CHAPITRE IV
ï.c bétail.
. Nourris -les beMiatix de plusieurs es] Tend pas, l'aiiite li: lera de i' arpent. »
Ainsi revient sans cesse Jacques liujauli dans ses conseils aux -cul li valeurs. On ne saurai!, sans daneer, en effet, s'écar- 1er de ce principe que, sans bêlai), la terre s'épuise cl ne produit plus de quoi rouvrir les frais que l'on fait pour l'exploiter. La imiliiplkaiion du oriail es: à la lois la cause, l'effet et l'indice de la plus ennuie prospérile l'a,:ïioi:!lure. de même que l'entretien (Ses prairies naturelles, l'extension donnée aux prairies aiiiiiciellcs , et lu culture îles plantes fourra^ries qui lailliplieui les ljt?sii;inx, l'entrais et la récolte, sont le seul et véritable fu m! em eut de tout bon système d' agriculture.
Le bétail intéresse donc, cl mérite toute l'attention du cultivateur, autant comme proiluriion ([un comme élément de production. (JuaiH aux répies urral os qu'on peut appliquer au gouvernement iln hriail. dessein simples. )Je mémo qu'il est dangereux d'avoir plus île ierres qu'on ne peut en bien fumer; et bien cultiver, il faul n'avoir do bétail que ce qu'on
les moutons, pour les Arabes, bans le Sabara. où les peuples sont plus particulièrement pasteurs, les chevaux, les chameaux et les moulons doimuen! ; les ba'ul's, les unes et les
mulets se
lires montagneuses du Tell, dont les habitants sont plutôt agriculteurs.
Quant aux Européens, ir. n i n =■ le rlnmeavi, ils possèdent en général le mémo bétail que les indigènes; ils l'ont seulement complété par l'adjonction d'animaux d'espèce porcine et par quelques-uns des oiseaux île basse-cou;' existant dans les exploitations rurales de France.
5 11. — L« Onmnn.
ix nomades tes services les lOnne autant que telle du bcei 10 qualité supérieure à coin fabrique des nssus unpen;na
es mi !ment
tance sous le climat d'Afrique ; c'est pourquoi il ne nous parait pas inutile de résumer les caractères dislinclifs des
La race du Tri! est d'une' i;r Ile très élevée, le corps Tûhimineux, la téte forle, le clnir.irein busqué, lecou très pros; la bosse graisseuse du dos est Iris développée et entourée de longs poils; la croupe est étroite et pointue, les épaules hautes et fortes, la poitrine impie, le rentre volumineux, les membres pros. liants et forts; les jambes, les avant bras, les épaules et l'extrémité supérieure de l'encolure garnis do longs poils de couleur ordinairement brune.; la peau est très épaisse.
Le chameau a un pas lent et très allongé, il en est do mémo du trot, que cependant un cheval aurait peiacà suivre
Celle ru.
Arabes du
tenlenl d'une ou deux poignées de dalks, peuvent rester cinq ou six jours suns boire, et foui à leur allure cinquante ou soixante lieues entre le lever el le courtier du soleil.
C'est grâce a celle rare remarquable, que nous pourrons traverser le Saiurn cl aller, un jour, échanger nos produits contre coux du Soudan. A ce noint de vue, 611 ne saurait les négliger.
Mais si nous avons en Algérie de remarquai) tes chevaux de selle, nous ne possédons point de nice propre aux besoins agricoles; nous n'avons ni chevaux de trniis, ni vrais chevaux de ililigonees.
Les Arabes n'eiuploiniil J.'urre les chevaux aux travaux de la terre, et les colon; suivent huir cm-ili p::?. l'.n général pour les travaux do labour le bœuf est préférable, mais pour les
charrois, les hersages citant d'antres travaux, les chevaux donnent des résultats plus satisfaisants.
Pourra-L-oii, sans acclimater îles races étrangères, cl surtout sans faire de croisement, — ce qui donne toujours un détestable résultai. — arriver ;i po~>[ iloi' mie race de chevaux qui possédera iculcs les qualité-; coinises pour un hou service agricole : C'est là une question qui n'est pas résolue.
