.,- [erre. 11. llurdv recnmmande, lorsqu'on a l.mUé. de l.ulire cl de lisser la terre autant nue possible, dceliai pic eûte des billons, alinde maintenir les jets couranls cl les forcer à se transformer en luhercules
On peut commencer la recel w. en sep! L :inbcc ; les tubercules ne sont pas formés avant.
Les tiges sont excellentes pour fourrages; on peut les faire consommer en vert, on 1rs laisser sécher sur pied.
Le topinambour, à moins noe le terrain ne soit humide peut se recoller au fur et à mesure des besoins ; il peut sans dan.eer passer i hiver en terre.
Dans linéiques contrées, on laisse avec raison les nlantationsplusieursannee* eeinmc le- lu/ernièrcs. C'eslunc bonne nii'iliodc ;l suivre ( n Mgene.
Le topinambour n'a qu'un inconvénient, c'est de pulluler avec une telle abondance qu'on u un peu de peine à s'en débarrasser une fois qu'il s'est emparé d'un terrain- mais il cela prés, il serait à désirer que cette culture se rc/ar dît en grand.
Du reste, M. Jourdier indique un moyen très simple pour nettoyer tout à fait un champ de topinambours, c'est d'y lâcher des porcs.
La topinambour n'épuise pas Se sol et vit en grande partie aux dépens de l'atmosphère.
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g III. — Lu patate.
La patate esl originaire de l'Inde et de l'Amérique méridionale où elle esl l'objet d'une culture très étendue; elle est pour ces pays ne qu'est la pomme de terre pour les pays froids et tempérés. Les tubercules que produit en abondance (jusqu'il ao.OUO kiln.ïr. i : ai- hectare) sont très nourrissant et ;ius<i-;ui[S!jti';iireai.'k>ïaiiL'OÙl.— On peut,— dit M. Hardy qui à la pépinière s'est occupé de cette culture, et à qui nous empruntons ces détails, — en extraire de la fécule et de l'alcool. Le feuillage très épais et très abondant pèse presque autant que les tubercules; les bestiaux le mangent avec plaisir et il présente l'avantage de venir à une époque où les fourrages vcrls sont excessivement rares.
La palale demande un terrain léger, s'égouttant facilement, en bon état de culture et parfaitement ameubli.
La patate se reproduit au moyen de drageons enracinés. Pour se procurer ce plant, on procède ainsi, dit M. Hardy : On met, lin février, sur une couche, dans du terreau, ou le long d'un bon abri, daos de la terre légère, des tubercules conservés de l'anime prrc/'denlc :;u';m cnleiTC et qu'on recouvre d'un bon travers de doi:l d'épaisseur. Un tubercule de moyenne grosseur peut donner jusqu'à cent plants. H faut ! araolir l;i | l= ■ i L ■= pcpum/re de- puiios vioicntcsau moyen de paillassons inclinés.
Des jets nombreux ne tardent pas à sorlir; lorsqu'ils ont quatre ou cinq feuille-, ils i-j,' scji lenl Jcs radicelles à la base, on les détache alors du tubercule et on les plante à demeure, comme tous les plains de lùmimes. sur des billnns, distants de 60 centimètres de sommet a sommet, et à distance de SO centimètres les uns dos autres sur le billon.
La récolte se fait en octobre, avant l'arrivée des grandes pluies qui pourraient faire pourrir les tubercules. On soulève les tubercule; à la fourche; on les litige ressuyer OS on les rentre ie soir dans un grenier ou un endroit bien sec; on les dispose sur le plancher ou sur des étagères en ayant soin de ne pas en faire des las volumineux si l'on veut qu ils se conservent, puis on recouvre avec du foin ou de la
Les patates pourrissent avec la plus grande facilité dès la moindre contusion, aussi M. Hardy rccommande-l-il de les mener avec le plus grand soin pendant les opérations d'arrachage et de rentrée.
3 IV. L'igname,
L'igname, importée de Chine par M. de Montigny, a été
introduite en Algérie par H. Hardy, et elle a parfaitement réussi a la pépinière; le rendement a été do 33,000 kll. à l'hectare. L'igname est une racine alimentaire contenant de la fécule et renfermant, en outre, un principe mucilagineu* qui la rend plus propre que celle dernière à entrer dans ia confection du pain.
L'igname demande un terrain très profond, les racines plongeant verticalement dans le sol à nne profondeur de *5 à 50 centimètres.
g V. — Lu biiltctaïe.
En Europe, la betterave peut être considérée, soit comme plante industrielle, soit comme plante fourragère; mais c'est surtout comme plante alimentaire pour le bétail que sa culture a une importance en Algérie.
La betterave demande un sol riche, une (erre a froment ; les calcaires et les sables n'ont ni assez d'humidité ni assez de profondeur pour elle. Le sol doit élre net, bien meuble, labouré profondément et copieusement fumé.
