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CHAPITRE XIX

La vigne el les oliviers.

! I, Lsyigno.

An moment de la conquête, la vigne n'était cultivée, en Algérie, que pour son raisin, consomméfrais ou sec; les premiers colons essayèrent bien d'utiliser les plantations existantes pour Fabriquer des vins; mais, ce n'est que depuis quelques années seulement, que d'importantes plantations ont élé entreprises jcar, aux premiers temps de la conquête, on apporta bien des entrais p<>!i!' empiVlier Jc.î coinns do s'occuper des vignes, et on lit tout pour attirer lenr attention sur des cullures induslriollesqui, pour la plupart, no réalisèrent pas les espérances exagérées qu'on avait conçues.

Les esprits étroits qui pensaient alors que l'agricuilure et l'industrie françaises ne pouvaient vivre que de prohibitions, s'effrayaient de la concurrence que les vignobles algériens pourraient faire aux vignobles français et cherchaient les moyens d'interdire la culture de la vigne et la confection des vins, i II faudrait, lisons-nous dans des documents officiels de « cette époque, interdire par ordonnance ou empêcher par a un moyen fiscal assez puissant, la culture de la vigne dans f des terrains riches et en plaine, car elle y produit des vins <■ plus ordinaires et elle en donne beaucoup, et ne la tolérer ■ que sur les coteaux où. elle donnerait des vins de liqueur » et des raisins secs, mais généralement en petite quantité. »

On espérait ainsi arrêter le développement fâcheux de la production vinicole enAlgêrie. Cependant, malgré ces entraves, de nombreuses plantations ont été faites et la vigne couvre aujourd'hui une superficie de pins doi.uOO hectares; mais il faut ajouter, comme le dit M. Mac-Carthy, que l'Algérie est appelée à être, comme la France, l'une des plus riches terres a vin de l'ancien monde.

Le développement que cette culture a déjà pris prouve une

fois de plus l'inanité des systèmes administratifs; car, tandis qu'on enconrageail outre mesure la culture de certaines plantes qui n'ont réussi que médiocrement, celle de la vigne augmentait malgré les obstacles naturels ou administratifs qu'elle rencontrait.

Le colon doit donc consaci rr im<: «naine portion de son terrain aux plantations de vk-nfis, niais ces plantations doivent être dirigées avec soin et intelligence.

Plusieurs personnes se sont particulièrement occupées de la vigne en Algérie; nous citerons en première ligne, M. Charles Héricari de Tliurv. qui a adressé à la Société impériale el centrale .l'Apriruliurc un rapport remarquable qui est un véritable traite sur la matière, puis notre ami et collaborateur M. A. Noirot, enlin H, Salomon, qui a fait une étude spéciale sur les vignes do Tlemcen.

Voici, d'après M. Ch. Héricari do Thury, le mode de plantation le plus économique à suivre en Algérie; c'est celui qu'il emploie et qui lui a parfaitement réussi ;

i Pendant l'été qui précédera la plantation, on donnera à la terre divers labours pour détruire les mauvaises herbes, surtout le chiendent. Aux premières pluies, il faut ouvrir ù la charme, à 1 mètre 50 cent, les unes des autres, des raies, puis les approfondir peu à peu, à mesure que les pluies mouilleront le sol jusqu'à 30 cent, (in devra planter à la barre, à 50 cent, de profondeur au fond des raies, les sarments ou chapons ; si ce sont des chevelées, on devra ouvrir à la pioche au fond des raies, tous les mètres, une fosse étroite do 1 mètre de longueur, et y planter, 1 chaque extrémité, un pied enraciné, mettre du fumier si l'on en a, refermer les raies à la charrue et dégager un peu chaque pied de vigne ; on aura ainsi environ 6,000 pieds à l'hectare, et en dehors du travail de la charrue etla valeur des sarments, ladépenseno dépassera pas 0 fr. 2 cent, par pied, soit 120 fr. a l'hectare. Dans les terrains non arrosahles suriout, il faudra donner la préférence à la plantation à la barre. Si l'on peut -arroser, il faudra préférer le plant enraciné ; de larges allées devront Être réservées aux extrémités peur pouvoir faire tourner les attelages et des plantations d'oliviers, de liguicrs et d'amandiers, dans la proportion, au plus, de30 ou 40 ù l'hectare, pourraient être laites sans inconvénients.

<• Dans les terres rocailleuses et en pente, où on pourrait avoir l'espoir de faire, plus lard, des vins légers et savoureux, on pourrait, ou bien lirer directement les plants d'Alicante, en en adoptant les espèces et les proportions, ou adopter les cépages suivants :

« 3/6 pineau, 2/6gamet, 1/6 malvoisie blaiic, avec un cer-

tain nombre de pieds de teinturier français on de tinto espagnol.