Le général Damnas a l'espoir è';;'te:m!re ce hiit. « Los cultivateurs algériens, dit-il , fout venir de France et de l'étranger, el à grandi Irais, de--, iv; c; lin ■ i >■ 1 1 ; ■ ~ jin a':-:
nos colons, à doter l'Algérie d'une espèce <|ui ne le céderait en rien ii nos clioi'aux perrliecms, dont laréputalion est si bien établie. »
Dans un rapport adressé à la Société impériale d'Acclimalation, M. Richard (du Cantal) s'exprime ainsi sur le mémo sujet: ■ La science, .qui nous ensemne l'art de modifier les races suivant les besoins delà consommation, faci filera- t-cllo un jour àl'agrieullurc algérienne les moyens de (aire, comme en France, des races propres à tous les services? C'est là une question que je ne saurais résoudre sans éludes expériraeniales; la pratique seule, érlairée par la science que notre Société cherche à répandre, pourra faire porter un jugement fondé fur ce poinl d'économie rurale en Algérie. Si par des études bien dirigea, la Société d'Acclimatation pouvait un jour concourir à doter l'Algérie de chevaux et de mulets de Irait, ce serait l'un îles services les plus importants qu'elle pût rendre a l'apiculture algérienne, à son industrie et à son commerce. »
L'Arabe ne se serl jamais une m's dmvuix les plus vieus
la race, au point de vue de l'a^cimil'ure, doit donc être l'œuvre des colons, el ils doivent surtout en chercher les éléments dans la race arabe.
En terminant ce chapitre, nous rappellerons du reste les principes généraux sur lesquels reposent [ amélioration el le perte et ion ne me M des races.
g IV, — L'Ane.
Les fines sont d une grande ressource en Algérie, ot rendent de 1res grands services aux Iml mènes ci aux Européens;
il en exislu deux races, l'une Je taille moyenne ou élevée, l'autre pelile.
La grande rare, qui est la meilleure, os! aussi la plus rare ; elle se trouve ilaii.s les IriSms .le l'intérieur; ses caractères, d'après un vétérinaire rjni a étudié avec beaucoup de soin les animaux domrs! hmes ■ 1 r» i'Ak-érie. sont : huile movenne
épaules furies ; ventre rond; croupe 1 ai et épais; paturons un peu droits ; pieds poils longs cl gros, de couleur ordinal r Lapelherace est lapins commune ;
qui rendraient de précieux services dan:
pourrait se défaire avec bénéfieo pour 1
2 VI. — L'MptM boiiot.
Parmi les animaux dor.iest'qiïes. i'csnéce bovine est, avec l'espèce ovine, ee qui doit plus- parLÏcuiiè-ri'mcnt nous occuper sons le rapport de l'agriculture.
Comme toutes les ni.'"; du midi, l'espèce lioviuc en Alitérie est petite, mais robuste . vive ei remarquable comme formes. En l'examinant avi-i- al'emion, un lai recormai! Ions les indices d'une grande [ariii'é.'i prendre la.rraisse : jamlxv
rarique lits dévciuppi et poil iui.-arU , peau line. Lous le.-; caractères enfin d'une «ptiird;: v- j . i : : " ■ U 1 [)■ ai' l'cn-russoiueul; comme Pmtes [es ré. es lit pcti.c taille, la chair en es! unerl lie i.ivmièn; qualilé.
ri exisie, .lu reste, deux rates en Algérie, Tune des montagnes, l'autre des plaines.
Celle ries moma.cnes s-:,: :ré.- petite el demande de grandes
ci, en «tuerai, ne cous-ne:;! I ap:.:m!e latliero que peinant le Irm, s qu ■ des nourr isseni le veau.
La rare des plaines, an roniraire. mérite de liuv l'attention; elle es; de taille moyenne j 1,1 :i;Wi 4ii) .'".'aie aa\ races du Haine ou Kt.maise : nom- aruns d.j;i;ié pks haut ses caractères principaux ; les vaches apparie i! a cette face ont les
mamelles développiies, ks travons «rus ei lu .i;js, les veines mammaires apparentes et fortes; 'quanti elles sont hîen nourries, elles donnent, par jour, l'e '■> il N el 0 litres de lait
Les indigènes n'ont aucun sum rie leurs l isiUmx; non seulement ils les abandonnent toute l'année aux intempéries des saisons, aux tories chaleurs du jour, au* fraîcheurs des nuits, mais encore pendant ou quatre :..uis de l'année,
pendant l'été, ils ne leur ilonec.nl qu'une quantité insulli-
e s'accroître et m; développer lorsqu'elle ne sera ainsi dire, abandonnée a elle-utémo, et qu'au ennultivateur européen la soumettra à des appai/oillc-
, lorsque les élève; si
Voici, d'après les hommes les plus nuupéleiits, MM. Loilicu île l'Iouvain, Jourdjer, etc. . les carneléres cl signes pnriîcn— liers que pri'-scnliî. sans eveepiion annutc. loulo vache bonne laitière par excellente : nous les i.'iiipmiitujis au Moniteur des Comices, d'août 183(5.