On sème habituellement de septembre à octobre, lorsque la terre est détrempée; les plantes se développent à la faveur des pluies d'automne, et peuvent servir de bonne heure au printemps.
De janvier a mars on peut échelonner des semis dont les
filants prendront tout leur développement avant l'arrivée de a grande sécheresse.
En fin de mars jusqu'à la mi-avril, il est encore possible de faire des semis, mais ils doivent être irrigués à partir de mai pour que les plantes puissent prendre un développement convenable.
On sèmo soit en pépinière pour repiquer, soit on place et en ligne; les semis en pépinière demandent trop de soins pour être uiilenu'iii u mi.-loyé^ ilius ii -ronde niiuire.
On espace les lignes en moyenne de 50 à 60 centimètres, et les plants de 30 à 3î> centimètres.
Aussitôt que la plante est levée on donne un binage; puis on éclaircit de manière à bien isoler tous les pieds, enûn on bine et on sarcle toutes les fois que la pluie a battu la terre, ou que les herbes commencent à paraître.
Les semis de septembre cl d'octoljresont récollés au printemps, autrement ils monteraient rapidement en graine.
Pour ceux de janvier à avril, on peut laisser les racines en terre; elles cessent de pousser au mmeent du j'i.-xliTine chaleur, et elles se conservent mieux que si on les rentrait; elles ne montent pas en graine au\ premières pluies, mais seulement au printemps suivant.
On arrache les betteraves à la main on avec une charme.
Dans nno ferme, en échelonnant les serais de mois en mois depuis septembre jusquY:i uni!, et même jusqu'en mai si on dispose d'eau pour l'irrigation, on peut avoir une récolte non interrompue qui permet do bien entretenir le bétail ; ce à quoi doit avant tout viser un lion cultivateur.
De toutes les racines fourragères, c'est celle que préfère le bétail; mais fa culture est (li'rlicalo cl cintre ; elle demande un sol profondément ameubli, des binages et des sarclages fréquents ; cnlin cllo o\iee l'irri.jaiiiir,. Malgré tous ces soins, aucun cultivateur ne devrait se dispenser d'en faire pour la nourriture et l'entretien l!c son bétail. C'est la santé des animaux, dit M. lourd ier.
Les semis sont les mêmes que pour la betterave, ainsi que les cultures d'entretien.
La récolte se fait à la bêche ou à la fourche, les racines étant trop profondes pour qu'on puisse les atleindre par la charrue.
Pour bien entretenir le bétail, il est utile que le cultivateur puisse récolter soit des navels, soit des lurneps, soit du chou-navet ou nilabasa; ces racines fourragères sont très cultivées on Angleterre, en Alsace, dans le.-; Pays-Bas, et composent la nourriture principale des animaux. Leur culture est moins facile en Aligne: ces piaules demandent un climat humide, une ahuris pli ère un peu brumeuse; cependant M. Hardy indique comme réussissant le mieux, Je navet long des Vertus, celui de \1eaux, le rond blanc et le rose du Palatinal, c'est-à-dire des espèces poiasères; toutefois te lurneps vient très bien, et c'esl celui qui nous interesse le plus au peint de vue de l'alimentation du bétail.
Le turneps demande un soi léger, snriuut calcaire sans être sec; on sème à parlir do septembre, mais surtout on octobre pour la culture en grand; on sème en ligne et nu semoir ou à la volée, sur une terre bien préparée, bien ameublie, vigoureusement hersée ; nn herse de nouveau pour enterrer, et l'on passe le rouleau. On sarcle, on éclaircit à 12 où 15 centimètre; de distance, et l'on bine si cela est nécessaire. Les turneps semés à l'automne doivent être récoltés en avril, plus tard ils monteraient en graine.
Le chou-navet ou rutabaga, vient bien ut a cet avantage de s'obtenir très facilement pendant l'été; il réussit parfaitement
dans les sols argileux, compactes et humides. Les semis ss font en pépinière à la fin de septembre ou au commencement d'octolsre, et on peut les échelonner pendant tout le cours de l'année ; lorsque le plan a acquis la grosseur du petit doigt, on repique en ligne à quarante centimètres de dislance on tout sens, soit a la main, soit à la charrue ; la reprise en est assez délicate.
On bine ensuite et l'on botte énergiquement.
Les feuilles commo les racines constituent une nourriture excellente pour le bétail et une des plus précieuses ressources du cultivateur, quand il sait s'en servir.
Le chou-navel, au moment où il lève, est souvent attaqué par les ail ises ou puces de terre. Le meilleur moyen de combattre ce mal, est de semer quatre jours avant un peu de sarrasin, cela suffit pour éloigner le puceron.