SECTION DEUXIÈME
pu cou (t.1, p. 414).
Partie rétrécie du corps, placée entre la tête et le thorax, le eou varie presque à l'infini pour la longueur, suivant l’embonpoint et la constitution des sujets. Gros et court chez quelquesuns, il est, au contraire, grêle et long chez beaucoup d’autres, Si le premier cas ne tient pas à l’embonpoint seul, il coïncide ordinairement avec la disposition dite apoplectique. Le second se remarque souvent chez ceux qui sont prédisposés à la phthisie. Fortement élargi transversalement en bas pour se continuer avec les épaules, il descend moins, par la même raison, sur la poitrine en arrière qu’en avant ; mais sa portion libre, remontant beaucoup plus loin, à cause de la face, dans le premier sens que dans le second, rétablit ainsi l'équilibre sous ce point de vue. Il n’en résulte pas moins que les lésions du tiers inférieur de sa région antérieure, et du tiers supérieur de sa région postérieure, sont beaucoup plus difficiles à panser au moyen des ban-
DU COU. 171 dages circulaires que sur les points correspondants de la région opposée. Le moelleux de ses contours, dans l’enfance et chez la plupart des jeunes femmes, permet à peine d'en apercevoir les inégalités; tandis que chez l’homme adulte on distingue une série de dépressions et de saillies à la surface. On y trouve en effet une dépression sus-sternale , une dépression thyro-maxillaire ,une dépression sterno-parotidienne, une dépression susclaviculaire, une dépression sterno-cléidienne, une dépression sous-occipitale, une saillie laryngienne, une saillie sterno-mastoïdienne, une saillie trapézoïdienne, etc., qui peuvent toutes servir d'indices dans quelques opérations chirurgicales.