Téte tris accentuée, comme celle ries clievnus de sang, sèche, îi'i'ciivi'ric iiV peau très Que; yeux saillanls; trois
8" Au-dessus de lit paupière supérieure (ce qu'on appelle les salières chez le cheval):
è" An-dessous île la paupière i!ilerii'n: : c. le laimic'.
Tulit.ï ou ci: :■■>,! liés mobile, c'est-à-dire non adhérent à la partie sous-jaccnle.
Coumîs minées, cllilées pointues ir légèrement aplaties, claires, luisantes ei de li'\;ure très line.
Oueiu.f.s unes, transparents, iaunà ;rsu l'iiiféricnr comme si elles étaient recouvertes d'une couche de son OU de petites
F.WftiK sons- pectoral très développé, mince, souple.
PoiTntSË étroite, courlo. sciehhiit de l'aruMé insull'santc peur la lunilion respiral ni rc. wii.jIi'ï- derrière les épaules.
îiiiiHS Lri'S lonîis. pnVcnianl des creux iideryerlcbraux profonds. Plus Ses reins sont larges, plus la durée de la lactation
doIgL^u-dessi'is 1 ! n : s .' ; èmonts VœHJe')
le corde butyreuse.
Ventre Irisions, tn svoiiiiiiiiiiaix. privianl. vcaclti, comme ou dit.
HuiCHKS larges, indices certains de la durée du lr.il et de la quantité.
Choupe torle donnant aussi la mesure do la durée el de la quantité.
Quel-!; 1res line elnon conique à lu base. iK'ilon.ïue, tombant le plus pris île terre possible. De la hase i!e la queue pari un repli de peau lar.ue el lédie Je chaque eùlé qui va rejoindre la pointu de ri-rhioii. Uualid line vache est sur le point île vêler, celle espèce de rorde se détend, el ou dit que la vache se casse ou <■.■■■( c<i;<xn'. Une queue grosse et conique à sa hase, caracli'risr une bêle de boucherie.
Veikes généralement irè- appareiller ; celles des mamelles se terminent en avani par nu iruu dans lequel il doil sembler que le doigt va s'enfoncer (les fontaines).
oreilles; marque? du ?ysièuie (im'nmi U:en franches. Ombilic ayant un L-i aed repli cutané.
Les signes découverts par M. Gtiénon, ne doivent pas être négligés pour reconnaître les meilleures vaches laitières.
Le système Guénou repose sur celle observation laiie, que le pis des vaches hiilières, ainsi que les parties voisines 'du pis, en allanl vers la queue, saut couveries de petits poils
qu'il se rencontre en dessous el. sur le ée.;i> :v du pis de petits orales tissez l'éinhcrs. [ormes de poils couchésde h. ml en lias, on devait les considérer cainine des signes certains
ni trop iutci'i'oi:i: us, on a. alla ire à une radie lai Itère ordinaire. A
Une dernière observation a été faite par M. Guémffi : uuaml
que M:;- les adulies ; l'animal vii'ni au monde arec les marques qui servent à reeoiinaître sa bonne ou sa mauvaise nuturc; il y a donc lieu d'examiner la génisse loule jeune el, au lieu do la vcinJr-f ai! boucher, l'élever avec soin quand elle s'annonce bonne laitière.
51. Guijnon a fait les mémos observations sur les taureaux, chez lesquels on rclroiivc. suivant la qr.alilé. :,- L iûi':ïi<; dïeii?sons qui afi'cele le méiac dessin que ctlui îles vaches; i|uami ce.; caractères simiI Lleuliij.k's àceax des excellentes laitières, ils dénotent que les i'e|M'odi:e,eiirs li'aiisiaeilrant à leurs ileseen ian;.i les i|:ul;l>s n.'-cessaires pour donner du lait en abondance et lie première qualité.
La forme ■■ - : mis esl seulemenl moins étendue dans se- i -n ti i !■;: ihi-zîe iaureau que chez la vache.
La partie sîir laquelle se remarque l'éeusson doit être fine et recouverte d'un poil court et soyeux ou cotonneux et plutôt raie que fourré.