« Pour lesvinshlancs, le viticulteur qui chercherait l'abondance devrait planter le pique-poule blanc, ou le gris et la muscadelle. Pour ceux qui chercheront la qualité, ils devront planter le semilion, le sauvignon, la blanquette, le mal-

D'aprÈs les membres du jury, appelés à. se prononcer sur lo mérite des vin- nigériens ent860.un défaut qu'ils ont signalé et sur lei|Ut'l s'éiaii déjà appesanti un des nommes qui s'est le plus occupé delà culture de la vigne en Algérie, M. A. Noirot, c'est le c-hoix il-::/ cépniics île qualité médiocre, ou le mélange inintelligent de différents plants, d'où il résulte des vins dans lesquels des qualités diverses, parfois disparates, se neutralisent et peuvent même se détruire.

La planlalion Terminée, les soins à donner pendant les deux ou trois premières années consistent en deux ou trois binages pondant lo printemps et l'automne et en un piochage à la fin do chaque hiver après les grandes plnies et après ia taille.

La (aille se fait 1res court dans les commencements, mais on l'allonge beaucoup plus qu'en France lorsque la vigne est en rapport.

Dans le courant de septembre la plupart des vignes sont bonnes a vendanger; tout doit être préparé d'avance pour cette opération, et l'on a dû s'assurer du nombre de bras nécessaire.

La connaissance exocle des meilleurs procédés de fabrication manque encore rn Algérie : il y a là une élude sérieuse àfaire . J'ai fait et j'ai vu faire par mesvoisins bien des fois du vin en Algérie, (lit M. Héricart de Thury dans le remaravail que iiuj- avons iiéj;i oilû, jamais je n'aivuparréussir, malgré Ions les -uni-, malf-ré l'emploi de cuves et do futailles neuves, malgré l'emploi de cuves en maçonnerie ou do caves proforiiii!^ Je n'ai jamais encore vu ie vin se bien conser*er et passer le premier été sans aigrir les vins rouges principalement; et cependant je puis dire pour ma part surtout, que ces vins furent fabriqués avec ie plus grand soin.

" Après avoir employé les procédés du Bordelais, que je connaissais, et leur avoir attribué le mauvais résultai obiiMiu. je fis faire des vins par des vignerons de fJollioure ; le résultat fut le même : les vins ont aigri aux premières chaleurs, o

Après bieu des recherches, SI. de Thury arriva à reconnaître que, pour fairo en Algérie de bons vins de conserve, il fallait employer pendant leur fabrication, puis pendantla

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période de conservation, des procédés différents de cens employas dans la zone septentrionale.

s En effet, dit-il, si l'on examine quelle est la qualité qu* domine généralement dans les vins produits dans In zone sud, zone bornée au nord par la ligne ÎBO thermique, passant parla frontière du Portugal, les Baléares, la Corse, Ancûne, Warna et Téhéran, on trouve comme types généraux ; les vins rouges de Porto, Malaga, Alicante, Lacryma-Christi ; les vins blancs y sont beaucoup plus nombreux, de Madère, Jérés,Marsalla; les vins de Grèce, de l'Archipel, do l'Asie Mineure, de la Perse -, tous ces vins peuvent être classés dans la catégorie des vins de liqueur. L'Algérie, située sous celte latitude, doit donc produire des vins analogues, et les résultats déplorables que ! i on a généralement eus dans la fabrication des vins légers, dits do tablo, en Algérie, ne tiennent pas àd'autres causes. »

Après une élude des procédés de fabrication employés en Espagne, en Grèce, en Sicile, à Chypre, M. de Thury est arrivé a penser qu'on pouvait arriver à produire eu Alfiérie des vins légers pour sa consommation et des vins de liqueur pour l'exporlatioo. a Les vins légers, il estviai, n'y seront jamais de bien bonne garde, ni propres à l'exportation ; maïs on peut produire toules les qualités de vins de liqueur, Je Modère et le Marsalla dans les terrains volcaniques, le Jéréscl ie Malagadansles terrains 1 1 ■ i * , ml < ri i i es . m ;ir neux ,1e Porta dans les terres rouges et fertiles. Ailleurs, et avec les cépages et procédés convenables, les muscats, les malvoisies, les vins lie Grèce, etc.,elc. »

Voici le résumé succinct des procédés recommandés par M. Héricart de Thury ; pour plus amples détails nous renvoyons nos lecteurs au mémoire lu par lui 1 la Société impériale el centrale d'Agriculture dans la séante du 27 janvier t850," mémoire dont sont extraits les fragments que nous venons de reproduire.

