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CHAPITRE III

Les Instrument h d'exploitation.

S I. — Dq choiï d fairt.

Les instruments d'agriculture sont très nombreux, et pen de rullivahurs les possèdent tous; lo colon qui s'installe doit commencer par l'indispens.dile cl ne se procurer que ceux dont il a absolument besoin. Au fur cl à mesure que srs cultures se développeront ci su perfectionneront, Il en achètera d'autres.

C'est, en p^iiéral . une très mauvaise énonoruie que de se guider, pour le chuK des instruments, sur le meilleur marché;

ment mal fait, mal confectionné, doni le fer ou lo liois sont de qualité douteuse, quand on r.e veut pas le payer sa valeur réelle; les fabricants unis eu donnent toujours pour votre arpent, comme on dit. r.e n'est donc pas le pris qui doit guider dans l'acquisition des instruments, mais bien la perfection du travail et le choix des matériaux. Si la plupart du temps on reconnu an: te pins particulièrement les instruments "anglais, c'est qu'ils sont eé né rarement mieux confectionnés, que les matériaux employés sont mieux choisis nous ajouterons qu'en thèse générale et à mérite égal, ils sont meilleur marché que les instruments français.

Dans les pays où la culture est avancée, on recommande au cultivateur qui prend une ferme de commencer par ■adopter les instruments dn p;iys. s'il ne connaît pas mieux. Ce qui est a sa raison d'être, dit-on ; ce n'est pas toujours "Vrai, surtout pour '-es instruments. Le- entrins perfectionnés se propagent assez diflieilemenh les habitudes de pays ne sont pas faciles il détruire : en Algérie, il n'y pas d'instruments du pays à adopter. La char rue arabe, par exemple, n'est en quelque sorte qu'un clou fiché au bout d'une perche; ce n'est pas elle que le colon doit prendre, car, si mauvaise que soit une charrue de France, elle vaudra toujours mieux que la charrue arabe.

Du reste, nous allons passer en revue les instruments les plus en usage chez les cultivateurs; le nombre en est assez grand, comme nous l'avons dit plus haut, mais, après avoir

3 pins essentiels, le colon se procnrera. tes

■s dans lesquelles il e\islc des arbres

houes à main varient par !a forme ir du manche. Tantôt la lame est ~ée ou triaiiftulairc ; taniot elle se aérées on pointues. I.a houe pleine

de rosiers, les pépiOlt t racines traçantes.

Comme les btVlms <)fl la lame el fa lor pleine, rectangulaire.

Compose de dénis |>iai

eert ù labourer les terre* icsgics, uj™ iuuiuuuc ira lun ts tenaces, les terrains pierreux, les vijîues éebalassécs. Quand il s'agit de sarcler, la houe doit être Lien Iran ['-ban le, car pour détruire la mauvaise herbe, il faut couper les racines; dans les binages ordinaires, où il ne s'aeit nue de briser la croûte de terre pour augmenter les surfaces en conlacl avec l'atmosphère, il est moins important d'avoir une lioue bien tranchante.

Il y a encore la pioche ; oui il double, à pointe d'un côié, à lame tranchante de l'autre, dont un se sen pour préparer les trous des arbres dans les terrains très ar.L'il eux ou très ci.illouteux, ou lorsqu'il s'ajril de dt'Tonremculs ou de défrichements.

Pour le potager cl le jardin ou se serl encore d'un outil double, t lame de houe d'un côté, à fou relie a doux dents de l'autre, on l'appelle serfouette dans quelques contrr.es, pioehelto, binette, binuir ou t ;uvlotr dmis d'autres.

Les rÙteaux à dénis du bois et à dents de fer, le rouleau à bras, la bl'ouetle à coffre, l'arros dr, la serpe, la serpette, la icie à main, le séealeur, le grelfoir, le plantoir, les piquets et le cordeau complètent les instruments ù main nécessaires pour la petite culture, c'est-à-dire le potager el le jardin.

| M. — Arïirei et ehimm.

Nous arrivons à la grande culture et nous commençons

par les instruments destinés à la préparation du sol.

La destination de toute charrue est. de couper, diviser, renverser et ameublir la lerre; or, toute charrue n'est point propre à produire partout, utilement, cet cITet plus ou moins contrarie par la ualure du sol el la différence des situations. De là la recherche, faite depuis i|ui'lques années surtout, pour arriver à perfectionner cet instrument t|ui a clé par toute la lerre le premier agent de la civilisation.