I.a couleur de l'éeusson doit être d'une teinte jaunâtre, veloutée et nnanr.' e .'.mime peur l;'s -, aoiie? -.lis premier ordre; e.i;;n lis [leiiiniii-'s lermiques qui s'en détachent doivent
ment île la vendre et de la remplacer par une autre. On reconnaît qu'une vaclic a sepi ans, dés qu'elle porte quatre bourrelets ou couronnes à la hase des cornes.
races ovines pr^;-[i."' r'-;i! a a\ lans im cnial sec. et chaud que dans un climat lmr.ii.le et froid ; de même que pour nourriture ces animaux se ciniietiknt parfailemont de fourrages secs; enlin. des fourrages venus dans les terra i]:-, salins, comme il s'en rem-ontre heauainn en Algérie, renferment des qualités précieuses pour l'alimentation des races ovines; aussi les troupeaux des hètes à laine souffrent-ils moins que ceux des bêles à cernes. Cependant faille de soins, faute (i'afcri, surloet pembin: 1 hiver ona à déplorer chaque année des pertes considérables.
La race mérinos, si recherchée pour la finesse de sa toison, esL originaire du nord de l'Afrique et a été introduite en Espagne au m e siècle par !e maure Ben Zeragh. Soignée avec intefiigenceellcn'a fiiU que s'amélinrer en Europe, tandis qu'en
Afri|.i£< .-11.' 1 ■■i.lilni' II. Ll. 01 .1- (-fi «>|-Cli')llil. fil -litui-
nanl les individus qui comptent les troupeaux arabes, on retrouve encore des sujets qui présentent tous les caractères de la race mérinos pun.' : >:es caractères sont :
Taille petite ou moyenne, tète assez forte, corn âge simple ; les cornes très grosses, liés contournées et serrées contre l'encolure, au point de liïesser ou gêner quelquefois les animaux-, front iar;;c cl plut: elumiïcin à peine busqué a son extrémité; encolure courte et ronde; dos, reins et croupe sur lamente ligru-, la dernière de ce- ivsions un peu oblique; queue médiocre ou ordinaire : épaules, ventre et cuisses arrondis ; jambes courtes et assez grosses. Laine fine, souple, tortillée, très élastique et fortement imprégnée de suint.
Celte race présente les caractères de la race mérinos, mais ces animaux ne les possèdent qu'à un degré variable do perfection. Aussi le cultivateur devra-l-il choisir avec soin pour former les éléments reproducteurs de son troupeau.
Il existe chez les Ouled-.Yaïl, au désert d'Angad, snr les hauts plateaux et dans les plaines qui bordent le Sahara, de beaux troupeaux de moutons appartenant ù une autre race qui présente beaucoup do ressemblance avec la race anglaise de Dishley pour le lainage, le volume, son développement rapide et lalinesse de sesmembres. Celte race,àlaine longue, polycorncelàgrosse queue se reconnaîtfacilement aux caractères suivants:
'Faille moyenne on peu élevée; léte forlc, chanfrein tré3 busqué; bout du ne/, gros-, deux, qualre, six et quelquefois Lu il uonics ia i'lu|ii;i nidiuitnlaires : il n'y en a que deux ou qualrequisont fortes; dans ce cas, celles du coté de latéle sont contournées, les autres, situées au sommet, sont droites ou légèrement courbées. Le corps est long et rond, le dos, les reins et la croupe sont sur la même ligne; le poitrail est large, les épaules, la poitrine, le ventre et les cuisses arrondis; les membres fins et peu élevés. La queue est grosse et tombe presque à terre; elle offre à sa base le renflement graisseux des races à queue grosse ou do Barbarie, mais cette pelote n'afieinijamais, que nous sachions, sept ou huit kilogrammes; tout au plus, en pése-t-elle deux citez les animaux les plus gros.
La laine est très longue, droite, épaisse, très Manche, et privée de suint.
Les animaux atteignent prtunptement leur entier développement; à dix-huit mois ordinairement il est complet.
Ccllo race est précieuse pour ia production de fa viande,
etle n'a pas besoin d'être améliorée; elle no domando qu'à fitrc bien entretenue, bien nourrie cl bien, soignée pour donner û'excollonls produits.
S VIII. — Les Cliëvr».
