SECTION PREMIÈRE
DE LA TÊTE ({. 1, p. 206).
L'extrémité céphalique du tronc, composée du crâne et de la face, surmonte le rachis, de manière que, pour l'empêcher de basculer en avant, il faille un effort continuel des muscles de la région cervicale postérieure. L’ovoïde qu'elle représente quand on la suppose séparée du corps, fort irrégulier d’ailleurs, a sa pointe au menton et sa grosse extrémilé en arrière et en haut. L'échancrure profonde de sa région inférieure, remplie par le sommet du rachis et les parties molles du cou, lui donperait plutôt quelque ressemblance avec une cornue, si le front était moins élevé et les angles de la mâchoire moins proéminents en arrière.
Comme son grand diamèfre, étendu de la symphyse du menton au vertex, a une direction très-oblique de haut en bas, et deux fois plus de longueur en avant qu'en arrière, il est tout simple qu’abandonnée à elle-même, la tête retombe toujours du côté du sternum, ainsi qu’on le voit pendant le sommeil, ebez les paralytiques et les vieillards. La même raison fait, qu'obligée de traverser soit un cercle, soit un canal tant soit peu résistant, elle s’y engage à peu près constamment par l’occiput. Cela fait aussi que le contraire arrive dans les chutes d'un peu haut; que la face alors tend à s'éloigner du thorax ; que, sans la volonté du nageur, par exemple, c'est la face qui toucherait l'onde la première, lorsqu'il se jette à l’eau par la tête ; enfin qu’il faut retenir le front, à l’aide de bandages, si on veut prévenir l’inclinaison antérieure du visage, quand il existe une plaie transversale à la nuque.
Le volume de la tête, l'importance des organes qu’elle renferme, la multiplicité des pièces qui la composent, expliquent suffisamment, au surplus, la fréquence de ses affections et le nombre d'opérations qu’on y pratique.