Il y a beaucoup d'espèces de charrues-, cependant, malgré tons les perfectionnements, les principales parties de la charrue sont toujours le sep, le sec, l'âge un lia) e ou lléche, le régulateur, le manche, le verso ir ou oreille, le coutre et 1" avant- Toutes les modifications consistent dans des perfectionnements plus OU moins sensibles dans l'une ou l'autre, ijuelquefois dans plusieurs îles pièces qui composent la charrue. Ces instruments se classa m eu Jeux grandes divisions : 1" Les araires (lig. 1) ou charrues sans avant-train ;

Fif. 1.',— Araire écoasalj.

2" Les charrues (fin 2) a avant-train.

Chacune de ces deux espèces de charrues a ses partisans, comme chacune a ses av-arilases cl ses inconvénients.

L'araire esl la plus simple el la plus ancienne des charrues; on s'en serl encore dans une grande partie de la France, oii les labours s'exécutent avec une force de tirage 1res modérée ; mais ces labours son! on général extrêmement imparfaits parce que, dans le travail opéré par l'araire, un soc très étroit, au lieu d'ouvrir un sillon, trace seulement sur le sol une pelito rigole, en rejetant la lerre qui en sort sur celle qui n'est ni déplacée ni remuée; de «rte que la surface de la lerre ne se trouve réellement entamée qu'eu partie.

L'araire esl plus légère et coule moins cher, mais elle exiRC plus d'habileté, plus d'habitude de la part du laboureur.

Les labours qu'on exécute à l'aide de la charrue à avanltrain sont beaucoup plus salisfaisnnls. La charrue à avanltrain, une fois l'aie réglé, marche mieux et pour ainsi dire seule, et elle fait l'on vraire plus régulier, plus parfait; mais l'avunt-train ajoute nu tirage son poids et ses froiloiuenls, du resie peu considérables.

Il serait très difficile d'indiquer toutes les transformations OU modificalions apporlées aux charrues, encore plus d'indiquer la meilleure de toutes. Toute charrue bien faite et construite d'après les lois de la mécanique, est bonne en soi et peut être appliquée h telle ou telle localité; l'expérience du terrain, des hommes et de l'espèce d'animal d'attelage, peuvent seuls délormiuer la préférence-, cependant quelquesunes ont plus paniculièremenl fixé l'allenlion des cultivateurs, ce sont ; la cliarnie Douibasle, la charrue Armelin, les Charrues anglaises ii"l buvard ou de Dru y, par exemple.

Ces instrumenis sent exreilenis et font" un excellent travail.

Dans In praliqoe. les labours purieni plusieurs noms, suivant qu'ils ii'laqucnt plu; on moins profi-mlenient le sol.

Ainsi, par exemple, on appelle Oi-ci-tn'inoiji un labour qui suit immédiatement une récolle, afin de ia rompre el de nellojer la [erre des mauvaises herbes.

Ou appelle diifniicrmeiil un labour qui a pour but d'atteindre le sol plus profondément que la charrue ordinaire et de pénétrer le sous-sol.

Les labours superficiels varieiil île a à 8 centimètres; on emploie les charrues ordinaires ou bien des instruments ilonl nous parlerons plus loin, el qui porlenl le nom de déchaumeurs. polysors. extirpaleiirs ml sranlicalours.

Quant aux labours de d foneriiieut. ils se font de différentes manières, suivant qu'on veut r,. mener le suiis-sol à la surface ou seulement l'ameublir eu le lu ssani en place

Pour ramener le sous-sol à la surface, ou se sert de la

charrue Armelin, an d'une charrue dèfonceose (fig. 3) ; c'est

un iuslrumenl plus énergique et d'une action plus puissante que la charrue ordinaire: dans les défrichements en Algérie, la charrue Armelin, conslruile très solidement, peut rendre de très bons services; son prix varie, suivant la force, de :)0 fr. à 60 fr. La charrue de défrichement pour quatre chevaux ne se venu que 70 fr.

S'il s'aRit au contraire d'ameublir le sons-sol sans le ramener a la surface, on fait usaee d'une charrue fouitteuse ou sous-sol {fig. i), qui n'est qu'une charrue ordinaire, dépour-

vue de contre et déversoir, et jrarnic d'un soc en fer de lance qui remue la terre sans la déplacer.

Les charrues sou; -sol les plus rerommamlnbles sont celle de Bead, celle d'Ikuvar'd. ilmit la puissance est remarquable, celle de Beaulock, enfin celle de Bail, qui n l'avantage dans certains cas :1e pouvoir servir de charrue uni maire.

La charrue ordinaire dépourvue de son eoulre et de son

sol. et dispense d'avoir cet inslrnmenl. I n charrue (Iricnon, entre nu'res, a éle pourvue par M. Bella d'un sçc fouilleur, qui dispense parfaitement d'avoir une charrue sous-sol; elhr n'exige qu'un seul conducteur et fonctionne bien.

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