Los indigènes et les colons possèdent une assez grande quantité de 'chèvres: il' une pari les nu is bovines fournissent peu do lait; de l'autre, les tribus nomades ne pouvant tenir de gros bétail, c'est a la race caprine que l'Arabe deraando le lait nécessaire h la consommation journalière, consommation assez grande tant en fromage et beurre que comme boisson rafraîchissante, saine et de première nécessite dans le désert OÙ l'eau est rare, *al<; cl malsaine. Par une nourriture plus abondante el mieux choisie on pourrait amener la race des chèvres bédouines i produire lail en plus grande abondance, car elles sont en l- encrai, assez bien conformées et leur pis volumineux dénote une aptitude iaclifèru ; mais dans l'èlat actuel, mêlées aux troupeaux de moulons, paria, géant los mêmes misères el les mêmes privations, il est encore Étonnant qu'elles aient aussi bien résisté à loutes ces influences et puissent encore rendre des services.
Ce n'est pas, du reste, la race bédouine que nous recommandons aux colons; leurs besoins sont plus considérables que ceux des indigènes, et il leurfautune race caprine douée de plus grande? propriétés lac-Libres : aussi presque partout a-ton substitue à la raco indigène les races maltaise et
^La^aco maltaise, dit M. Mercier dans une notice sur les races d'animaux domestiques on Algérie, a laquelle nous avons fait de nombreux emprunt^ rp;e nou* sommes heureux de reconnaître, la race maltaise est peut-être la plus précieuse qui existe sur le globe pour la production du lait; cllu a pour caractères : une taille moyenne, le corps volumineux, la tfito aplatie sur les cotés, vy-.tivni )>n>:n- de cames; le ne/, fin; l'encolure est courlo el grosse, le poitrail large, les épaules rondes, la poitrine amj.le, le maire gros, les fesses fortes, les jambes courtes ot grosses, les poils très longs, la mamelles très vùhur.iivusni U m liant presque pisquà terri-.
Celte race est très répandue dans les provinces d'Alger ot de Gonstantine, et il n'est pas rai e rc rencontrer des individus produisant cinq el six litres de lait par jour.
La race espagnole, s lu; répandue dans :.s provinco d'Oran, est supérieure à la race bédouine, mais inférieure à la race maltaise.
Ces doux races sont complètement acclimatées sur le liiio.ral, la chèvre maltaise avant notre occupation, la chèvre eipagnole depuis seulement; imite il e*l douteux que sou-
mises an même traitement que les bûtes indigènes, elles puissent résister aux privations sans perdre lo3 qualités laitières qu'elles possèdent.
î IX. — Les porca.
De tous les animaux domestiques, c'est le pore qui est le moins répandu; les Européens seuls en élèvent, lesindigènes n'en possèdent aucun, le Koran leur détendant l'usage de !a viande de cet animal.
L'élevé du porc cependant ne doit pas être négligé, De 1 cmis U'f. nnimiuix (loniestinne.-, '"V-l ce] ni l'apporte le plus et coûte lo moins d'entre lien ; c'est aussi de tous les animaux r.T lui f[ui s'aediiiiule lemii.'i].\ sons !ou;e.i 1rs latitudes; l'essentiel pour le ctilli valeur, «'est de faire un bon choix dans les races à introduire. La France n'a rien à fournir à l'Algérie sous ce rapport, car toute la race porcine de la métropole est à refaire. C'est à l'étranger, c'est en Angleterre, par exemple, avec sa race si recherchée de Hampshire, que les colons devront s'approvisionner de reproducteurs jusqu'à ce qu'ils soient parvenus à se créer une ruée propre.
| X.— U volatil*
Nous avons peu de chose à dire des oiseaux de basse-cour, La poule bédouine ou de race indigène est de médiocre
qualité, petite, mauvaise pondeuse, et d'une chair sans
saveur.
Plusieurs races gallincs ont élé importées, entre aulres les races sarde et espagnole, toutes deux de bonne nature, bonnes pondeuses et d'une taille assezgrandc. La race bralimnpooira, prodigieuse pondeuse en tout temps, bonne couveuse, et dont la chair esl assez benne, pourrait sans aucun doute, s'acclimater parfaitement en Algérie.
Les olcsetcanan'.s s'élèveiii. iri;s bien en Algérie; la pouledinde demande de grands soins et ne réussit pas toujours; l'époque où cet oiseau prend lo rouge lui esl souvent fatale.