Au moment de la vendange, trois procédés de fabrication peuvent élre employés pour rhcivluïr à f obliquer, en Algérie, des vins rouge-s orJjnrm-cà ùci lionne garde;

t° Ne pas attendre qui! la Maturité -oit complète pour les raisins noirs, et faire les vendanges de bonne heure, afin que lo raisin, n'ayant pas atteint toute sa maturité, le principe mucoso-sucré n'y soit pas complètement élaboré et que la proportion du tannin et des autres végétaux y soit à peu près la mémo qu'en France ;

a* Ramener, par des additions d'eau et de ferment, iea moûts des vignes de l'Algérie à une proportion normale qui

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puisse donner lien a des fermentations alcooliques complètes;

3° Un cuvage prolongé sur les rafles et pellicules, dans des cuves fermées nsiiniiis de blindes hydrauliques.

Enfin, l'usage des cuves en maçonnerie semble indispensable en Algérie pour faire de bons vins rouges, en obtenant par leur emploi des fermentations lenies et régulières qui, seules, permettent au sucre de se convertir tout entier en alcool.

Dans un travail public précédemment (1), jo m'exprimais ainsi a propos de l'olivier :

o Le climat de l'Algérie est éminemment propre à la production dessucs végétaux, et l'olivier, Olea omnium arbo~ mm •prima, de Columolle, s'y rencontre partout en abondance. Il n'est pas un pli de terrain, un coteau, uno vallée, où l'on ne trouve un olivier : c'est l'arbre qui a le plus résisté à toutes les causes do destruction qui ont pesé sur les richesses forestières do l'Algérie.

<■ A lui seul, l'olivier pourrait faire la fortune de l'industrie agricole do l'Algérie.

« Cultivé dans le midi de la Franco, l'olivier n'échappe pas toujours a larigueur des hivers: aussi sa culture tend-elle à se restreindre plutôt qu'a s'augmenler; la consommation est obligée, chaquo année, d'en tirer, des pays mieux favorisés, pour des sommes importantes (20 à 30 millions par an). Les huiles de l'Algérie ont donc un débouché presque illimité, puisqa'en dehors de la consommation de3 huiles d'olive, l'alimentation, la fabrication des savons, lo graissage des draps, une foule d'industries diverses, emploient encore, à défaut de mieux, des huiles secondaires provenant do graines oléagineuses.

o Dans l'antiquité, le commerce des huiles constituait déjà une des |irinr.ip;ili's riclu^cs des peuples Berbères. On raconte qu'au moment do la grande invasion musulmane, conduite par Ahd-Allah-Bon-Said (647), un chef arabe, surpris de voir chez les Kabyles, déjà rançonnés et pillés par ses bandes, des monceaux d'argent monnayé, demanda à l'un des paysans berbères d'où venaient tant do richesses. Le paysan marcha jusqu'à ce qu'il ait trouvé une olive : — C est, dit-il, avec ce fruit, que nous nous procurons de l'argent;

(I) ftn*nr fnrimtttn M h uIkiDiUm 11 rMfitlH 1860, 1 vol. In-I8.

les Grecs n'ont pas d'olives chez eux, et ils viennent nous apporter de l'arpent en Échange de nos huiles.

' Jusqu'à ce jour, la Kabylic a fourni la majeure partie des huiles cpnsoinmées un Àbenu ou e^ninOes un France ; mais les procédés indigènes donnent une huile qui laisse beaucoup ù désirer, tandis qu'obtenue pardes procédés européens, au moyen d'instruments perfectionnés. J'huile d'Algérie est égale aux huiles de première qualité que l'on tire du Midi. Comme pureté, comme saveur, Jcs huiles lie production européenne, vierge, surfine, fine, peuvent être placées à côté des mômes sortes i:é. n'importe quel lu pnveiiance ; il est certain qu'elles souliendront la comparaison et obtiendront même la préférence. »

Ces quelques mots suffisent pour montrer aux colons quel intérêt ils ont ii ménager les oliviers qu'ils ont sur leurs terrains, ainsi qu'a entreprendre de nouvelles planlalions.

L'olivier se multiplie soit par le semis des noyaux, soi! par la transplantation de; sa uv iléons disséminés sur le sol algérien, soit par boutures, ou enfin par drageons.

La mulliplicaLion par noyaux demande beaucoup de soins et beaucoup île temps, pour que Ips plants puissent être transplantes à demeure; aussi, dans la plupart des cas, il vaut mieux se procurer des plants dans lespépinièresquede créer soi-même une pépinière.

La meilleure méthode à employer en Algérie est la reproduction par sauvageons ; en effet, ils sont nombreux cl répandus en grand nombre surtout le territoire. Un propriétaire de Bougie, qui s'est s;iéci*leim:iii- allaché à la production des huiles, M. Maffre, dit, dans un travail publié sous les auspices de l'administration :

s Dans toutes les contrées de l'Algérie, les coteaux incultes sont couverts, en grande partie, d'oliviers sauvages, et la multiplication de cet arbre sera très facile, dès qu'on voudra s'occuper sérieusement de sa culture.