Tous ces oiseaux domestiques sont d'importation européenne et leur éducation est encore tout entière entre les mains des Européens; les produiront d'un placement facile el avantageux ; cependant ne conseillons pas d'étendre outre mesure réilucalion de la volaille; elle coule en général plus qu'elle ne rapporte. Il n'y a, dans une exploitation agricole, de profils dans l'élève de la volaille, qu'à la condition de la laisser en liberté e lien: lier sa nourri lu re dans les cours et sur les fumiers; ce qui présente, plus d'inconvénients encore quo d'avantages.
§ XI. — Améliorations et perlcctionocroBUts.
En général, les animaux domestiques de l'Algérie demandent ii Être pcrTeclionnùs, comme nous l'avons vu. L'administration a pris dilï;j rentes mesures pu uf ni teindre ce but, les Arabes ayant laissé péricliter toutes les races qu'ils avaient entre leurs mains-. Ils chevaux eux-mêmes, qu'ils affectionnent, cependant, d'une façon toute particulière, n'ont pas échappé à cette régie srénérale, et dans un travail publié sur les établissements hippiques ri'AS.ïéne. nous trouvons que, sur 140 ou 130,000 chevaux qui avaient été resonnus en Algérie , il y avait seulement (il ,000 juments adultes reconnues tonnes à la reproduction et 2,000 élalons désignés comme possédant Jcs qualités e^oolii Nus du bons reproducteurs. ■ lu administration drvait, du reslc, se préoccuper des ressources que l'Azérie pourrait oli'nr pour perfectionner l'espèce chevaline comme propre au service des armées. Un système de haras et de deuils d'éi;dons proposé par le général Damnas a été adopté ci. parait appelé k amener de bons résultats au point de vue du perfectionnement et de la multiplication des chevaux de guerre. Quant à l'élève du cheval de trait, aux mesures à prendre pour arriver a a création de cette race, elle a été laisse jusqu'il présent a l initiative des colons : la race des chevaux du Chelit, la plus forte de 1 Algérie, avec des soins intelligents etun choix habile dereproducteurs peut en fournir le' élément*.
Des baudets reproducteurs, du Poilon et dLspagne, ont de achetés par l'administration et placés dans les dépôts d élalons, afin de favoriser le perfectionnement de la race asine et mulassière. .
Plusieurs colon- ont tenté : niivodueiion de mets buvmei exotiques; plusieurs essais ont été malheureux; cependant quelques vaches hreSOmies ainsi que des vaches million nuises se sont bien acclimatées et ont conservé leurs aptitudes laclifères; mais ces individus n'ont pu s'acclimater qu'en prenant la précaution de les nourrir à f'établc et de les entourer rie beaucoup de soins; si on les traite comme les animaux du pays, si on les envoie an pfii.ni'a-.'c, ils se l'ont difficilement au climat et le plus souvent ils ne résistent pas à son inlluence.
Nous avons vu dans les concours de bons résultats obtenus sur la race indigène, â l'aide d'une alimeulnlion abondante et soutenue, d'une stabulalion intelligente. Les expositions ont souvent démontré ce qu'on pouvait obtenir en suivant cette voie. « Parmi les échantillons présentés, lisons-nous dans un rapport du jurv, on admirait un taureau do la race indigène pure, rachetant sa petite taille par des formes irré-
prochablcs, et une vache dont le produit était de douze litres par jour. »
La régénération do la race ovine a fixé tout particulièrement rétention de l'administration.
Une commission, nommée par le ministre de la guerre, a formulé les principales mesures à prendre pour améliorer la race ovine ; elles se bornent à prescrire tout le contraire de ce que les indigènes ont fait jusqu'à ce jour. L'Arabe n'apporte aucun soin au choix de ses béliers, la monto est libre, et toute l'aimée le- béliers restent mêlés aux brebis. Il n'y a pas d'élève; les jeunes bêtes sont livrées à tous les hasards d'une vie nomade, de même que l'entretien des animaux de tout âge est nul; chaleurs et pluies, ils doivent tout supporter ou périr. Le perfectionnement des races par elles-mêmes demande du temps, mais les résultats sont certains; pour y arriver, il suffit de faire un choix parmi les variétés mêlées aujourd'hui : séparer les bêtes qui réunissent tous les caractères des moulons mérinos; choisir les espèces qui peuvent produire des laines courtes et ondulées, ainsi que celles qui donnent des laines longues et droites ; en former des troupeaux distincts; châtrer les mâles impropres à la reproduction ou inutiles; uo conserver que cinq ou six béliers pour cent brebis, mais ein:i on six béliers dmisis parmi les plus beaux; réformer les brebis vieilles ou celles dont la laine est de qualité médiocre, et ne livrer à la boucherie que les animaux réformés ou châlrés; enfin no pratiquer la tonte qu'au printemps, et rejeter le couteau et la faucille qu'emploient Ses Arabes, pour ne se servir que de ciseaux, ou mieux de forces.
D'après l'avis de la commission, l'application de ces mesures devait amener un résultat qu'on pourrait hâter en y joignant lu régénération des races au moyen des croisements.
Par les soins de l'autorité locale, un troupeau modèle fut formé à El-AghouiiL; des béliers provenant de la bergerie impériale <le Rambouillet lurent mis par l'Empereur à la disposition de l'administration. tlede leuialive n'eut pas les résultats qu'on en espérait.; transportes brusquement dans le sud, la plupart des béliers périrent après avoir monté un petit nombre de brebis. Placé depuis dans de meilleures conditions le tronponu est auimn-J'imi eu voie de prospérité.
Du reste, de l'insuccès du iiuujlmli U'Sûl-Adiouat, il n aurait pas fallu conclure â l'impossibilité d'importer des béliers mérinos eu Algérie. Longtemps avant la tentative faite par l'administration, M. Du Pré de Sainl-Maur avait pris l'initiative de l'amélioration des races ovines et importe do magnifiques reproducteurs qui, placés dans de bonnes conditions d'abri et do nourriture, ont prospéré et donné des résultats remarquables. Indigènes ou colons peuvent dès aujourd'hui
tronvcr fi la Terme il'Arlinl, parmi les troupeaux modèles de M. Du Pré de Sahd.-aiaur. des reproducteurs du eboix pour améliorer leurs troupeaux.
Telles sont les I > ■ d ! ;l -. L v : s fuies pour l'amélioration îles animaux domestiquei, [on Algérie; il nous reste, pour lerminer ci; cbapilrc, à poser les règles qui nous paraissent les pins justes el les mieux fondées pour atteindre le but quu doit sa proposer lout éleveur.
Les Anglais oiii depuis moins d'un siècle, d'immenses progrès dans lii production du bétail, et en Algérie aussi Lien qu'en Europe., il y a tout inleréi à mmdier sur leurs traces. I'our arriver :tti mémo point, ii fanl doue s'attacher au* principes qui otd éludé les Anglais, bien plus qu'aux résultats qu'ils ou! obtenus, dam îles enn Niions bien durèrent es de celles da l'Alf-'éri"-, il faut le reconnaître.
Voici, d'après l'habile directeur de Grifrnon, M. Belln, les principes qui ont prévalu auprès des éducateurs distingues ite lu Grande -Dre la^nc.
t a Toutes Innws ne cotivirt\nr,tl }ws rt/niement A tontes les tocalïït's et t'i tous les susli-hies eultiiriimr.
Eu effet, si par exemple. 1rs conditions nouvelle* dans lesquelles vues placez le hélail seul moins favorables que eolb-.danslesquetlo.-ce bétail a été créé, el. qui sont devenues nécessaires ;'i s ireeni^tion, le chance m eut devra se traduire en souffrance, on maladie el. ea décénèralion. Il faut demr, à moins que l'on ne veuille améliorer la culture, 1 ni parler les races de pins moins n e[ies que de pays plus nelies. C'est pourquoi tous les essais d'iinporlalious, en Algérie, do races françaises au autres uni si mal réussi.
2" Les p^S grands nnl^ui^r. ne sont mie: ■ •.<■■!:, :iî',: -m les plùtt>>-a/>.h-<i< ; :i.r /<»<'.■■ ''< : o' ' '■<<' ' ' F"""' /'"'■' :/)'f"^''i!C.
Ce principe, posé par un disciple do llakrwel. le célèbre C,ullev l'si e"néraleiueii! a.leplé uiiimird'hui, et presque toutes les rae.es porferl ion nées de l'Anuleterre seul plus petites que les ancienne? ruées dont elles sont -orties.
3° C'est pur lu- Ifivtfu: <n.ie l'un fuit I" brtnil : l'ttbimilmicpd'aliinehts substantiels- est l'uni' des f«« qui modifient le plus puissamment les ornants des aiuinmiï.
.\ v , v i| !M , pi,.;,,, iiii^iruliili. n. il sol!i! i!o tirs peu e.e : ■ ■ne-
raiionspeair nwditier crandemou! le bétail. I,;i taille s'élève, les [ormes pi'euuetd du développement et les races acquièrent plus d'aptitude à l'engraissement.
i° Le pareil pmluit te paml.