■ On pourra tirer des lieux incultes, qui en sont couverts, les plus beaux plants pour les placer à demeure. Les plus faibles pourront servir à formel' de= pépinières, et même des plantations d'altenie destinées à propager- lus meilleures variétés de l'Algérie. Nous pouvons attendre les résultats les plus satisfaisants de celte méLhode de propagation, et elle réussira parfaitement. »

La transplantation doil se faire après les premières pluies d'automne, dans des terrains défoncés et préparés à i'a-

Les plantations doivent être espacées de dix mètres en tous sens, et les oliviers placés en ligues régulières.

Au printemps qui précède la transplantation, on creuse des trous d'un mètre carré aa moins sur un mètre cinquante centimètres de profondeur: pendant l'été, la terre a le temps de se mûrir; la transplantation se fait, comme nous l'avons dit, après les premières pluies de l'automne, et l'on a soin, autant que possible, de conserver aux jeunes arbres la terre qui entoure leurs racines. Le marc d'olive est un excellent engrais à donner aux plants lors de la transplantation.

Les soins à donner au terrain, une fois la plantation terminée, sont des binages et des sarclages ; l'irrigation sera nécessaire pendant l'été, cl devra élrc continuée jusqu'après l'été qui suivra la greffe.

Lorsque les oliviers n'ont pas été erolïï's en pépinière, la greffe a lieu au premier printemps qui suit la plantation à demeure.

La greffe la plus généralement pratiquée sur l'olivier est la greffe en écusson.

On doit choisir avec soin les sujels destinés à fournir des greffes, et prendre ces greffes, autant que possible, sur dos arbres placés dans des terrains de même nature et ayant la même exposition que les jcui.es plants a greffer.

L'emploi dos engrais est utile ; il haie sensiblement la production des jeunes oliviers.

Si le terrain planté d'oliviers n'est pas utilisé a d'autres cultures, on doit donner trois façons : la promière, après la récolte des olives; la serenàe. i la lin du mars; ia troisième, à la fin de juillet.

La végétation étant très active en Algérie, il faut avoir soin de tailler et d'élaguer ;es ji'iiees ;dants, de manière à laisser prendre rie l'extensimi ;uix pau-Vcs horizontales les -mieux placées autour de la n'ic de l'arbre, et à tenir l'intérieur de l'arbre toujours bien clair et point chargé de pousses verticales. « On doit ici, dit M. Maffre, laUsm' prendre au pied de l'olivier une hauteur de deux mètres au moins, afin qu'il soit proportionne aux fortes dimensions que cet arbre doit licqui'rii'parsa longévité. »

La recolle des olifes doit lïuïi- lieu an-iitGt qu'elles sent parvenues à l'état de inaluriie, c'esl-à-diro lorsqu'elles passent de la nuance violette à la couleur noire.

On commence par recueillir les olives qui spot tombées d'elles-mêmes. Ces olives, se trouvant salies par le contact

Puis la cueillette se fait à la main, autant que possible. Quand les rameaux sont placés trop haut pour les atteindre, on étend des toiles au pied des arbres, on secoue fortement puis on gaule.

Suivant qu'on se propose de fabriquer de l'huile fine ou de l'huile commune, les olives doivent être traitées diffé-

re pour l'iiuile fine, on étend les olives sur des planches par couches de SO centimètres au plus d'épaisseur, mais il faut avoir soin de ies garder peu :1c temps en magasin, quatre ou cinq jours au plus, atin qu'elles ne puissent éprouver aucun commencement do fermcnlation. Du reste, en plongeant la main dans les las d'olives, si l'on ressent un commencement de chaleur, il faut immédiate mont les porter au moulin.

>i ;u cmiiIi ni re, l'en >w. veut laire nui' île l'huile commune, destinée aux usages indosLriels, les olives peuvent resler en magasin ; mais il 'l'iuil cependant avoir soin qu'elles ne subissent pasune trop (.me fermer,! ;:l iui], qui leur faisait perdre uni- |n-.rt : .n:i lie l'imiie qu'elles contiennent. A cet effet, on les ]ihu'e sous des lim^ars pavés et sur un lit de fagots, atin de faciliter l'écoulement de l'eau qu'elles renferment. On peut alors les conserver dus mois entiers.

Ouant aux diverses préparations déminées ii l'extraction et à la' fabrication des huiles, elles ne reulrenlpas dans noire sujet, cl nous renvoyons nos lecteurs aux traités spéciaux, particulièrement à celui do M. Maffre, auquel noua avons fait, du reste, de nombreux emprunts.

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