Ce principe, Hkr 0r. r . Iike, ainsi que les Anglais le formulent, est admis ^ènéndemeut ; eepemlan! les éleveurs ne s'attardent toujours pas avee esse:', de soin à écarter de leurs troupeaux les. ' reproducteurs qui doivent Iranstnclire dus défauts à leurs descendants,
,° De lovs 1rs tystim int e '
rpmhictïon, eehn qui cùtulull ri le tyttbme m ura s.tstn Ufll
'en Anclcierre, dit M. Belln, trois systèmes dé ■ n ■ 1" le < vléuio f -h nwl in i en dedans), qui consiste ^(réparent*, c'est le système de la eonsimguisUtme intlw mm? qui consiste a repro- (hure iTii- animaux de même race, mais im c<.>^an.; ; i!in=, tfMt lfl système de /■opiMmffnHfrtt; le ^lém- -If- croiçe ; ments par lequel in reproduit, au moyen d animaux ni
tères'dei ascendants. Il «liminne aussi lagrossear r r» os. ina« il a ,ri m „. L :„sr. iïK,-,w.-r,iciit>.iii]]ef"iil aujour.1 h a\ ï eponsser oar la plupart des éleveurs. Il diminue considérablement laviracurde tempérament des animaux et produit rapidement d„v certaines espèces, surtout cher, les porcs, des maiadieselun abâtardissement complet. Les nnimanxamsi produits sont plus délicats, résistent mat aux intempéries et aux causes morbides; ils se nourrissent mal et donnent demolndres produits. , . ,,
L'amwreillment. Le deuxième système, m the snme au contraire a donné des résultats généralement satisfaisants : il laisw. ans races leur caractère propre, qui se fixe moin; vile mais plus sûrement que quand on emploie le -virile précédent: 11 a des résultats plus lents, mais plus (vi lain - ai'^ie.-L-il iiniivr-eilemenl employé en Angleterre.
Cruisoiit'uts. — ].<' ha.i.i.ime svstéme, très en faveur tant en France qu'en Algérie, a bien l'avantage d améliorer promptement tes animaux et d'éviter les conséquences funestes auxquelles on arriverait, quand on choisit mal la race à importer dans une localité, mais il produit plusieurs fâcheux effets qu'il impoiio do faire ressortir.
l'e svslèmc ne produit pas des résultats uniformes et homogènes : souvent Peiifanl emprunte à sa mère la conformation do l' avant-main, et au père celle de l' arriére- m ai n ; on a donc un animal décousu.
Un premier produit tient beaucoup du père, et un deuxième complètement de la mère, et on a des frères dissemblables.
Il arrive quelquefois que la dépendance conserve les défauts de la mère, sans acquérir les i|iialités du père.
Enfin, on a vu surgir de ces croisements, des bâtards ne possédant ni les caractères du père, ni ceux de la mère,
Les caractères des animaux de croisements sont moins stables, moins permanents que eeus provenant d un autre mode de reproduction, et on est généralement d accord sur
les inconvénients qu'il y a 1 choisir comme étalons des animaux croisés, parce que Its résiliais des p'iiéra lions successives tendent à retourner, les uns vers le type du père, les autres vers le type ue la mère, ou montrent des caractères vicieux que l'on croyait éteints depuis longtemps.
Le système de croisement cmn; des races différentes ne présente de rlnm-e.-s de =ui:ci'-:= qu'alitant que l'on choisit constamment des étalons appartenant au type supérieur et purs do tout mélange de saji.L". e' es 1- à-dire que l'on se rapproche constamment de l'un des types, et que l'on s'écarte de l'autre.
Mais alors le croisement n'est plus un moyeu d'améliorer une race et de lui donner un type moyen entre deux autres;
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snhstituer une autre race améliorée. La question revient donc à celle qui est résolue par le premier principe posé plus haut, concernant la substitution d'une race par une autre.
Les principes que nous venons de reproduire reposent sur la double autorité du directeur de Grignon auquel nous les avons empruntés et de l'expérience que les Anglais en ont faite. C'est en les suivant que les colons algériens pourront améliorer et perfectionner les rares d'animaux domestiques existant en Algérie, races en généra! très remarquables comme nous Tarons dît. mais qui ont dépéri entre les mains des indigbncs, faute de soins et de nourriture.